BULLETIN

DU *

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

\

2* Série. - Tome XVII

RÉUNION DES NATURALISTES DU. MUSÉUM N° 1. — Janvier 1945

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 57, RUE CUVIER — P A RIS- V' —

RÉGLEMENT

Le Bulletin du Muséum est réservé à la publication des travaux faits dans les Laboratoires ou à l’aide des Collections du Muséum national d 'Histoire naturelle.

Le nombre des fascicules sera de 6 par an.

Chaque auteur ne pourra fournir plus d’une 1 /2 feuille (8 pages d'im- pression) par fascicule et plus de 2 feuilles (32 pages) pour l’année. Les auteurs sont par conséquent priés dans leur intérêt de fournir des manus- crits aussi courts que possible e.t de grouper les illustrations de manière à occuper la place minima.

Les clichés des figures accompagnant les communications sont à la charge des auteurs ; ils doivent être remis en même temps que le manuscrit, avant la séance ; faute de quoi la publication sera renvoyée au Bulletin suivant.

Les frais de corrections supplémentaires entraînés par les remanie- ments ou par l’état des manuscrits seront à la charge des auteurs.

Il ne sera envoyé qu’une seule épreuve aux auteurs, qui sont priés de la retourner dans les quatre jours. Passé ce délai, l’article sera ajourné à un numéro ultérieur.

Les auteurs reçoivent gratuitement 25 tirés à part de leurs articles. Ils sont priés d’inscrire Sur leur manuscrit le nombre des tirés à part supplé- mentaires qu’ils pourraient désirer (à leurs frais).

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..-TIRAGES A PART ^

Les auteurs ont droit à 25 tirés à part de leurs travaux. Ils peuvent en outre s’en procurer à leurs frais un plus grand nombre, aux conditions suivantes :

(Nouveaux prix pour les tirages à part et à partir du Fascicule n° 4 de 1941 )

25 ex. 50 ex. 100 ex.

4 pages V 57 fr. 50 74 fr. 50 109 Fr.

8 pages 65 fr. 75 89 fr. 75 133 fr. 50

16 pages 79 fr. 112 fr. 175 fr.

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Supplément pour couverture spéciale : 25 ex 18 francs.

par 25 ex. en sus 12 francs.

"Les auteurs qui voudraient avoir de véritables tirages à part brochés au fil, ce qui nécessite une remise sous presse, supporteront les frais de ce travail supplémentaire et sont priés d’indiquer leur désir sur les épreuves.

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BULLETIN

DU

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

BULLETIN

DU

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

2e Série. — Tome XVII

RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM

ANNÉE 19 45

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 57, RUE CUVIER

PARIS-V*

BULLETIN

' DU

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

ANNÉE 1945. — N° 1

346® RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM

25 janvier 1945

PRÉSIDENCE DE M. LE Dr R. JEANNEL

PROFESSEUR AU MUSÉUM

ACTES ADMINISTRATIFS

M. Ch. Boursin, Assistant au Laboratoire d 'Entomologie du Muséum a été révoqué de ses fonctions et privé définitivement de sa bourse du Centre national de la Recherche Scientifique, pour attitude et propos pro-allemands.

Par décision de l'Assemblée des Professeurs du 16 novembre et du 20 décembre 1944, MM. Iablokoff, Méquignon, Ruter, Lucas, Bec- querel et Kopp sont nommés Correspondants du Muséum ; MM. Denis et Jarrige sont nommés Attachés au Muséum.

LISTE des CORRESPONDANTS et ATTACHÉS

DU

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

NOMMÉS EN 1944

CORRESPONDANTS DU MUSÉUM

Iablokoff (à. Kh.), 1, rue René Quinton, Fontainebleau {S. -et-M.), présenté par MM. les Professeurs Humbert et Jeannel.

M. Iablokoff, Docteur de l'Université de Paris, Lauréat de la Société Entomologique de France, est un biologiste et un écologiste dont les tra- vaux intéressent à la fois les botanistes et les entomologistes. Il s’est en particulier attaché à l’étude éthologique de certains Elatérides de la Forêt de Fontainebleau, et à celle des biocénoses propres aux cavités des vieux arbres constituant un milieu très particulier dont il a suivi l’évolution par des méthodes d’une grande précision. Ces recherches offrent un intérêt scientifique incontestable et leurs applications peuvent s’étendre à diverses branches de la sylviculture, de l’arboriculture, etc... II a en outre pris une part très active à l’œuvre de Protection de la Nature en vue de réalisations telles que la constitution de Réserves biologiques. Les relations suivies qu’il a établies avec les Laboratoires de Phanéro- gamie et d’Entomologie le désignent comme candidaW&u titre de Cor- respondant du Muséum.

(H. Humbert).

Méquignon (Auguste), Professeur de Lycée en retraite. 53, avenue de Breteuil, Paris, VIIe, présenté par M. le Professeur Jeannel.

M. Méquignon est un des meilleurs entomologistes actuels, connais- sant admirablement la faune de France. Il est en cela le continuateur de l'œuvre de L. Bedel et de J. Sainte-Claire Deville. Ses publi- cations sont très nombreuses et remarquables par leur exactitude méti- culeuse et leur méthode, autant celles qui traitent de la systématique des Coléoptères que de la biologie.

Modeste et laborieux, fréquentant assidûment le Laboratoire depuis de longues années, M. Méquignon laissera au Muséum des collections précieuses. Le titre de Correspondant du Muséum serait une juste récom- pense des services qu’il a rendus à l’Entomologie.

(R. Jeannel).

Ruter (Gaston), Chef de Bureau au Ministère des Finances; 2, rue Emile Blémont. Paris. 18e, présenté par M. le Professeur Je an- née.

Excellent spécialiste en Coléoptères Curculionides, M. Ruter a fait don au Muséum de matériaux intéressants. Mais surtout, depuis une dizaine d’années, il consacre tout son temps libre à la détermination et au rangement de nos collections. Il a simultanément entrepris le classe- ment de deux familles extrêmement nombreuses et importantes, les Cétonides et les Curculionides. Grâce à lui ces deux familles, qui occupent deux grandes pièces, sont en voie de rangement et le grand service qu’il rend ainsi au Muséum mériterait, à mon avis, qu’il soit nommé Corres- pondant du Muséum.

(R. Jeannel).

Lucas (Daniel), ancien Commandant d’ Artillerie, avocat à la Cour d’ Appel de Poitiers, Le Prieuré, à Anzay, par Fontenay -le-Comte (Vendée), présenté par M. le Professeur Jeannel.

Lépidoptériste réputé, qui a su grouper autour de lui, en Vendée, un cercle d'entomologistes actifs, qui ont réuni d’importantes collections et les tient en liaison avec le Muséum. M. Lucas lui-même possède une des plus belles collections actuelles de Lépidoptères et la léguera au Muséum. Le titre de correspondant lui donnerait une autorité accrue dans le milieu vendéen et aiderait ainsi au rayonnement de notre Muséum.

(R. Jeannel).

Becquerel (Paul), Professeur à la Faculté des Sciences de Poi- tiers, présenté par MM. les Professeurs Humbert et Becquerel»

M. Paul Becquerel, Professeur à la Faculté des Sciences de Poitiers, a depuis longtemps établi des relations étroites avec le Laboratoire de Phanérogamie dans le domaine de l’Anatomie systématique. Un grand nombre de genres et d’espèces appartenant aux familles les plus diverses ont été étudiés à son Laboratoire sur du matériel de l’herbier du Muséum et de nombreux travaux ont été publiés par ses élèves ; diverses ques- tions de classification ont été éclaircies grâce à cette liaison entre les deux services. . Les préparations (coupes) particulièrement intéressantes sont réservées à la collection d’Anatomie systématique du Laboratoire de Phanérogamie.

(H. Humbert).

Kopp (André), Ingénieur agronome, Inspecteur Général d’agri- culture au Ministère des Colonies, présenté par M. le Professeur Chevalier.

M. A. Kopp, Ingénieur agronome, actuellement inspecteur général d’agriculture au Ministère des Colonies, a fait, à sa sortie de l’Institut national agronomique, un stage de trois années (1921-1924) au Labora- toire d 'Agronomie Coloniale (Hautes-Etudes).

Il a rempli ensuite les fonctions de Directeur de la Station agrono- mique de la Guadeloupe de 1924 à 1927. Il est revenu travailler au Labo-

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ratoire pendant les années 1927-1929. Fin 1929, il est parti à l’île de la Réunion comme Directeur de la Station agronomique jusqu’en 1936.

Il a ensuite été nommé Inspecteur d’agriculture et affecté en 1937 comme Chef des Services Agricoles de l’Afrique équatoriale française jusqu’en 1940. Il a organisé dans cette colonie des stations expérimen- tales pour le café, le palmier à huile, le coton.

Mobilisé en 1940 dans l’Armée de Gaulle, il a été de 1940 à 1944, Commandant d’aviation. Il a servi pendant ces quatre années en Afrique Centrale et orientale, en Syrie, en Egypte-Tripoli et Afrique du Nord.

M. Kopp est un excellent correspondant du Laboratoire d’Agronomie coloniale auquel il a envoyé de nombreux documents et échantillons d’étude. Il a en outre collaboré activement à la rédaction de la Revue de Botanique appliquée depuis sa fondation.

(A. Chevalier).

ATTACHÉS AU MUSÉUM

Lepesme (P.), présenté par M. le Professeur Jeannel pour être nommé Attaché au Laboratoire d’Entomologie.

M. Lepesme poursuit des recherches sur différents groupes de Coléop- tères, en particulier les Dermestides et les Cérambycides. Il s’est lancé aussi dans l’étude de la faune des Antilles Françaises.

Depuis deux ans, M. Lepesme fréquente ainsi assidûment le Labo- ratoire d’Entomologie et nous aide dans le rangement des collections, soit dans la besogne ingrate du triage et de la répartition des collections, soit pour le rangement. Grâce à lui, nos collections de Dermestides ont été rangées. La très riche collection de Prioniens (Cerambycides) déjà vue par Lameere, à été revisée par lui et considérablement augmentée par l’incorporation de matériaux nouveaux.

Je propose donc que M. P. Lepesme soit nommé attaché au Labo- ratoire d’Entomologie du Muséum.

(R. Jeannel).

Chartier (Fernand), présenté par M. le Professeur Vayssière, pour être nommé Attaché au Laboratoire d’Entomologie colo- niale agricole.

M. Chartier, Professeur de Sciences naturelles au Lycée Chaptal, 67, boulevard Voltaire, Paris, 11e, est travailleur bénévole au Labora- toire d’Entomologie coloniale depuis plusieurs années. Spécialisé dans l’étude des Aleyrodidae, il a entrepris la constitution d’une collection de ces Insectes en préparations microscopiques, la seule que nous ayons dans notre Etablissement et même en France. En outre, depuis plu- sieurs mois, il apporte son concours au classement méthodique de la Bibliothèque du Laboratoire et des collections de Coccides et d’Aphides.

Dans ces conditions, la proposition d’attribuer à M. Chartier le titre d 'Attaché aù Muséum me parait justifiée.

(P. Vayssière) .

Jarrige (Jean), 1, place de l’Eglise, à Vitry-sur-Seine (Seine), présenté par M. le Professeur Jeannel pour être nommé Attaché au Laboratoire d’Entomologie.

M. Jarrige consacre toutes ses heures de liberté à étudier et à ranger nos collections de Staphylinides. Il a déjà accompli une œuvre intéres- sante en mettant de l’ordre dans nos matériaux exotiques et en amé- liorant la présentation de la très riche collection de Sainte-Claire Deville. Je propose donc à l’Assemblée de le nommer Attaché au Labo- ratoire d 'Entomologie.

(R. Jeannel).

Denis (Maxime), présenté par M. le Professeur E. Fischer pour être nommé Attaché au Laboratoire de Malacologie.

M. Denis, Inspecteur d'Assurances, est né le 21 janvier 1873 à Villers- en-Arthies (S.-et-O.). Il est domicilié à Neuilly-sur-Seine, 38, rue du Marché.

M. Denis fréquente depuis de nombreuses années le Laboratoire de Malacologie du Muséum. Il y effectue les déterminations des Mollusques qui constituent sa belle collection particulière. Mais il travaille aussi, et de plus en plus, à l’amélioration de nos collections, et cela de façon purement désintéresséel Lorsqu’il constate qu’une pièce intéressante de sa collection n’existe pas dans la nôtre, il est bien rare qu’il ne se dépouille pas en notre faveur. Il a par ailleurs déterminé beaucoup de nos échan- tillons, en toute compétence. Enfin, ces temps derniers, pris par l’am- biance qui règne au Laboratoire de Malacologie où toutes les collections sont reclassées, complétées, mises en valeur, il s’est jeté délibérément dans le mouvement. Actuellement, il a presque terminé de revoir la col- lection Foulon, dont de nombreux spécimens intéressants vont pou- voir enrichir la collection générale.

M. Denis mérite pleinement de recevoir le titre d 'Attaché au Muséum en reconnaissance de ses services. (E. Fischer).

Desjardin (Max), présenté par M. le Professeur E. Fischer pour être nommé Attaché au Laboratoire de Malacologie.

M. M. Desjardin, âgé de 24 ans, est un industriel pour qui les études zoologiques "constituent un délassement et un plaisir. Depuis 1937, donc depuis l’âge de 17 ans, il vient régulièrement au Laboratoire de Mala- cologie, comme travailleur libre. Auditeur des cours de licence, membre de la Société Zoologique de France, il a déjà fait paraître des publica- tions dans le Bulletin de cette Société ainsi que dans le Bulletin du Muséum. Ses études portent sur les Rissoina, genre appartenant aux Mollusques Prosobranches. Il prépare une révision^de ce genre qui englobera les espèces fossiles en plus des espèces vivantes. Il a également fait porter ses efforts sur l’étude des coquilles embryonnaires des Lamellibranches. Sa compétence est particulièrement précieuse du fait que son goût le porte à étudier les espèces de cette petite taille, qui ont été si souvent négligées. M. M. Desjardin mérite pleinement de recevoir le titre d’at- taché au Muséum.

(E. Fischer).

TRAVAUX FAITS DANS LES LABORATOIRES

DU MUSÉUM NATIONAL, d’hISTOIRE NATURELLE PENDANT L'ANNÉE 1944

Cette liste, où ne figurent-que les Notes et Mèjnoires effectivement publiés en 1944, ne donne qu’une vue incomplète de l’activité scientifique des labo- ratoires. De nombreux travaux déjà terminés ont en effet été retardés dans leur publication par les circonstances présentes et seront mentionnés dans le fascicule I du Bulletin du Muséum de 1946.

Anatomie comparée 1.

J. Millot, Professeur. — Histoire de la Chaire d’Anatomie Comparée du Muséum. Bull. Mus. Hist. Nat., XVI, 1944,

H. Neuville, Sous-Directeur honoraire. — Remarques sur les rayons digitaux du Mammouth de Sibérie (Elephas primigenius). Bull . Mus. Hist. Nat., t. XVI, 1944.

M. Friant, Sous-Directeur. — Le télencéphale du Daman. C. R. Acad. Sc., 1944.

— L’évolution du télencéphale humain durant les quatre premiers mois

de la vie embryonnaire. Gynécologie et Obstétrique, nos 1-3, 1944.

— Interprétation du sillon pariéto-occipital du cerveau humain. C. R.

Acad. Sc., 1944.

— Le fémur des Phocidés scaldisiens ; son interprétation morpholo-

gique. Bull. Mus. Royal Hist. Nat. de Belgique, t. XX, n° 12, 1944. J. Anthony, Assistant. — Sur une anomalie présentée par un cerveau de Macaca sylvanus L., Bull. Mus. Hist. Nat. 2e série, t. XVI, n° 5, 1944.

— Remarques sur le cerveau de Cebus, Ibid., n° 6, 1944.

Ethnologie’ des Hommes actuels et des Hommes fossiles (Musée de l’Homme).

P. Rivet, Professeur. — La etnologia, ciencia del hombre. Revista del Instituto etnologico nacional. Bôgotâ, t. I, n° 1, 1943, p. 1-6.

— Métalurgia del platino en la América precolombina. Ibid., pp. 39-45.

— La influencia karib en Colombia. Ibid., p. 55-93, 283-295.

— La lengua chocô. Ibid., p. 131-196.

— et OppeNheim (Victor). - — La lengua tunebo. Ibid., p. 47-53.

H. Vallois, Directeur d’études à l’Ecole des Hautes-Etudes. — Les races humaines. Paris, Coll. « Que sais-je ? » 1944, 128 p.

— Cours de biologie humaine. La place de l’Homme dans l’échelle des

êtres. Paris, Coll, des Cours de l’A. P. M., 1944, 42 p.

1. Liste incomplète, plusieurs travailleurs du Laboratoire, mobilisés ou absents, n’ayant pu fournir l’indication de leurs publications.

— 11 —

— L'évolution de la chaire d'ethnologie du Muséum national d'His-

toire Naturelle. Bull. Mus., Paris, 2e sér., t. XVI. 1944, p. 38-55.

— Rapport moral sur le fonctionnement de la Société d'anthropologie

en 1942. Bull. Mem. Soc. Anthr., Paris, 9e sér., t. III, 1942, p. 136- 138.

— et Lazorthes. — Indices lombaires et indice lombaire total. Ibid.,

p. 117-131.

L. Pales, Faisant fonction de Sous-Directeur de laboratoire. — - Note additionnelle à l'article de A. Fleuriot : Les Babinga de Mekambo (Gabon). Étude anthropologique. Bull. Mém. Soc. Anthr., Paris, 9e sér., t. III, 1942, p. 101-116.

— et Chippaux. — A propos des meniscectomies. Indications et soins

post-opératoires. Médecine tropicale, Marseille, 1944.

D« Paulme. — Deux statuettes en pierre de la Guinée française. Bull. Mem. Soc. Anthr,, Paris, 9e sér., t. III, 1942, p. 38^43.

Zoologie (Mammifères et Oiseaux).

E. Bourdelle, Professeur. •. — Chevaux, Anes et Zèbres. Bull. Soc. Accli- mat. Conférences 1944. — P. 49 à 71, 2 pl. hors texte, 17 fig. ou diagr.

— A propos du Zèbre de Foa ( Equus quagga Foaï, Trouessart et Pra-

zak). Bull. Mus. Hist. Nat., 2e sér., t. XVI, nov.-déc. 1944, p. 408 à 411.

J. Berlioz, Sous-Directeur du laboratoire. — Notes critiques sur quel- ques Turdidés de la Faune Ethiopienne. Bull. Mus. Hist. Nat., 2e sér., t. XVI, p. 96.

— La vie des Colibris. 1 vol. petit in-8°, 197 pages. 2 pl. hors texte cou-

leurs. Collection l’Avenir de la Science, Librairie Gallimard, Paris. P. Rode, Assistant. — Mammifères ongulés de l’Afrique noire. (2e part. : Tragulidés, Giraffidés, Suidés, Hippopotamidés, Périssodactyles, Proboscidiens, Hyraciens). Faune de l’Empire français, Larose, Paris, 1944, 1 vol. grand in-8°, 84 p., 58 fig.

— Quelques observations sur l’élevage des souris de laboratoire. Soc.

Nat. d’Acclimat. Conférences 1944, p. 184-187.

— A propos d’un Surmulot (Rattus norvégiens Berk. Mammalia, t. VIII,

n° 2, juin 1944, p. 75-76.

D1 Didier, Associé du Muséum et P. Rode. — Les micromammifères de la faune française : II, Rats; souris, mulots. Mammalia, t. VIII, n° 2, juin 1944, p. 47-66, 1 fig., 1 pl.

P. Cantuel, Correspondant du Muséum. — Le microtus arvalis du Cantal. Mammalia, t. VIII, n° 2, juin 1944, p. 69-71, 2 fig.

A. Jeannin, Correspondant du Muséum. — La protection de la Nature et l’Evolution agricole africaine. De quelques problèmes pratiques qui s'y rattachent. Mammalia, t. VIII, n° 2, juin 1944, p. 33-46. Dr P. Laurent, Boursier de la Recherche Scientifique. — Observations sur le comportement des petits Mammifères en captivité (suite) : Le Rhinolophe Euryale. Mammalia, t. VIII, 1er mars 1944, p. 7- 15.

— Essai de Biométrie sur la Chauve-souris murine. Bull. Mus. Hist.

Nat., 2e sér., t. XVI, n° 1, 1944, p. 66-69.

Ethologie des animaux sauvages.

Ach. Urbain, Professeur. — Allocution prononcée aux obsèques du Professeur Allorge. Bull. Mus., 1944, t. XVI, p. 56.

— Allocution prononcée aux obsèques du Professeur G. Bertrand.

Ibid., p. 88.

— Une petite épidémie de paratyphose sur les grenouilles ( Rana escu-

lenta L.}. Ibid., p. 290.

■ — P. Bullier, Sous-Directeur et J. Nouvel, Assistant. — Rapport sur la mortalité et la natalité enregistrées au Parc Zoologique du Bois de Vincennes en 1943. Bull. Mus., 1944, t. XVI, p. 56.

— Néoformations cutanées et osseuses de la tête chez les girafes. Ibid.,

p. 91.

— Pseudo tuberculose du lion (Felis leo L.). Bull. Acad. Vétér., 1944,

p. 333.

Ach. Urbain et J. Nouvel. — Petite enzootie de Strongylose observée sur des singes supérieurs : Gibbons à favoris blancs (Hylobates concolor leucogenys Ogilby) et Chimpanzés (Pan troglodytes (L.)). Bull. Acad. Vétér., 1944, p. 337.

J. Nouvel. • — L’Erysipeloïde. Revue Méd. de France, janv.-fév. 1944.

— Un cas mortel d 'Ascaridiose du Puma ( Puma concolor (L.). Bull.

Muséum, 1944, t. XVI, p. 306.

■ — Deux nouveaux cas de pseudo tuberculose du singe. Rev. Path. exot., 1945.

— L'erreur dans la numération des hématies (lre note : l'erreur instru-

mentale). Soc. Hématologie, janv. 1944.

— L’erreur dans la numération des hématies (2e note : l'erreur expéri-

mentale). Ibid., janv. 1944.

J. Nouvel et E^Séguy. — Quelques ectoparasites des animaux sauvages du Bois de Vincennes. Bull. Mus., 1944, t. XVI, p. 128.

Ed. Dechambre, Sous-Directeur de la Ménagerie. — A propos du Chien et du Renne. Mammalia, t. VIII, n° 1, mars 1944, p. 19.

— Projet d’enquête sur les origines de la domestication. Journ. Soc.

Africanistes, t. XII,. 1942, p. 133.

— Un nouveau cas de Tuberculose chez Oryx Beisa. Bull. Acad. Vét.,

t. XVII, n° 1, janv. 1944.

P. Roth. — Sur le comportement du tissu musculaire dans la métamor- phose expérimentale des Batraciens. Bull. Mus., 2e sér., t. XVI, n° 2, 1944, p. 160.

Zoologie : Reptiles et Poissons.

L. Bertin, Professeur. — Synopsis ostéologique et synonymie des Pois- sons de là famille des Serrivoméridés (Apodes anguillif ormes) . Bull. Mus., 2e sér., t. XVI, 1944, p. 101-108.

— Notice complémentaire sur ses titres et travaux, Paris, 1944.

Entomologie.

Dr R. Jeannel, Professeur. — Les fossiles vivants des Cavernes. Paris , Gallimard, 1944, 381 p., 10 planches.

— 13

— L’espèce en systématique. Rev. franç. d’Ent., t. XI, 1944, p. 1-6.

— et R. Paulian. — Morphologie abdominale des Coléoptères et sys-

tématique de l’ordre. Rev. franç. d’Ent., t. XI, 1944, p. 65-110.

L. Berland, Sous-Directeur du Laboratoire. — Allocution présidentielle - à la Société entomologique de France. Bull. Soc. ent. France, 1944, bull. n° 1.

— Allocution à la séance spéciale de la libération. Ibid:, 1944, Bull.

n° 1.

L. Chopard, Sous-Directeur du Laboratoire. ■ — Les régions biogéogra- phiques de l’Afrique du Nord, d’après les Orthoptéroïdes. C. R. Soc. Biogéogr., t. XX, p. 56-60.

• — Description de deux Stenopelmatrdes cavernicoles d’Australie (Orth.

* Gryllacridae). Bull. Soc. ent. France, t. XLIX, p. 52-55.

R. Paulian, Directeur-adjoint de Laboratoire à l’Ecole des Hautes- Etudes. — Sur quelques Coléoptères coprophages récoltés par E. Mjôberg à Bornéo et en Australie. Rev. franç. d’Ent., t. X, n° 3, p. 64-75.

— - Les Aglycyderidae (Col.) une famille relicte. Ibid., p. 113-119, 19 fig.

— L’endosquelette thoracique des larves d’insectes. Mém.' Mus. Hist.

nat., Paris (n. s.), t. XVIII, n° 5, p. 191-218, 19 fig.

— Les types d’insectes de la collection Mulsant. Bull. Mus. Hist. nat.,

Paris, 1944, n° 2, p. 117-121.

— Valeur fonctionnelle des poumons des Scorpions. Bull. Soc. zool.

France, t. LXVIII, p. 97-98 (en collaboration avec J. Millot).

— L’année coléoptérologique 1942-1943. Rev. frttnç. d’Ent., t. XI, 1944,

p. 61-64.

— Les Nemosoma et genres voisins (Col. Ostomatidae) . Rev. franç. d’Ent.,

t. X, n° 4, p. 136-141, 9 fig.

G. Colas, Assistant. — Note sur les Pheropsophus (Coleopt. Carabidae) du Cameroun. Rev. franç. d’Ent., t. X, fasc. 4, p. 131-136, fig.

— Petit Atlas des Insectes. Paris, Boubée, 1944, 2 vol. 84 p., 24 pl. color.

Ed. Fleutiaux, Attaché au Muséum.' — Les Octocryptus Candèze. Rev. franç. d’Ent., t. X, fasc. 4, p. 145.

A. Villiers, Boursier de recherches C. N. R. S. — Catalogue des Seri- citae [Hem. Reduviidae). Bull. Mus. (2) t. XV, 1943, p. 318-1323;

— Note sur divers Henicocephalidae et Reduviidae africains (Hemip-

tera). Rev. Zool. Bot. afr., t. XXXVII, 1943, p. 222-232, 11 fig.

— Révision des Adeniana du Nord de l’Afrique (Hemiptera Cicadidae) .

Bull. Mus. (2), t. XV, 1943, p. 424-428, 13 fig.

— Nouveaux Acanthaspiditae d'Afrique orientale (Hem. Reduviidae).

Ibid., t. XVI, 1944, p. 122-127, 3 fig.

— Nouveaux Sastrapaditae d’Afrique orientale (Hèm. Reduviidae). Rev.

fr. Ent., t. X, 1944, p. 86-89.

• — Observations sur les Phalanthus africains (Hem. Reduviidae). Bull. Soc. ent. Fr., t. XLIX, 1944, p. 31-32.

— Récoltes entomologiques dans la Haute-Vallée du Gifïre. L’Entomo-

logiste, t. I, 1944, fasc. I, p. 10-14, 2 fig.

— et P. Lepesme. — Les Longicornes du Caféier en Afrique intertro-

picale. Ministère des Colonies. Travaux de la section technique d’Agriculture tropicale (lre sér.), 1944, p. 27-70, 27 fig.

— 14 —

C. Delamare-Deboutteville, Asssistant à l’Office de la R. S. C. — Col- lemboles cavernicoles du Portugal récoltés par M. Machado. Rev. franç. d’Ent t. XI, 1944, p. 29-35.

Zoologie (Vers et Crustacés).

L. Fage, Professeur, Membre cks l’Institut. — Sur quelques caractères

sexuels secondaires des Cumacés du genre Iphinoë. Arch. Zool. Exp. et Gén., t. 83. Notes et Revue, n° 3, p. 112.

M. André, Sous-Directeur du Laboratoire. — Sur une nouvelle espèce

portugaise d’Acarien, appartenant au genre Thrombella (Thr. lusitanica n. sp.). Bull. Mus., 2e sér., t. XVI, p. 230.

— • Les Acariens des nids de Rat-taupe. Mém. Muséum, 2e sér., t. XIX. M. Vachon, Assistant. — Les Pseudoscorpions du nid du Rat-taupe.

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Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 1, 1945.

2

18

— André Thoüin et l’enrichissement des collections de plantes vivantes

du Muséum aux dépens des jardins de la Liste civile, des émigrés et condamnés d’après ses notes manuscrites. Ibid., t. XVI, p. 483, 1944.

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— Les Algues d’eau douce et leur intérêt en pisciculture. Bull. Soc.

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19 —

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— Application des méthodes minéralogiques à l'étude d’un problème

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— Les sols acides en France et l’utilisation des amendemants calcaires.

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— Sur les spiculés primaires deff Sélaciens et les « carènes » latérales

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— Sur deux espèces d 'Anges de Mer capturées au large des côtes de

* Mauritanie (Cap Blanc). Bull. Muséum, t. XVI, n° 6, 1944, p. 426-432, 3 fig.

P. Chabanaud, Directeur honoraire à l’Ecole pratique des Hautes- Etudes. — ■ Sarda chiliensis (C. V.). Remarques diverses. Bull. Inst. Océan., 860, 1944. •

— Les nageoires caudales du hareng. C. R. Acad. Sc., 218, 1944.

— Notules ichtyologiques. XXIII. Limanda aspera dans les eaux indo-

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— Morphologie et localisation géographique. C. R. Somm. Soc. Biogéo-

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— Sur la première^ introduction de plantes cultivées en Normandie

d'après le Journal du Sire Gilles de Gouberville (1549-1562). Ibid., n° 8, p. 297-300.

— Observations à propos des études de géographie botanique en France.

C. R. Soc. de Biogéogr., nos 176-177, 1944, p. 1-5.

— 22 —

— Peut-on créer des forêts de Conifères dans les pays tropicaux ? Rev.

Bot. appl. et d’Agr. trop., t. XXIV, 1944, p. 1-6.

— Notes sur les Conifères de l’Indochine. Ibid., p. 7-34.

— Histoire de deux» plantes cultivées d’importance primordiale : le

Lin et le Chanvre. Ibid., p. 51-71.

— ■ L’Asie orientale et le Pacifique peuvent-ils se suffire en coton ? Ibid., p. 84-85.

■ — Note sur les Dtacocephalum et Lallemantia. Ibid., p. 85-87.

J.-F. Leroy, Assistant. — Fruits tropicaux et subtropicaux d’impor- tance secondaire (lre partie). Ibid., p. 34-50. 9

A.-G. Haudricourt et L. Hédin. — L’Homme et les Plantes cultivées. (Préface par Aug. Chevalier), vol. in-8°, 234 p. XVI pl. Paris, 1944, Gallimard, édit.

D. Normand. — Note sur l’anatomie du bois du genre nouveau Okou- baka. Bull. Soc. Bot. Fr., t. 91, 1944, p. 20-25, 2 pl. , 2 fig.

M. Peltier. — Les zoocécidies florales de Pasana spicata Œrst. (Cupu- lifères). Ibid., p. 25-27.

Bibliothèque centrale.

Inscription en 1944 de 1241 ouvrages et brochures.

2758 imprimés, non compris les ouvrages de référence, ont été communiqués aü public, en plus des prêts aux laboratoires.

Périodiques nouvellement inscrits en 1944.

Conseil permanent international pour l’exploration de la mer.

Annales biologiques. — Copenhague, 1939-41 — *>, vol. 1. Pr 770 1 Publications de l’Institut national pour l’étude agronomique

du Congo belge. — Bruxelles, 1943 — ■►, fasc. 1 et 2 Pr 2203 c

Bibliographia forestialis. — Berlin, 1942 — ►, vol. 1 Pr 2258

The Condor. A magazine of Western ornithology. — Berkeley,

Ca., vol. 15 (1913) à 39 (1937) (incompl.) Pr 2403

Travaux du Laboratoire de Malacologie (Muséum national

d’histoire naturelle). — Paris, 1936-40 — >■, vol. 1 Pr 2405

The Auk. A quaterly journal of ornithology, publ. by the American ornithologists’ Union. • — Lancaster, Pa. Nouv. série vol. 42 (1925) à 54 (1937) (incompl.) Pr 2406

Suites nouvellement inscrites en 1944.

Exploration du Parc national Albert (Institut des Parcs na- tionaux du Congo belge). I. Mission G.-F. de Witte (1933-

35). — Bruxelles, 1937 fasc. 1 à 44 S 1805 (1)

Id. IL Mission H. Damas (1935-36). — Bruxelles, 1937 —

fasc. 1 à 7, 9 à 11 S 1805(2)

Id. III. Mission P. Schumacher (1933-36). — Bruxelles,

1939 — s., fasc. 1 et 2 S 1805(3)

Id. IV. Mission J. Lebrun (1937-38). — Bruxelles, 1943—^, fasc. 8 seul S 1805 (4)

— 23 —

Id. V. Mission S. Frechkop (1937-38). — Bruxelles, 1943 —

fasc. 1 . S 1805 (5)

Exploration du Parc national Albert-et du Parc national de la Kagera. (Institut des Parcs nationaux du Congo belge).

I. Mission L. Van den Berghe (1936). ■ — Bruxelles,

1942-*., fasc. 1 et 2 '. S 1806(1)

Aspects de végétation des Parcs nationaux du Congo belge (Institut des Parcs nationaux du Congo belge). I. Parc national Albert. — Bruxelles, 1937 — fasc. 1 à 5 ..... . S 1807 (1)

Institut des Parcs nationaux du Congo belge [Publications

séparées]. — Bruxelles, 1936 — 5 fasc.. S 1808

Handbuch der Zoologie , eine Naturgeschichte der Stâmme des Tierreiches, begr. v. W. Kükenthal, hrsg. v. Th. Krum- bach. • — Berlin et Leipzig, 1923 — Bd 1 à 7 (incompl.). . . S 1809 Margerie (Emm. de). — Critique et géologie. Contribution à l’histoire des sciences de la terre (1882-1942). — Paris,

1943 — t. I S 1810

Palaeozoologica Groenlandica. — K0benhavn, 1 942 — Bd. 1 . S 5001 Verôffentliechungen der staatlichen botanischen Anstalten des General- gouvernements. Dir. W.-G. Herter. — Krakau,

1943, Bd. 1 S 5130

Die Typen und Typoide des Natur-Museums Senckenberg. —

Frankfurt am Main, 1939 — Bd. 1. S 5859

Histoire naturelle du Jura et de la vallée de la Saône, publ. par la Société d’histoire naturelle du Doubs. 3e partie :

Les Plantes. — Besançon, 1943 — 2. Muscinées, fasc. 1. S 5861 Danmarks Fauna. — K0benhavn, 1907 — >, nos 1 à 49 (3

et 5 épuisés). S 5862

Handbuch der mikroskopischen Anatomie des Menschen, hrsg. von W. v. Môllendorfï. — Berlin, 1927 — Bd. 1 à 7

(incompl.) t S 5863

Ecole nationale supérieure des Mines. Catalogue des échan- tillons types et figurés de la collection de paléontologie,

publ. s. la dir. de Jean Piveteau. Paris, (s. d.), 2 fasc. ... S 5864 Id. Guide de la collection de paléontologie, publ. s. la dir.

de Jean Piveteau. Paris, 1943 — >, 2 fasc S 5865

Results of the Norwegian scientific expédition to Tristan da Cunha, 1937-1938, publ. by Det Norske Videnskaps- Akademi i Oslo. — - Oslo, 1940, nos 2 à 11 S 5866

/

— 24 —

COMMUNICATIONS

Catalogue des Types de Mammifères du Muséum National D’Histoire Naturelle

ORDRE DES RONGEURS (suite) \

I. — SCIÜROMORPHES (suite).

Par P. Rode.

Assistant au Muséum (Laboratoire de Zoologie .des Mammifères)

FAMILLE DES TAMIIDÉS

Genre : SPERMOPHILUS F. Cuvier (1822).

316. — Spermophilus concolor Is. Geoffroy. — Holotype. — Le

Spermophile. , *

Spermophilus concolor Is. Geoffroy. Provenance : Perse, par M. Belanger en 1828. — N° 655.

Spécimen naturalisé en assez mauvais état. Tête osseuse retirée et disparue.

317. — Spermophilus (Colobates) mongolicus A. M. Edwards. — Holotype. — • Le Spermophile de Mongolie.

Spermophilus mongolicus A. M. Edwards. Provenance : Pékin, par M. l’Abbé David. — N° 1867, 131 (651). (N° 2492 du voyageur). — Hoang — chou des Chinois.

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse dans la peau.

317 a et b. — • S. mongolicus. 2 Paratopotypes.

Provenance : Mongolie chinoise. — N° 1867-132 et 133 (652 et 653).

Spécimens naturalisés. Le N° 652 a sa tête osseuse dans la peau, celle dû N° 653 est retirée et conservée.

1. Voir Bulletin du Muséum, 2e sér., t. XV, nos 5 et 6, 1943.

316. — Is. Geoffroy. • — Voy. Belanger, 1834, p. 151, pl. 8.

317. — A.-M. Edwards. • — Ann. Sc. Nat. Zool., 1867, p. 376. — Rech. Mammif.,

1874, p. 157, pl. XVII, fig. 1.

25 —

FAMILLE DES MARMOTIDÉS

Genre ; ARCTOMYS Schreber (1792).

318. ■ — Arctomys caudatus Is. Geoffroy <$ Holotype. — La Mar- motte à longue queue,

Arctomys caudatus Is. Geoffroy.

Provenance : Hautes Vallées de 1, 'Himalaya. De Chandernagor, par M. Jacquemont en 1833. - — ■ N° 712.

Spécimen naturalisé en très bon état. Tête osseuse dans la peau.

319. — Arctomys robustus A. Milne- Edwards. — Holotype. — La Marmotte robuste.

Arctomys robustus A. M. Edwards.

Provenance : Thibet oriental, par Si. l’Abbé David. — N° 1870- 43 (714).

Spécimen naturalisé en bon état. Tête osseuse retirée et disparue.

319 a. — A. robustus. — Paratype (Ç).

Même provenante. — N° 1870-538 (715).

Spécimen- naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

II. — MYOMORPHES FAM'ILLE DES MUSCARDINIDÉS Genre : ELIOMYS Wagner (1843).

320. — - Myoxus mumbyanus Tomel $ Holotype. — Le Loir de Mumby.

Eliomys mumbyanus (Pomel)’.

Provenance : Algérie. — Province d’Oran. — Acquis à M. Loche en 1860. — N° 1860-686 (769).

Spécimen monté, en bon état. Tête osseuse dans la peau.

318. — Is. Geoffroy. — Voyage de Jacquemont, 1842, p. 66, pl. V.

319. — A.-M. Edwards. — NUe Arch. Muséum, t. VII, Bulletin, 1870, p. 92. —

Rech. Mammif., 1874, p. 309.

320. — Pomel. — C. R. Ac. Sc. Paris, 1856, 42, 653.

Genre : CLAVIGLIS Jentink (1888).

321. — Myoxus murinus Desmarest. — Holotype. — Le Loir murin.

Claviglis murinus (Desm.).

Provenance : Cap de Bonne Espérance (Cafrerie) par M. Dela- lande. — N° 774.

Spécimen monté, en assez bon état. Tête osseuse retirée et disparue.

321 a. — Myoxus murinus. — Paratype.

Même provenance. — N° 775.

Spécimen en -assez mauvais état. Tête osseuse dans la peau.

322. — • Myoxus Coupei E. Geoffroy et F. Cuvier. — Holotype. — Le Loir de Cuvier.

Claviglis coupeii (E. Geoff. et F. Cuv.).

Provenance : Sénégal, par M. Watrin. — N° 770.

Spécimen monté, état très médiocre. Tête Osseuse retirée et disparue.

FAMILLE DES PLATACANTHOMYIDÉS

Genre : TYPHLOMYS A. M. Edwards (1877).

323. — • Typhlomys cinereus A. Milne-Edwards. — Holotype et Génotype. - — - Le Typhlomys cendré.

Typhlomys cinereus A. M. Edw. Provenance : Fokien occidental (à Koaten), par M. l’Abbé David. — N® 1874-584 et 585 (939).

Deux spécimens naturalisés, en bon état. Têtes osseuses dans les peaux.

323 a, b, c. — T. cinereus. — 3 Paratypes.

Même provenance. — N° 1874-583, 586, 587 (940, 941, 942).

Spécimens naturalisés en assez bon état. Têtes osseuses retirées.

321. — Desmarest. — Mammalogie, Supp. 1822, p. 542.

322v — E. Geoffroy et F. Cuvier. • — Hisl. Nat. Mamm., 1822, pl. 251. 323. — A. Milne-Edwards. — Bull. Soc. Philomatique, 1877, XI, p. 9.

- — 21 —

FAMILLE DES DIPODIDÉS

Genre : ALACTAGA F. Cuvier (1836).

324. — Dipus annulatus A. Milne-Edwards. — Holotype. — La

Gerboise annelée. * *

Alactaga annulata A M. Edwards.

Provenance : Plateaux sablonneux de la Mongolie, par le Père Armand David. — Avril 1866. — N° 1867-145 (1733). — N° 2495 du catalogue A. David.

Spécimen naturalisé en assez bon état. Tête osseuse dans la peau.

324 a. — D. annulatus. — Paratype.

Même provenance. — N° 1867-143 (1734).

Spécimen naturalisé en assez bon état. Tête osseuse dans la peau.

Genre : JACULUS Erxleben (1777).

325. • — Dipus Darricarrerei Lataste $ Pàratopotype. • — La Ger- boise de Darricarrère.

Jaculus jaculus deserti (Loche).

Provenance : Oued Metaleghmin « au nord du Chott » Tunisie ? — N° 1885-6 (1743).

Spécimen naturalisé en très -mauvais état. Tête osseuse retirée et disparue.

Genre : ZAPUS Coues (1873).

326. — Zapus setchuanus de Pousargues. — Holotype. • — La petite Gerboise du Setchuan.

Zapus setchuanus de Pousargues.

Provenance : Tatsienlou (Setchuan) par Mgr Biet et R. P. Dejean (Chan-hao-tsé des indigènes). — N° 1895-549 (1707 A).

Spécimen naturalisé. Etat médiocre. Tête osseuse retirée et conservée.

324. — Milne-Edwards (A.). — Ann. Sc. Nat., 5e sér., t. VII, 1867, p. 376.-* —

Rech. sur les Mammifères, 1874, p. 149, pl. 10 et 10 a.

325. — Lataste. — • Ann. Mus. Genova, 1883, XVIII et Cat. Mamm. Tunisie,

1887, p. 31.

326. • — de Pousargues. • — Bull. Mus. Hist. Natur., Paris, 1896, p. 11-16.

326 a. — Z. setchuanus. • — Paratype.

Même provenance. - — N° 1895-550.

Spécimen en alcool (peau et crâne).

FAMILLE DES SPALACIDÉS

Genre : RHIZOMYS Gray (1831).

327. — Rhizomys vestitus A, M. Edwards. — Holotype. ■ — Le Rat de bambous de Chine.

Rhizomys vestitus A. M. Edwards. Provenance : Se-Tchuân, confins du Khokhonoor par M. l’Abbé David. — N° 1871-85 (1629).

. Spécimen naturalisé en bon état. Tête osseuse retirée et conservée. S

327 a, — R. vestitus. — Paratype.

Même provenance. — N° 1871-86 (1630).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et disparue.

FAMILLE DES NESOMYIDÉS

Genre : NESOMYS Peters 1870.

328. — Nesomys rufus Peters. — - Paratype. — Le Nesomys roux.

Nesomys rufus Peters.

Provenance : Madagascar. — Spécimen acquis par échange à M. Peters. — N° 1872-321 (1234-72-33).

Spécimen naturalisé ; état médiocre. Tête osseuse retirée et disparue.

Genre : HYPOGEOMYS A. Grandidier 1869.

\

329. — Hypogeomys antimena A. Grandidier. • — Holotype.

L’Hypogeomys de Madagascar. - Provenance : Rives du Tsidsibon et de l’Andranoumène, rivières du Ménabé indépendant. — Madagascar. — Nom indigène : Voutsoutse. Par M. Grandidier. — N° 1888-6 (1227).

‘ \ - '

327. — A.-M. Edwards. — iVlle Arch. Muséum, 1871, t. VII, p. 93. — Rech. Mammif., 1874, p. 292.

_ 328. — Peters. — Sitz. Ges. Nalurf. fr. Berlin, 1870, p. 54.

329. — A. Grandidier. — Rev. et Mag. Zoologie, 1869, p. 339.

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse dans la peau.

329 a, b, c, d. — • H. antimena. • — Paratypes.

Quatre spécimens de même provenance. — Têtes osseuses dans les peaux. — N08 1888-7 (1228)-1888-8 (1229)-1888-9 (1230)-1888-10 (1231).

Genre : ELIURUS Milne-Edwards 1885.

330. — Eliurus myoxinus Milne-Edwards. • — Holotype et Géno- type. — ■ Le Loir de Madagascar. v

Eliurus myoxinus M. Edw.

Provenance : Côte ouest de Madagascar. — • Forêts de Tsilambany. — Nom local : Vavalo-angala (M. Grandidier). — N° 1886-1120 (768).

Spécimen monté en assez bon état. Tête osseuse retirée et conservée ; le reste du corps, disséqué, est en alcool.

Genre : MACROTARSOMYS M. Edwards et Grandidier, 1898.

331. — • Macrotarsomys Bastardi Milne Edwards et G. Grandidier. — Holotype et Génotype.

Le Macrotarsbmys de Bastard.

Provenance: Sud de Mangoky, S. O. de Madagascar. — N° 1912- 134.

Spécimen en alcool. Tête osseuse retirée et disparue.

FAMILLE DES MU RIDÉS

Sous-famille des Cricétinés.

Genre : CRICETUS Lacépède, 1803.

332. — Cricetulus griseus A. M. Edwards. — Holotype. — Le petit

Hamster gris. " *

Cricetus griseus (A. M. Edwards).

Provenance : Pékin, par M. l’Abbé David. — N° 1866-92 (920).

f

Spécimen naturalisé, en assez bon état. Tête osseuse dans la peau. *

330. — Milne-Edwards. — Ann. Sc. Nat. Zool., 1885, 20, p. 1.

331. — Milne-Edxwards et Grandidier. — Bull. Mus., Paris, 1898, p. 179-180.

332. — A.-M.-Edwards. — Ann. Sc. Nat., 1867, p. 375 et Rech. Mammif., 1874,

p. 136, pl. XII et XIII.

— 30

332 a, b , c. — C. griseus. — 3 Paratypes.

Même provenance. — N° 1866-93, 94 et 95 (923, 921 et 922).

Spécimens naturalisés ,en assez bon état. • — Têtes osseuses dans les peaux.

333. — Cricetulus longicaudatus A. M. Edwards. — Holotype. — • Le petit Hamster à longue queue.

Cricetus longicaudatus (A. M. Edwards).

Provenance : Mongolie chinoise, par M. l’Abbé David. — N° 1867- 146 (927).

Spécimen naturalisé, en assez bon état. — • Tête osseuse retirée et disparue.

334. — * Cricetulus obscurus A. M. Edwards. — Holotype. — Le petit Hamster sombre.

Cricetus obscurus (A. M. Edwards).

Provenance : Bords du Hoangho. ■ — Mongolie chinoise, par M. l'Abbé David. — N° 1867-149 (924).

Spécimen naturalisé, en assez bon état. Tête osseuse retirée et disparue.

SoUS-F^MILLE DES LoPHIOMYINÉS.

Genre : LOPHIOMYS Milne Edwards, 1867.

335. — Lophiomys Imhausii A. M. Edwards. — Holotype et Géno- type. — Le Lophiomys de Imhaus.

Lophiomys imhausi A. M. Edwards.

Provenance : Aden ? — Donné par M. A. Geoffroy Saint-Hilaire, 23 janvier 1865. (Le spécimen vient probablement d’Abyssinie, mais fut acheté à Aden). N° 1867-5 (779).

Spécimen naturalisé, en très bon état.. Tête osseuse retirée et disparue.

336. — - Lophiomys Bozasi Oustalet Ç Holotype. — - Le Lophiomys de Du Bourg de Bozas.

Lophiomys Bozasi Oustalet.

Provenance : Goba, ait. 3.000 rp. Pays des Gallas. - — Sud de l’Abyssinie. Mission du Bourg de Bozas. — N° 778 A.

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

333. — A.-M. Edwards. — Rech. Mammif., 1874, p. 136, pl. XII et XIII.

334. — A'.-M. Edwards. — Rech. Mammif., 1874, p. 136, pl. XII et XIII.

335. A.-M. Edwards. — C. R. Ac. Sc., Paris, 1867, 812.

336. — Oustalet. — Bull. Mus. Iiist. Nat., Paris, 1902, p. 397.

— 31 —

Sous-famille des Murines.

Genre : RATTUS Fischer (1803).

337. — Mus alexandrinus E. Geoffroy. — ■ Holotype. — Le Rat d’Alexandrie.

Rattus rattus alexandrinus (E. Geoff.). Provenance : Egypte, par E. Geoffroy Saint-Hilaire. — N° 1007.

Spécimen naturalisé, en assez bon état. Tête osseuse dans la peau»

338. — Mus Ouang-Thomae A. M. Edwards. — Holotype. — Le Rat de Ouang — Thomas.

Rattus ouang-thomae (A. M. Edwards). Provenance : Kiang-Si, par M. l’Abbé David. * — N° 1868-1454 (1049).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse enlevée et disparue.

339. — Mus griseipectus A. Milne-Edwards. — Holotype. — Le Rat à poitrine grise.

Rattus griseipectus (A. M. Edwards). Provenance : Setchuan, par M. l'Abbé David. — N° 1870-30 (1046).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

349. - — - Mus flavipectus A. M. Edwards. — Holotype. — Le Rat à poitrine fauve.

Rattus flavipectus (A. M. Edwards). Provenance : Se-tchuan, par M. l'Abbé David. — N° 1870-22 (1021).

Spécimen naturalisé, en assez bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

340 a. ■ — M. flavipectus. — Paratype.

Même provenance. — N° 1870-23 (1020).

Spécimen jeune, naturalisé, en assez bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

337. — E. Geoffroy. — Description de l’Egypte, 1829, 2 ; 723, pl. 5, fig. 1.

338. — A.-M. Edwards. Nlle Arch. Mus., 1871, t. VII, p. 93. — Rech. Mamm.,

1874, p. 290, pl. XL, fig. 3.

339. — A.-M. Edwards. — Nlle Arch. Mus., 1871, p. 93. — Rech. Mam-

mif., 1874, p. 290.

340. — A.-M. Edwards. — Arch. Mus., 1871, p. 93. — Rech. Mammif., 1874,

p. 289

— 32

Sur la signification du triple faciès géographique

DONT LES DlCOTYLES, CUVIER SONT EMPREINTS Par E.-G. Dehaut.

Dans son grand ouvrage intitulé : The extinct Mammaliah fauna of Dakota and Nebraska, publié en 1869 dans le Journal of the Academy of natural sciences of Philadelphia, série 2, volume VII, Leidy rapprochait, des Pachydermes artiodactyles néotropicaux que Cuvier a rangés dans le genre Dicotyles, les Ruminants pri- mitifs des Etats-Unis que lui-même venait de décrire sous le nom à' Oreodon. « Dans le caractère anatomique de son squelette, disait- il, Oreodon montre des rapports évidents avec les animaux suiliens et, en fait, le caractère du genre ne peut guère être mieux exprimé qu’en l’appelant : un genre de Porcins qui ruminaient. L’abondance relative de ses restes permet de supposer qu’il était extrêmement répandu, et qu’il vivait en grands troupeaux qui erraient autrefois dans les immenses prairies et à travers les épaisses forêts du Nébraska antique, comme font, de nos jours, les Pécaris dans l’Amérique du Sud. » - ,

La mandibule des Oreodon, en particulier, présente une ressem- blance frappante avec celle des Dicotyles, ressemblance que Leidy a mise en lumière tout en l’atténuant je dirai bientôt pourquoi.

« Au-dessous de l’apophyse coronoïde et de l’échancrure voisine, écrit-il, la branche montante se trouve excavée en une fosse mieux délimitée et beaucoup plus profonde que dans le Pécari. » A la vérité, cette fosse, où le muscle temporal s’insère, a été tout aussi bien sculptée par la Nature dans le Pécari à lèvres blanches (Dico- tyles labiatus, fig. 1) que dans les Oreodon ; mais, dans le Pécari à collier (Dicotyles torquatus, fig. 2), — le seul, sans doute, que l’illustre professeur de Philadelphie ait comparé à ces Ruminants fossiles, — l’excavation sous-coronoïdienne est moins profonde, et son bord antéro-supérieur est presque effacé.

Le grand paléontologiste anglais Seeley, ayant consacré sa vie à l’étude' des Reptiles fossiles considérés dans leurs rapports avec les autres Vertébrés, a émis l’idée que « Vélimination de certains caractères, perte semblant toujours s' accompagner d'un gain corres- pondant en caractères nouveaux 1, » avait été la cause immédiate de' la différenciation des classes. Appliquant à la genèse des ordres

1. Dragons of the air. An accounl of extinct Flying Reptiles. London, 1901.

Bulletin du Muséum, 2e séiie, t. XVII, ri° 1, 1945.

Fig 2. — Dicotyles torquatus, Cuvier. La fosse, sous-coronoïdienne f. L. est moins nettement délimitée, en haut et en avant, que dans le Dicotyles labiatus, et la mola- risation des prémolaires est moins avancée : à la 4e, l’hypoconide hy est sensible- ment moindre que le protoconide pr.

Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 1, 1945. 3

— 33 —

mammaliens cette ingénieuse théorie, je changerai la définition des Oreodon , donnée par Leidy (a genus of ruminating Hogs) en celle-ci : un genre de Ruminants, qui n avait pas éliminé ses traits dicotyliens.

Fig. 1. — Dicotyles labiatus, Cuvier. Espèce manifestant au plus haut point ses rap- ports avec les Ruminants du genre Oreodon par la différenciation des fosses sous- coronoïdiennes de Leidy f. L. ; et avec les Périssodactyles par la molarisation de ses prémolaires, à la 4e desquelles l’hypoconide hy est presque aussi développé que le protoconide pr.

Sans doute, la présence des fosses sous-coronoïdiennes, chez les Dicotyles qui sont des Pachydermes artiodactyles et les Oreodon qui sont des Ruminants, implique P existence d5 affinités naturelles entre ces animaux. Mais c’est aussi, — - et surtout, — un caractère de faciès géographique, rappelant, chez les Pécaris néotropicaux,

/

l’origine néarctique de la famille dont ils sont les seuls survivants L L’interprétation de ce fait, au premier abord surprenant, se trouve dans la théorie Cuviérienne des migrations , ou des « échanges mutuels de productions » entre les différentes régions du globe 1 2.

Or, sous l’influence du milieu néotropical, deux autres faciès ont été acquis par les Dicotyles :

Un faciès australien. • — - L’apophyse pré-glenoïde des Pécaris est une crête descendante du jugal, de même que chez les Marsu- piaux des régions australienne et néotropicale, et chez les Créo- dontes des couches de Santa Cruz, désignés, par Ameghino, sous le nom de Sparassodonta.

Un faciès africano-brésilien. — M. Dietrich dit que les Pécaris « nous donnent une idée approximative de la physionomie qu’ont pu avoir les anciennes formes de passage des Suidés aux Hippopo- tamidés 3 », et de fait, des variétés individuelles , se produisant, de nos jours, dans le sein des deux espèces dicotyliennes, rappellent, d’une manière frappante, par certains de leurs traits, les Hippo- potames. Et de l’autre côté de l’Atlantique une espèce hippopo- tamienne est née, qui ressemble aux Dicotyles , — et de bien près, — par de multiples caractères dentaires ou osseux : Y Hippopotàmus ( Chœropsis ) liberiensis, Morton. Ces sortes de similitudes, entre animaux de l’Amériquè du Sud et animaux africains, remontent loin dans le passé du globe, mais elles n’ont pas été toujours aussi marquées qu’à présent. Andrews, comparant, à l’étrange Mam- mifère de Patagonie qu’AMEGHiNo a appelé Pyrotherium, les Pro- boscidiens primitifs du Fayoum que lui-même venait de faire con- naître sous le nom de Palaeomastodon, remarque, très justement, qu’entre ces êtres existe « une ressemblance générale plutôt qu’une étroite similitude structurale 4. » C’est que le Pyrotherium n’était pas un Proboscidien, mais formait, dans le groupe si étendu des Ongulés, un ordre à part (Gaudry 5) : il ne pouvait donc pas copier l’ostéologie des Palaeomastodon d’une manière aussi exacte que les Pécaris, qui sont des Pachydermes artiodactyles, copient le plan d’organisation des Hippopotames, autres Pachydermes artiodac- tyles. .

Cette remarque, sur l’influence que le degré de parenté des êtres exerce sur la perfection des ressemblances de convergence ou de parallélisme

1. Les Dicotylidés se rapprochent tellement des Ilippopotamidés par leurs ten- dances évolutives, qu’il ne me semble plus possible de les considérer, comme je l’ai d’abord fait, comme une sous-famille des Suidés.

2. Recherches sur les ossemens fossiles. Nouvelle édition, t. I, Discours préliminaire, Paris, 1821.

3. Pleistocâne deutschostafrikanische Hippopotàmus- Reste. Wissenschaftliche Ergeb- nisse der Oldoway-Expedition 1913. Leipzig, 1928.

4. A descriptive catalogue of lhe tertiary Vertebrata of lhe Fanyûm, Egypt. London, 1906.

5. Fossiles de Patagonie. Le Pyrotherium. Annales de paléonl., Paris, Î909.

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qui peuvent les rapprocher, m’amène à reparler des fosses sous-coronoï- diennes des Pécaris et des OreocLon. Considérés d’une manière générale, les Pachydermes artiodactyles forment un ordre d’Ongulés moins évo- lués que les Ruminants et que beaucoup de Périssodactyles. Il n’est donc pas déraisonnable de regarder la différenciation des fosses sous- coronoïdiennes, chez les Dicotyles, comme l’expression d’une tendance à un état d’organisation plus élevé, rappelant un genre particulier de Ruminants, de même que la molarisation des prémolaires, chez le Dico- tyles torquatus (fig. 2) et surtout chez le Dicotyles labiatus (fig. 1), fait penser aux Périssodactyles. Au reste, la présence même de ces impres- sions musculaires n’est pas sans établir quelque rapport entre les Pécari- et les Périssodactyles, puisqu’une fosse pour l’insertion dü crotaphyte, à peu près semblable à celle du Dicotyles torquatus, a été décrite et figurée, par Sir Richard Owen x, chez un Périssodactyle de l’argile de Londres, le Pliolophus vulpiceps 1 2, et qu’il existe des traces de cette disposition chez les Tapirs et les Rhinocéros. Pourtant, comme un Pachyderme artiodactyle très généralisé, le Chœropotamus Cuvieri, Owen, qui vivait à la fin de l’éocène dans la région anglo-parisienne, a eu des fosses sous- coronoïdiennes pareilles à celle§ du Dicotyles labiatus 3, il n’est pas non plus illogique de se demander si ces dépressions de la face externe des branches mandibulaires montantes n’auraient pas la signification d’ün caractère archétypique, commun à plusieurs formes primitives appar- tenant, respectivement, à trois ordres d’Ongulés ; aux Pachydermes artiodactyles, aux Ruminants et aux Périssodactyles. Quoi qu’il en soit à cet égard, c’est dans un tout autre sens, dans le sens marsupial, que l’apophyse pré-glénoïde s’est différenciée chez les Dicotyles, et j’ai déjà rappelé, qu’à l’époque miocène les Sparassodontes les avaient précédés ‘dans cette voie. A la vérité, l’histoire des Pécaris illustre bien cette remarque de Georges Cuvier : « Si l’on voulait ranger les esp'ces, d’après chaque organe, considéré en particulier, il y aurait autant de séries à former, que l’on aurait pris d’organes régulateurs 4 ». (Seules, les modifications essentielles des organes importants étant soumises à des lois de corréla- tion constantes et nécessaires).

En résumé, les Dicotyles ont conservé, dans leurs fosses sous- coronoïdiennes, la marque de l’Amérique du Nord, leur première patrie. Leur apophyse pré-glénoïde, homologue de celle des Spa- rassodontes et de celle des Marsupiaux, et de multiples traits rap- pelant les Hippopotames de l’ancien monde, ont été acquis dans l’Amérique du Sud, sous l’influence, sans doute, de conditions

1. Description of a small Lophiodont Mammal (Pliolophus .vulpiceps, Owen). Quart. J. Geol. Soc. London, t. XIV, 1858.

2. Flower et Lydekker regardent Pliolophus vulpiceps comme identique géné- riquement, et peut-être même comme espèce, avec Hyracotherium leporinum, anté- rieurement décrit par Owen d’après une tète osseuse très mutilée.

3. Fig. lji (pl. IV) du mémoire d’OwEN, intitulé : Description of some fossil remains of Chœropotamus, Palaeotherium, Anoplotherium and Dichobunes. Trans. Geol. Soc. London, t. VI [sér. 2], 1841.

4. Leçons d’anatomie comparée, recueillies et publiées par M. Duméril, t. I Paris, 1835.

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physiques analogues à celles qui prévalent en Australie d’une part et en Afrique de l’autre. La superposition des faciès néarctique, africano-brésilien et australien, dans le continent méridional du nouveau monde, était depuis longtemps connue des naturalistes, mais leur coexistence dans un seul et même organisme , n’avait pas été démontrée.

Laboratoire de Zoologie ( Mammifères et Oiseaux) du Muséum.

Parasitisme du Pagure Clibanarius misanthropus ( Risso ) par le Rhizocéphale Septosaccus Cuenoti Duboscq

Par Jacques Cahayon.

En 1912, 0. Duboscq décrivit sous le nom de Septosaccus Cue- noti n. g., n. sp., un Rhizocéphale qu’il avait trouvé parasitant le Pagure Diogenes pugilator Roux, à Arcachon. Ch. Perez [1928] a constaté la présence de ce parasite, toujours sur Diogenes pugilator en différents points des côtes de Bretagne. La fréquence d’infes- tation du Pagure est variable mais souvent élevée. Si, à Wimereux, Ch. Perez n’a trouvé aucun Diogenes infesté sur 138 individus examinés, il signale par contre une proportion d’infestation de 10 à 20 % à Saint-Efflam (Côtes-du-Nord) [Ch. Perez, 1928]. Cette proportion s’élève à un degré tout à fait exceptionnel à Arca- chon, où Duboscq signalait déjà la grande abondance du para- site ; L. Cuénot l’évalue [1927] à 43 % et elle paraît avoir aug- menté encore, car j’ai toujours constaté dans les récoltes faites dans cette localité au cours de ces dernières années, une propor- tion d’individus infestés supérieure à celle des individus indemnes.

Appartenant aux Peltogastrides, le Septosaccus se distingue des. autres genres de ce groupe principalement par la présence de lamelles développées sur la face interne du manteau et cloisonnant plus ou moins la cavité palléale. On ne connaît actuellement, outre l’espèce type S. Cuenoti Duboscq, qu’une seconde espèce, S. reti- culatus van Kampen et H. Boschma (1925) récoltée par l’expédi- tion du « Siboga » sur Pagurus deformis H. M. Edwards.

Le S. Cuenoti est indiqué par L. Cuénot [1927] comme infestant uniquement Diogenes pugilator à Arcachon, et il n’a jusqu’ici jamais été signalé sur une autre espèce de Pagure.

Cependant, j’ai eu l’oecasion à trois reprises : en août 1941, novembre 1942 et mai 1943, de recueillir à Arcachon des Pagures de l’espèce Clibanarius misanthropus (Risso) qui portaient, fixé sur le côté gauche de leur abdomen, le sac externe d’un Rhizocé- phale [Fig. 1]. Examiné sur le vivant, ce sac présentait tous les caractères de forme et de coloration de celui d’un Septosaccus Cuenoti. Çhez le premier individu récolté, il avait les dimensions suivantes : longueur totale : 2,73 mm. 1 ; largeur maxima : 1,17 mm.

1. Bien qu’il s’agisse d’un individu adulte, incubant une ponte, cette dimension est bien inférieure à la taille de 7 mm. que peuvent atteindre, d’après Duboscq, les

Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 1, 1945.

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On distinguait dans la cavité pafléale, des œufs en incubation d’un diamètre moyen de 130 environ. Sur les coupes transversales du sac (Fig. 2), on retrouve les traits caractéristiques de l’orga- nisation d’un Septosaccus et notamment les lames de la face interne du manteau, longues et très minces à ce stade, et qui retiennent les œufs en incubation 1. Le mode d’insertion du sac dont le pédon- cule pénètre en s’évasant en entonnoir dans le corps du Pagure, correspond bien au dispositif existant chez Septosaccus qui, comme l’a signalé H. Bauduin [1931], diffère nettement par ce caractère des autres Rhizocéphales.

Enfin, M. le Professeur Ch. Perez a bien voulu examiner les racines de l’un des exemplaires parasitant Clibanarius misanthro- pus. Ce sont, sans aucun doute, celles d’un Septosaccus, qui, comme il l’a montré [Ch. Perez, 1931], se distinguent nettement de celles des autres Peltogastrides. Si l’attribution générique de ce Rhizo- céphale est absolument certaine, son attribution à l’espèce S. Cue- noti pourrait laisser subsister quelques doutes. Aucun Rhizocéphale n’avait été jusqu’ici signalé en France sur Clibanarius misanthro- pus, mais Fraisse a décrit, en 1878, sous le nom de Peltogaster Rodriguezii un Rhizocéphale qui, aux Iles Baléares, parasite fré- quemment ce Pagure.

S’agit-il de la même espèce que celle trouvée à Arcachon, donc d’un Septosaccus très voisin ou identique au S. Cuenoti, ou d’une espèce bien différente ? La description ancienne de Fraisse ne permet pas de le dire et il serait nécessaire d’examiner à nouveau des exemplaires du Rhizocéphale trouvé aux Baléares pour con- clure. Quoi qu’il en soit, des raisons d’ordre écologique, s’ajoutant à la similitude absolue de l’aspect général et de la plupart des caractères, amènent à considérer les Septosaccus recueillis à Arca- chon sur Cl. misanthropus comme des S. Cuenoti. En effet, si les Diogenes pugilator, hôtes habituels de ce Rhizocéphale, vivent dans les zones sableuses rarement découvertes par la mer, tandis que les Clibanarius se rencontrent dans les rochers à un niveau plus élevé de la zone intercotidale, les habitats de ces deux espèces de Pagures sont très voisins à Arcachon.

J’ai dit plus haut la fréquence extrême, dans cette région, du Septosaccus • il est donc aisé d’admettre que les Clibanarius, qui vivent dans une eau où abondent les larves de ce Rhizocéphale

sacs externes de S. Cuenoti. Mais l’on sait que les dimensions sont variables dans d’assez larges limites chez les Rhizocéphales. J’ai recueilli à Arcachon, sur des Dio- genes, des S. Cuenoti incubants dont la taille ne dépassait pas celle de l’exemplaire trouvé sur Cl. misanthropus.

1. Chez l’unique parasite que j’ai coupé, ces lames m’ont paru moins nombreuses que chez les exemplaires typiques de S. Cuenoti [cf. Duboscq, 1912, fig. 4, p. xiv]. Leur aplatissement extrême pendant l’incubation et leur déchirement local par le rasoir en sont peut-être la cause.

noti f ;égum caviti

2 mm. , 0,5 mm.

puissent être occasionnellement infestés par elles. Il convient d’ail- leurs de souligner le caractère accidentel de cette infestation, qui ne paraît pouvoir se produire que chez de petits exemplaires de Cl. misanthropus dont la taille est comparable à celle de Diogenes pugilator adultes. En effet, parmi plus de 10.000 Clibanarius exa- minés en trois ans, je n’ai rencontré que trois individus parasités par le S. Cuenoti.

Laboratoire des Pêches et Productions Coloniales d’Origine animale, du Muséum.

.INDEX BIBLIOGRAPHIQUE

1931. Bauduin (Mme H). — Notes anatomiques sur le Septosaccus Cue- noti. Trav. Stat. hiol. Roscoff, 1931, fasc. 9, p. 11-24, pl. I-II.

1927. Cuénot (L.). — Contributions à la faune du Bassin d’Arcachon.

IX. Bull. Stat. hiol. Arcachon, t. 24, fasc. 2, p. 291-292.

1912. Duboscq (O.). — Sur les Peltogàstrides des côtes de France. Peltogaster (Chlorogaster) Pruvoti n. sp., Peltogàster (Chloro- gaster) Delagei n. sp., Septosaccus Cuenoti n. g., n. sp. Arch. zool. exp. et gén., 5 ; Notes et Revue, n° 1, p. ix-xv.

1878. Fraisse. — Die Gattung Cryptoniscus. Arch. zool. und zoot. Inst. Würzbourg, Bd 4, p. 289.

1925. Van Kampen und H. Boschma. — Die Rhizocephalen der Siboga Espedition. Siboga Expedit., Monogr. XXXI bis.

1928. Perez (Ch.). — Notes sur les Epicarides et les Rhizocéphales des

côtes de France. IX. Diogenes pugilator et Septosaccus Cuenoti. Bull. Soc. zool. France, t. LIII, n° 7, p. 526-258.

1931. Perez (Ch.). — Sur les racines des Rhizocéphales parasites des Pagures. C. R. Acad. Sci. Paris, t. CXCII, p. 769-771, 5 fig.

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Récolte malacologique du Professeur Humbert dans le Nord de Madagascar

Par E. Fischer-Piette.

Professeur au Muséum.

Le lot remis au Laboratoire de Malacologie par le Professeur Humbert ne renferme qu’un petit nombre d’espèces. Mais leur examen donne l’occasion d’éclaircissements, utiles, car beaucoup d’espèces malgaches -n’ont été étudiées jusqu’ici que de façon sommaire ; et pour chacune d’elles on ne connaît que très peu de localités. Aussi ajouterai-je, aux localités notées par M. Humbert, celles des exemplaires des mêmes espèces qui se trouvent dans de très riches matériaux, non encore étudiés pour la plupart, qui ont été envoyés au Laboratoire de Malacologie du Muséum par MM. Decary, Geay, Perrier de la Bathie, G. Petit, Waterlot, etc...

Ætheria elliptica Lamk.

Le genre Aetheria a été longtemps considéré comme spécial aux eaux douces de l’Afrique continentale. En 1893, Cooke, dans son travail sur la distribution des Mollusques de Madagascar ( The Conchologist, 11, p. 133) précisait que pas un seul exemplaire de ce genre n’avait été trouvç à Madagascar. Mais en 1907, L. Germain publia une « Note sur la présence du genre Aetheria dans les rivières de Madagascar » ( Bull . Mus., XIII, p. 255) où il fit connaître que Perrier de la Bathie avait récolté deux valves A Aetheria ellip- tica Lamk. dans les rapides de la Malahavy et de son affluent de droite l’Androsity (N. -O. de Madagascar). Il attribua à ce fait une grande importance, et supposa (1911, Bull. Mus., p. 137) qu’il fallait y voir l’indice d’une communication terrestre mio-pliocène entre Madagascar et le continent africain. Plus tard (1937, Les régions zoologiques terrestres in Encyclopédie française, t. V, p. 5-70-3) il écrit : « Peut-être... une communication quaternaire a-t-elle existé temporairement entre Madagascar "et l’Afrique, permettant le passage des Aetheries, Mollusques fluviatiles, essen- tiellement africains, inconnus antérieurement au Quaternaire ».

Ces considérations n’étaient basées que sur deux échantillons. J’ai maintenant six autres échantillons provenant de deux loca- lités nouvelles, en trois récoltes.

1° Le Professeur Humbert a récolté quatre spécimens de belle Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 1, 1945.

4

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taille (long. 118 à 150 mm.) dans la rivière Betsieka, affluent du Rodo, donc sur le versant Est de la pointe Nord de Madagascar.

2° J’ai trouvé dans les matériaux de M. Perrier de la Bathie une valve provenant de la rivière Sahondra, affluent du Sambo, vers 150 m. d’altitude, où l’espèce est localisée sur les basaltes.

3° Dans un envoi de G. Petit se trouve un autre échantillon provenant de cette même rivière Sahondra.

Cette dernière localité étant située fort loin des précédentes, dans l’Ouest de l’île, il s’avère que V Aetheria elliptica a une large répartition à Madagascar.

Helicophanta goudotiana Férussac.

Cette espèce, figurée par Férussac (pl. 10 A, fig. 6 et pl. 10 B, fig. 1, 2) et nommée dans l’explication des planches (p. 4, nos 21 et 22) a été ensuite correctement comprise par Pfeiffer (1845, Zeitschr. f. Malakoz., p. 155 ; 1846, Mart. et Chemn. 2e éd., Hélix. p. 314, pl. 54, fig. 1-2 ; 1848, Monogr. Helic. viv., I, p. 18), par Reeve (1854, Conch. Icon., pl. 38, fig. 174 a, b), par Crosse et Fischer (1889, Hist. nat. Madag., pl. 1, fig. 1, 2). Mais son histoire s’est compliquée par une erreur initialement commise par Des- hayes et consacrée par Pilsbry.

En effet, Deshayes, lorsqu’il a procédé à la description des espèces figurées par Férussac, a placé sous le nom d 'Hélix gou- dotiana (page 286) la description s’appliquant aux figures 4 et 5 de la planche 10 A de Férussac, lesquelles représentent en réalité H. amphibulina Fér. i quant au véritable H. goudotiana, il l’a étu- dié sous le nom d’ Hélix oviformis Grateloup.

Pilsbry (1890, in Tryon’s Manual, VI, pp. 69 et 70) a suivi Deshayes sans voir son erreur, et jugea au contraire comme erro- nés les noms admis (à bon droit) par Reeve et Pfeiffer. En con- séquence, VH, goudotiana de Reeve n’étant pas, selon lui, celui de Férussac, il jugea utile de lui donner un autre nom, H. phenax Pilsbry (p. 69 ; pl. 66, fig. 61 et pl. 11, fig. 39), qu’il rattacha comme variété à VH. oviformis Grat.

Ce nom Helicophanta phenax Pilsb. doit disparaître.

Doivent disparaître aussi les dénominations suivantes, qui, à mon avis, s’appliquent toutes à V Helicophanta goudotiana Fér. :

Hélix oviformis Grateloup, 1839, Actes Soc. Linn. Bord ^ XI, p. 161 et p. 396, pl. 2, fig. 2.

Hélix oomorpha Mabille, 1884, Bull. Soc. malac. Fr., p. 145 (sans figure). Ayant sous les yeux le type de Mabille et les types de Férussac, je constate la nécessité de réunir ces deux formes. Ancey (1905, Journ. de Conchyl., p. 325) avait antérieurement rattaché VH. phenax Pilsbry à VH. oomorpha Mab.

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Helicophanta Methueni Robson, 1914, Journ. Linn. Soc. Lond., Zool., 32, p. 384, pl. 35, fig. 14, 15. La forme générale est la même que celle de la figure 59 de la pl. 66 de Pilsbry ( Helicophanta phenax Pilsb.). Les caractères différentiels invoqués par rapport à cet H. phenax (= H. goudotiana ) rentrent dans le cadre des variations telles que me les montrent les exemplaires, relativement nombreux, des collections, du Muséum.

Les seules indications que j’aie trouvées dans la littérature au sujet de la localisation de l’espèce qui nous intéresse sont les sui- vantes : Y Helicophanta Metueni de Robson provient du district d’Ambongo (sur le Lias), donc du N.-O. de l’île ; d’autre part O. Boettger (1889, Nachrichtshl. malak. Ges., p. 44) cite de Locubé (Nossi-Bé) VH. goudotiana, mais comme il comprend sous ce nom les figures de Férussac concernant Y H. amphihulima en même temps que celles de VH. goudotiana, il reste une incertitude. Enfin Ancey (1905, Journ. de Conchyl., p. 326) pense que VH. oomorpha ' Mab. — H. phenax Pilsb. provient plutôt de l’intérieur que de la côte.

Heureusement les récoltes de M. Humbert, et les autres lots de nos collections, permettent de faire connaître un certain nombre de localités qui sont les suivantes du nord au sud :

Plateaux de l’Ankara et de l’Analamera, forêts à feuilles caduques, sur sol calcaire (deux échantillons subfossiles, M. Humbert) ; Mananjeba, dans les bois sur sol de gneiss (Perrier de la Bathie) ; Sambirano, dans les bois sur sol de gneiss (Perrier de la Bathie) ; Massif de Manongarivo, vers 1.000 m. d’altitude, sur le gneiss (Perrier de la Bathie) ; Ankatsepe près Majunga, bois sur cal- caire (Perrier de la Bathie) ; gorges de Salapango, Bemaraha (G. Petit) ; Tsiribihina, bois sablonneux, sur le Crétacé (Perrier de la Bathie) ; . Morondava, bois sablonneux (Perrier de la Bathie). Les collections du Muséum renferment divers autres échantillons, sans provenance précise.

On voit que toutes les localités connues sont situées sur le ver- sant Ouest de l’île.

' y . ■

Kalidos sp.

Dans le même lot provenant des plateaux de l’Ankara et de l’Analamera (forêts à feuilles caduques sur sol calcaire) se trouvé un échantillon subfossile, sans coloration, que je n’ai pu déter- miner mais que je rapporte au genre Kalidos en raison de ses affi- nités apparentes avec le Kalidos Bournei Robson (1914, Journ. Linn. Soc. Lond., p. 381), dont j’ai en mains quatre échantillons de Namoroka, Ambongo (Perrier de la Bathie ; G. Petit).

Achatina panthera Fér.

Même provenance. Trois échantillons subfossiles dont un jeune. L. Germain (1911, Faune malac. Mascareignes, p. 178) a donné pour cette espèce une bibliographie très étendue.

Tropidophora cuvieriana Petit.

Même provenance. Six échantillons subfossiles. D’autres exem- plaires de nos collections proviennent de Nossi-Bé (Amiral de Hell, 1843 et 1853). Philippi (1844, Abbild., I, 5, p. 103) avait donné pour habitat : Région Nord de Madagascar, et Nossi-Bé ; et H. Crosse (1881, Journ. de Conchyl., 29, p. 191) écrit que l’île de Nossi-Mitziou est signalée depuis longtemps comme l’habitat de cette espèce.

Toutes ces indications concordent pour situer nettement l’habitat de Tropidophora cuvieriana dans l’extrémité Nord de l’île et dans les îlots voisins.

Cette magnifique espèce a été décrite par Petit de la Saus- saye (1841, Rev. Zool., p. 184 ; 1842, Mag. Zool., pl. 55) ; d’autres figures se trouvent dans Reeve (1842-43, Conchol. syst., II, pl. 184, fig. 14 ; pl. 185, fig. 24), Sowerby (1843, Thés, conch., I, p. 115, pl. 30, fig. 218-219), Philippl (1844, loc. cit., pl. 1, fig. 1), Pfeiffer (1846, Mart. et Chemn., 2e éd., p. 9, pl. 1, fig. 1-4), Reeve (1862, Conch. Icon., XIII, pl. 5, fig. 25), Crosse et Fischer (1889, Hist. nat. Madag., Moll., pl. 25, fig. 1-2).

Tropidophora occlusa Môrch.

Même provenance. Douze échantillons dont plusieurs subfossiles.

Cette espèce, qui diffère de la précédente par sa moindre taille et par la lame préristomiale cachant presqu’entièrement l’ombilic, a été nommée en 1852 (Catal. Yoldi, p. 39). On en trouvera de bonnes figures dans Reeve (1862, Conch. Icon., XIII, pl. 5, fig. 26) et Crosse et Fischer (1889, Hist. nat. Madag., pl. 26, fig. 1-3).

Il semble que la localisation de cette espèce n’avait pas encore été précisée. Elle paraît d’ailleurs n’avoir été que rarement récol- tée.

Trophidopora deshayesiana Petit.

Deux exemplaires, même provenance.

Petit de la Saussaye, dans sa description (1844, Rev. zool., p. 3 ; Mag. zool., pl. 98) indiquait déjà que çette espèce habite la partie Nord de Madagascar. Pfeiffer (1846, Cyclostomaceen in

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Mart. Chemn., 2e éd., p. 175, pl. 25, fig. 10) donne pour prove- nance Nossi-Bé. Beeve (1862, Conch. Icon., XIII, pl. 5, fig, 24) et Crosse et Fischer (1889, Hist. nat. Madag., Moll., pl. 25, fig. 3) n’apportent pas de précisions nouvelles.

Cette espèce, comme la précédente, semble n’avoir été que rare- ment récoltée.

Trophidopora Moulinsii Grateloup.

Cette espèce a une bibliographie beaucoup plus copieuse que les précédentes :

1840. Cyclostoma Moulinsii Grateloup, Actes Soc. Lin. Bord., XI, n° 55- (30 mars 1840), p. 169 et p. 444, pl. 3, fig. 19.

1840. Cyclostoma cariniferum Sowerby, Spec. Conchol. (sic), fig. 197- 198 (fide L. Germain, 1921).

. . . Cyclostoma cariniferum Sowerby, Spec. conchyliprum, II, fig. 197 et 198 (fide Reeve, 1843).

1843. Cyclostoma cariniferum Sowerby, Thés, conch., I, p. 114, pl. 25, fig. 98.

1843. Cyclostoma Desmoulinsii Sowerby, Thés. Conch., I, p. 125, pl. 25, fig. 97.

1843. Cyclostoma cariniferum Reeve, Conch. Syst., II, pl. 185, fig. 23. 1847. Cyclophorus cariniferus Pfeiffer, Zeitschr. f. Malakoz., p. 108. 1847. Cyclostoma cariniferum Pfeiffer, Cyclostomaceen in Mart. et Chemn. 2e éd., p. 114, pl. 19, fig. 13-15.

1850. Cyclostoma spectabile Petit de la Saussaye, Journ. de Conchyl.,

I, p. 49, pl. 3, fig. 2.

1860. Cyclostoma cariniferum Morelet (A.), Séries conhyliol., II, p. 106. > 1862. Cyclostoma moulinsii Reeve, Conch. Icon., XIII, pl. 4, fig. 20. 1862. Cyclostoma cariniferum Reeve, Conch. Icon., XIII, pl. 7, fig. 36. 1910. Tropidophora (Tropidophora) carinifera Kobelt, Abhandl. der Senk. nat. Ges., 32, p. 90.

1910. Tropidophora (Ligatella) moulinsi Kobelt, ibid., p. 91.

1921. Tropidophora (Tropidophora) carinifera Germain., Paléontol.

Madag., IX, Moll, quatern., pp. 21-22, pl. 5, fig. 15 à 20.

1936. Tropidophora moulinsii Fulton, Proc, malac. Soc. Lond., 22,

P- 9-

Cette espèce était généralement appelée Tropidophora carinifera, Sow., mais Fulton - (1936) a fait observer qu’elle s’identifiait à T. moulinsii Gratel, et que ce nom avait la priorité, étant de 1840 tandis que Sowerby avait publié son espèce en 1843. Il faut toute- fois remarquer que, d’après L. Germain (1921), Sowerby avait donné une première description en 1840 ; il reste donc à confronter les dates exactes, ce que je n’ai pas été en mesure de faire, n’ayant rien trouvé qui corresponde à cette dernière référence.

C’est à tort que Kobelt (1910, Yerz. Afrik. Binnenc.) a identifié au T. spectabile Petit (= T. moulinsii Grat.) le Cyclostoma cerasta

Mab., espèce non figurée. En effet, le type de Mabille, que j’ai en mains, appartient au groupe du C. unicarinata Sow.

Les carènes de T. moulinsii peuvent s’atténuer au point de faire place à un système de nombreux cordons décurrents sub-égaux obsolètes. L’un des six échantillons subfossiles rapportés par M. Humbert des forêts de l’Ankara et de l’Analamena est dans ce cas ; les cinq autres sont normalement carénés mais offrent la particularité de posséder un péristome feuilleté, fait de plusieurs péristomes emboîtés dont le premier formé* est le plus étendu.

Notre laboratoire possède des échantillons d’autres provenances : Montagne des Français, près Diego-Suarez (M. Poisson); Sambi- rano, sur grès basique vers 700 m. d’altitude (Perrier de la Bathie) ; grottesfde Salapango, Bemaraha (un éch. fossile, G. Petit).

Les localités antérieurement connues étaient les suivantes : Nossi Faly (Petit de la Saussaye, C. spectabile ) où il a été pré- cisé par Morelet (1860) que cette espèce habite dans les grottes ; et province de Mananjary (L. Germain, 1921, exemplaire fossile). Cette dernière région, située dans le Sud-Est, est fort éloignée des autres localités- connues, groupées au Nord-Ouest vers la pointe de l’île, et à l’Ouest (Salapango).

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Les Mollusques de France de la collection Locard. Mollusques terrestres. (6e note). Famille Helicidæ (suite).

Par Gustave Cherbonnier.

Sous-famille Thebinæ.

Genre Theba Risso, 1826.

[Ilelicella cle Férussac, 1821, (pars) ; Zenobia Gray, 1821 (pars) non Oken, 1815; Moquin-Tandon, 1855; Carthusiana Kobelt, 1871; Latonia Westerlund, 1889 (non Mayer, 1843) ; Westerlundia Kobelt, 1904 ; M onacha Lindholm, 1927, non auteurs.]

Theba cantiana (Montagu, 1803).

1. — Hélix cantiana Montagu, 1803. Allemagne [ VI-1 ) .

2. — Hélix cantianiformis Bourguignat, 1884. Nord : Douai, Valen- ciennes. Pas-DE-CALAis : Boulogne-sur-Mer. Angleterre. Alle- magne. Belgique [VI-1].

Theba cemenelea Risso, 1826,

1. — Hélix cemenelea (Risso, 1826). Alpes-Maritimes : A,ntibes, Ville- franche, Nice. Ain : Miribel. Bouches-du-Rhône : Aix-en-Provence. Gard : Alais. Rhône : Lyon. Savoie : Aix-les-Bains. Var : Carcès, Draguignan, Fréjus, La Ciotat, La Seyne. Vaucluse : Avignon, Cucu- ron. Italie du Nord. [ VI-1 ] .

2. — Ilelix putoniana Mabille, 1880. Rhône : Lyon. Vaucluse : Cucu- ton. [VI-1].

3. — - Hélix rubella (Risso,. 1826). Alpes-Maritimes : Antibes, Grasse, Menton, Nice. Bouches-du-Rhône : Orgon. Drôme : Saint-Paul- Trois-Châteaux. Hérault : Béziers. Isère : Grenoble. Rhône : Givors, Lyon. Savoie : Aix-les-Bains. Var : Fréjus, Saint- Raphaël. Vau- cluse : Avignon, Cucuron, Sault. [VI-1].

Theba cemenelea Risso var. d’Anconae Issel, 1872.

1. — Hélix d’anconae Issel, 1872. Alpes-Maritimes : Antibes, Saint- Martin de Lentosque. Bouches-du-Rhône : Arles. Hérault : Béziers. Var : Carcès, Fréjus, Rians, Roquebrune, Saint- Raphaël. [VI-1].

2. — Hélix iadola Bourguignat, 1882. Vaucluse : Sault. [VI-1].

Theba carthusiana (Muller, 1774).

1. — Hélix carthusiana Müller. 1774. Ain : Chevry, Billieu. Alpes- Maritimes : Ile Sainte-Marguerite, Nice. Aude : Carcassonne. Bouches-

Bullelin du Muséum, 2e série, t- XVII, n° 1, 1945.

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du-Rhône : Aix-en-Provence, Arles, Saint-Chamas. Calvados : Ca- bourg. Charente : Angoulême, Puymoyen. Charente-Maritime : Ile de Ré. Drôme : Valence. Gard : Nîmes. Gironde : Ile Cazeaux. Haute-Savoie : Gorges du Fier. Haut-Rhin : Fort-Mortier. Isère : Grenoble, Sassenage. Lot-et-Garonne : Agen, Port-Sainte-Marie. Meurthe-et-Moselle : Lunéville, Nancy. Moselle : Bionville, Metz. Nièvre : Nevers. Oise : Mouy. Rhône : Collonges, Lyon. Seine- Inférieure : Rouen. Savoie : Aix-les-Bains. Seine-et-Marne : Carnetin, Lagny. Seine-et-Oise : Argenteuil, Epinay, Versailles. Tarn-et-Garonne : Lauzerte. Var : Bagnols, Draguignan, Fréjus, . Rians. Toulon. Vaucluse : Avignon, Bollène, Valréas [VI-1].

2. — Hélix diurna Bourguignat, 1880. Bouches-du-Rhône : Arles. Hautes-Pyrénées. Rhône : Lyon. Vaucluse : Avignon [VI-1].

3. — Hélix episema Bourguignat, 1880. Aveyron : Estaing [.VI-1].

4. — Hélix innoxia Bourguignat, 1882. Alpes-Maritimes : Cannes, Menton, Nice. Aude : Carcassonne. ‘Aveyron : Rodez. Charente : Angoulême. Charente-Maritime : Saint-Martin-de-Ré. Drôme : Valence. Gard : La Foux. Gironde : Bordeaux. Haute-Garonne -: Villefranche. Lot-et-Garonne : Agen, Port-Sainte-Marie. Rhône *. Lyon. Var : Draguignan, Saint-Raphaël. Vaucluse : Avignon, Orange, Valréas [VI 1 et 2].

5. — Hélix sarriensis Martorell, 1879. Rhône : Collonges [VI-2].

6. • — Hélix stagnina Bourguignat, 1894. Ain : Mont de Parvès. Cher : Bourges. Gers : Auch. Rhône : Collonges, Lyon. Saône-et-Loire : Cuiseaux [VI-2] .

7. — Hélix ventiensis Bourguignat, 1879. Alpes-Maritimes : Cannes. Bouches-du-Rhône : Barbentannes [VI-2].

Theba carthusiana Muller var. rufilabris Jeffreys, 1833.

1. — Hélix rufilabris Jeffreys, 1833. Ariège : Bastide de Sérou. Avey- ron : Estaing. Bouches-du-Rhône : Saint-Andéol. Calvados : Cabourg. Vire. Gers : Auch. Haute-Savoie : Bonneville. Hérault : Mont- pellier. Isère : Pont-en-Royans. Maine-et-Loire : Bouchemaine. Rhône : Lyon. Saône-et-Loire : Cuiseaux. Seine-Inférieure : Rouen. Var : Saint-Raphaël, Villepey. Vaucluse : Valréas [VI-2].

2. — Hélix avarica Locard, 1893. Cher : Bourges [VI-2].

3. — Hélix Guerboisi Bourguignat, 1894. Indre : Issoudun [VI-2].

4. — Hélix leptomphala Bourguignat, 1882. Cher : Bourges. Drôme : Hauterives. Haute-Garonne : Saint-Simon. Rhône : Lyon. Var : Draguignan, Rians, Saint-Raphaël. Vaucluse : Avignon [VI-2].

Theba lamalouensis (Reynés, 1870).

Hélix lamalouensis Reynès, 1870. Hérault : Lamalou. Rhône : Lyon. Var : Hyères, Le Luc [VI-2].

— 49 —

Sous-Genre Ashfordia Taylor, 1917.

Theba (Ashfordia) granulata Turton, 1830.

Hélix pstaturochoeta Bourguignat, 1860. Finistère : Brest, Le Conquet, Morlaix [VI-2].

Sous-Famille Helicellinae.

Genre Helicella De Férussac, 1821.

[Hélicelle de Lamarck, 1812 ; Helicella Risso, 1826 (pars) ; Pilsbry, 1894 (non Helicella Gude et Woodward, 1921].

Sous-Genre Candidula Kobelt, 1871.

[Xerophila Held, 1837 (pars) ; Theba Beck, 1837 (pars) non Risso ; Heli- cella Moquin-Tandon, 1855 (pars) ; Striatinella Clessin, 1876 (pars)].

Helicella (Candidula) unifasciata (Poiret, 1801).

1. • — • Hélix unifasciata Poiret, 1801. Ain : L’Aumusse, Belley, Culoz, Miribel. Alpes-Maritimes : Menton. Aveyron : Estaing. Côte-d’Or : Auxonne. Drôme : Hauterives. Isère : Crémieu, Yeyrins. Jura : Bief du Fourg. Meurthe-et-Moselle : Lunéville. Moselle : Bion- ville, Courcèlles, Metz. Oise Mouy. Rhône : Francheville,' Givors, Lyon. Seine : Auteuil. Saône-et-Loire : Solustre. Seine-et-Oise : Argenteuil, 'Meudon, Versailles. Var : Rians. Vaucluse : Avignon, Orange. Allemagne. Suisse [VI-2].

2. — Hélix acmella Berthier, 1894. Aude : Carcassonne [VI-2].

3. — • Hélix acosmia Bourguignat, 1882. Ariège : Foux. Aude : Sainte- Lucie. Bouches-du-Rhône : Arles. Gard : Beàucaire, Pont-du-Gard . Auch : Marsolan. Hautes-Alpes : Gap. Haute-Garonne : Toulouse. Villefranche. Hérault : Cette, Palâvas. Lozère : Florac. Lot-et- Garonne : Port-Sainte-Marie. Tarn-et-Garonne : Lauzerte. Vau- cluse : Avignon, Carpentras [VI-2].

4. — Hélix arelatensis Locard, 1889. Bouches-du-Rhône : Arles.

5. — Hélix aurigerana Fagot, 1883. Haute-Garonne : Les Barelles, Montgiscard, Toulouse, Villefranche. Tarn-et-Garonne : Lauzerte [VI-2].

6. — Hélix belloquadrica Mabille, 1881. Gard ; Beaucaire. Vaucluse : Avignon, Carpentras, Gigondas, Saint-Vallier [VI-2].

7. — Hélix cenisia de Charpentier, 1837. Savoie : Mont-Cenis [VI-2].

8. — Hélix elimberisiana Locard, 1889. Alpes-Maritimes : Grasse. Gers : Auch. Haute-Garonne : Toulouse [VI-2].

9. — Hélix garoceliana Locard, 1889. Jura : Saint-Amour. Lot-et- Garonne : Port-Sainte-Marie. Moselle : Hayange. Savoie : Bonne- ville [VI-6].

10. — Hélix iliceiorum Mabille, 1881. Alpes-Maritimes : Grasse. Ariège : Mazère. Haute-Garonne : Avignonnet [VI-2].

Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 1, 1945.

4

50 —

11. — Hélix invicta Locard, 1890. Gard : Goudargues. Moselle : Bion- ville, Courcelles. Seine-et-Oise : Argenteuil. Var : Rians [VI-2].

12. — Heh'a; microp/mna Bourguignat, 1889. Aude : Carcassonne.HAUTES- Alpes : Gap, Col de la Magdeleine. Lot-et-Garonne : Agen [VI-2].

13. — Hélix Mouqueroni Bourguignat, 1882. Ain : L’Aumusse, Belley, Billieu, Bourg, Culoz. Allier. Aveyron : Espalion. Drôme : Haute- rives. Gard : Saint-Ambroix. Jura : Saint-Amour. Lot-et-Garonne : Agen. Moselle : Metz, Saint-Avold. Nièvre : Saint-Saulge. Rhône : Lyon. Saône-et-Loire : Rusilly. Savoie. Vaucluse : Avignon, Car- pentras [VI-2].

14. — Hélix spirilla Westerlund, 1876. Ain : Belley, Billieu. Alpes- Maritimes : Antibes, Grasse, Saint-Vallier. Haute-Savoie : Gorges du Fier. Aveyron : Millau. Moselle : Bionville. Rhône : Lyon. Savoie : Bonneville. Seine-et-Marne : Fontainebleau. Vaucluse : Avignon [VI-2].

15. — Hélix tarasconensis Bourguignat, 1889. Haute-Garonne : Tou- louse [VI-2].

16. — - Hélix ussatensis Bourguignat, 1883. Ariège : Mazère. Haute- Garonne : Toulouse, Villefranche. Hautes-Pyrénées : Lourdes. Lot-et-Garonne : Port-Sainte-Marie [VI-2].

Helicella (Candidula) unifasciata Poiret var. Gratiosa Studer, 1820.

Hélix gratiosa Studer, 1820. Aude : Narbonne. Aveyron : Estaing. Gard : Pont-du-Gard. Isère : Mondragon. Rhône : Craponne, Lyon, Saint-Fons, Vernaison, Villeurbanne. Var : Le Beausset, Le Luc, Saint-Tropez [VI-2].

Helicella (Candidula) intersecta (Poiret, 1801).

1. — Hélix intersecta Poiret, 1801. Alpes-Maritimes : Cannes. Basses- Pyrénées : Cambo. Bouches-du-Rhône : Aubagne. Charente : Angoulême. Charente-Maritime : Ile de Ré, La Rochelle. Gard : Nîmes. Gironde :11e Cazeaux. Hautes-Pyrénées : Bagnères-de- Bigorre, Lourdes. Ille-et-Vilaine : Paramé. Loire-Inférieure : Machecoul, Nantes, Pornic, Saint-Nazaire, Lot-et-Garonne : Agen, Port-Sainte-Marie. Maine-et-Loire : Angers, Erigne. Manche : Granville. Morbihan : Vannes. Nord : Valenciennes. Rhône : Lyon. Seine-Inférieure : Elbeuf. Vaucluse : Mont-Ventoux. Angleterre [VI-2].

2. • — ■ Hélix herbarum Servain, 1880. Bouches-du-Rhône : Arles. Finis- tère : Morlaix. Manche : Granville. Morbihan : Vannes. Var : Saint- Mandrier. Vienne : Poitiers [VI-2].

3. — Hélix olisippensis Servain, 1880. Basses-Pyrénées : Cambo- Charente-Maritime : Ile de Ré, La Rochelle. Finistère : Morlaix. Gard : Bagnols. Haute-Garonne. Hautes-Pyrénées : Bagnères- de-Bigorre. Loire-Inférieure : Nantes. Vaucluse : Valréas. Vienne : Poitiers. Angleterre. Portugal [VI-2],

4. — Hélix pictonum Bourguignat, 1882. Aude : Villegly. Charente : Puymoyen. Deux-Sèvrës : Niort. Finistère : Brest. Gironde : Bor-

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deaux. Hautes-Pyrénées : Bagnères-de-Bigorre. Ille-et-Vilaine : Paramé. Lot-et-Garonne : Agen, Manche : Granville. Morbihan : Vannes. Vendée : Saint-Jean-de-Mont. Vienne : Poitiers [VI-2].

5. — Hélix subintersecta Bourguignat, 1881. Ille-et-Vilaine: Paramé. Morbihan : Vannes. Vienne : Poitiers [Vl-2]r

Helicella (Candidula) Gigaxii (de Charpentier, 1848).

1. — Hélix Gigaxii de Charpentier, 1848. Alpes-Maritimes : Grasse. Ardèche : Privas. Ariège : Foix. Aude : Carcassonne. Aveyron : Espalion. Basses-Pyrénées : Bayonne. Drôme : Bourg du Péage. Gard : Pont-du-Gard. Haute-Garonne : Montgiscard, Romans, Villefranche. Nièvre : Saint-Saulge. Tarn-et-Garonne : Lauzerte, Montauban. Vaucluse : Avignon, Gaumont [VI-.2].

2. — Hélix diniensis Rambur, 1868. Ariège : Tàrascon. Basses-Alpes : Digne. Var : Saint-Raphaël. Vaucluse : Cucuron [VI-2].

3. — Hélix idanica Locard, 1881. Ain : L’Aumusse, Culoz. Ardèche : Privas. Drôme : Romans. Gard : Aigues-Mortes. Hérault : Pézenas. Rhône : Lyon [VI-3].

4. — Hélix lauraguaisiana Locard, 1883. Haute-Garonne : Ville- franche-Lauraguais [VI-3].

5. — Hélix Le Meslei Mabille, 1882. Drôme : Saint-Valier. Tarn : Castres [VI-3].

6. — Hélix scrupea Bourguignat, 1880. Var : Rians [VI-3].

7. — Hélix scrupellina Fagot, 1883. Aveyron : Saint- Afrique. Bouches- du-Rhône : Arles. Drôme : Bouchet. Gar» : Alais, Aramon. Haute- Garonne : Villefranche. Hérault : Montpellier. Lozère : Florac. Lot-et-Garonne : Port-Sainte-Marie. Rhône : Lyon. Vaucluse : Avignon [VI-3].

Helicella (Candidula) Gigaxii var. Heripensis Mabille, 1877,

1. — - Hélix heripensis Mabille, 1877. Ain : Chavornay. Bouches-du- Rhône : Arles. -Calvados : Caen. Drôme : Beausemblant, Bourg du Péage, Romans, Valence. Isère : Crémieu, La Verpillière. Maine-et- Loire : Angers. Marne : Châlons-sur-Marne. Pas-de-Calais : Amble- teuse. Rhône : Lyon, Saint-Fons, Vérnaison. Savoie : Aix-les-Bains. Seine : Àrcueil, Saint-Denis, Paris, 7, rue de l’Arsenal. Seine-Infé- rieure : Orival, Rouen. Seine-et-Marne : Carnetin, Lagny, Pom- ponne. Seine-et-Oise : Argenteuil. V1r : Le Luc, La Sainte-Beaume, Saint-Tropez. Vaucluse : Bollène [VI-3].

2. • — Hélix acentromphala Bourguignat, 1880. Alpes-Maritimes : Le Cannet. Rhône : Lyon. Var : Draguignan [VI-2].

3. — Hélix Coutagnei Bourguignat, 1882. Aveyron : Rodez. Drôme : Die, Saint-Paul-Trois-Châteaux. Rhône : Lyon. Var : Le Luc [VI-2].

4. - — ■ Hélix gavarnica Bourguignat, 1894. Alpes-Maritimes : Grasse. Ariège : Ussat. Drôme : Romans. Haute-Garonne : Villefranche. Loiret : Orléans. Var : Draguignan. Vaucluse : Avignon [VI-2].

5. — Hélix gesocribatensis Bourguignat, 1880. Ain : L’Aumusse. Drôme :

Beausemblant. Rhône : Lyon. Saône-et-Loire : Mâcon. Seine-et- Marne : Carnetin, Lagny [VI-2].

6. -— Hélix Groboni Bourguignat, 1880. Bouches-du-Rhône : Saint- Chamas. Drôme. Seine-et-Marne : Lagny. Yar : Draguignan, Romans, Roquebrune, Saint- Raphajël. Vaucluse : Avignon, Carpentras, Seri- gnan [VI-3].

7. — Hélix lieuranensis Bourguignat, 1880. Ain : Bourg, L’Aumusse. Aude : Sallèles d'Aude. Bouches-du-Rhône : Saint-Chamas. Drôme : Hauterives, Saint-Vallier. Gard : Bagnols. Gers : Barbotan. Haute- Garonne : Les Barelles, Montgiscard, Villefranche-Lauraguais. Rhône-: Lyon. Saône-et-Loire : Mâcon. Yar : Le Luc, Rianfî. Vaucluse : Avignon [VI-3].

8. • — Hélix Loroglossicola Mabille, 1877. Drôme : Beausçmblant. Isère : La Verpillière. Rhône : Lyon. Seine : Arcueil, Saint-Denis. Seine-et- Marne : Lagny. Var : Sanary [VI-3].

9. — Hélix lu gdunica Mabille, 1882. Ain : L’Aumusse. Ardèche : Coux, Privas. Aveyron : Estaing. Isère : Crémieu, Pont-en-Royans, Sablonnière. Gard : Nîmes. Moselle : Bionville. Rhône : Colloriges, Francheville, Oullins. Saône-et-Loire : Mâcon, Solustre. Vaucluse : Sault [VI-3].

10. - — Hélix margieriana Fagot, 1883. Haute-Garonne : Montgiscard [VI-3].

11. — Hélix mauriana Bourguignat, 1880. Var : Draguignan [VI-3].

12. — Hélix nomephila Bourguignat, 1880. Bouches-du-Riiône : Arles. Rhône [VI-3].

13. — Hélix Pauli Bourguignat, 1883. Haute-Garonne : Villefranche. Var : Le Luc [VI-3].

14. — Hélix philora Bourguignat, 1883. Ain : L’Aumusse. Rhône : Saint-Fons, Villeurbanne [VI-3].

15. — Hélix pouzouensis Fagot, 1881. Ardèche : Privas. Aude : Car- carsonne. Charente-Maritime : Le Pouzou, La Rochelle. Gard : Fournès. Var : Châteauneuf, Saint-Raphaël. Vaucluse : Avignon [VI-3].

16. — Hélix ruida Bourguignat, 1880. Alpes-Maritimes : Cannes, Nice. Aude : Carcassonne. Bouches-du-Rhône : Arles, Barbentannes. Drôme : Romans. Gard : Nîmes, Pont du-Gard, Saint-Nazaire. Haute- Garonne : Montgiscard, Villefranche. Hérault : Aigues-Mortes Ganges. Loire-Inférieure : Nantes. Vaucluse : Avignon [VI-3].

17. — Hélix saxaea Bourguignat, 1899. Var : Draguignan, Le Luc [VI-3].

18. — Hélix solaciaca Mabille, 1877. Isère : Heyiieux. Rhône : Lyon. Seine : Arcueil, Saint-Dénis. Seine-et-Marne : Lagny. Var : Saint- Tropez [VI-3].

19. — Hélix Taillanderi Bourguignat, 1894. Aveyron : Millau. Rhône : Lyon. Seine-et-Marne : Carnetin, Lagny. Seine-et-Oise : Meudon [VI-3].

20. — Hélix Thuillieri Mabille, 1877- Ain : L’Aumusse. Ardèche : Privas. Bouches-du-Rhô^e : Marseille. Basses-Alpes : Digne. Côte-

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d'Or : Auxonne. Drôme : Beausemblant, Saint-Paul-Trois-Châteaux. Haute-Garonne : Montgiscard. Isère : Grenoble, La Yerpillière. Loire-Inférieure : Nantes. Loiret : Orléans. Maine : Châlons-sur- Marne. Oise : Sennevières. Rhôt^e : Irigny, Lyon, Saint-Fons. Seine : Arcueil, Saint-Denis. Seine-Inférieure : Rouen. Seine-et-Marne : Lagny. Vaucluse : Cucuron [YI-3].

21. - — Hélix mlcourtiana Bourguignat, 1880. Bouches-du-Rhône : Boulbon. Drôme : Valence. Gard : Saint-Ambroix. Var : Carcès, Draguignan, Fréjus, Saint-Raphaël, Saint-Tropez. Vaucluse : Cucu- ron [y i-3] .

22. — Hélix velaviana Bourguignat, 1882. Allier : Vichy. Haute- Loire : Le Puy-en-Velay [VI-3].

23. — Hélix Veranyi Bourguignat, 1880. Alpes-Maritimes : Saint- Vallier. Bouches-du-Rhône : Arles, Saint-Chamas. Drôme : Die. Haute-Garonne : Toulouse. Var : Carcès, Draguignan, Saint-Tropez. Vaucluse : Avignon, Serignan [VI-3].

Helicella (Candidula) Gigaxii var. Tolosana Coutagne, 1881.

1. — - Hélix tolosana Bourguignat, 1880. Ain : L’Aumusse. Bouches- du-Rhône : Barbentannes, Saint-Chamas. Haute-Garonne : Le Faget, Montgiscard, Toulouse, Villefranche. Var : Carcès, Draguignan, Fréjus, Rians, Roquebrune, Sanary. Vaucluse : Faucon [VI-3].

2. — • Hélix xenelica Servain, 1880. Basses-Alpes : Digne. Haute- Garonne : Villefranche [VI-3].

Helicella (Candidula) Ramburi (Mabille, 1867).

1. -T- Hélix carcusiaca Mabille, 1881. Alpes-Maritimes : Cannés. Aude : Carcassonne, Leucate. Drôme : Saint-Paul-Trois-Châteaux. Var : Le Beausset. Vauclusee : Gigondas [VI-3].

2. — Hélix philomiphila Mabille, 1881. Aude : Carcassonne. Aveyron : Rodez. Bouches-du-Rhône : Aix-en-Provence. Var : Le Beausset, Saint- Raphaël ]VI-3].

3. — Hélix ycaunica Mabille, 1881. Hautes-Alpes : Briançon. Maine- et-Loire : Angers. Yonne : Mailly-Château [VI-3].

Helicella (Candidula) rugosiuscula (Michaud, 1831).

1. — Hélix rugosiuscula Michaud, 1831. Alpes-Maritimes : Cannes. Aude : Carcassonne. Gard : Saint-Ambroix. Var : Draguignan, Fréjus, Rians,' Saint-Tropez [VI-4].

2. — Hélix deferiana Bourguignat, 1882. Bouches-du-Rhône : Arles. Drôme : Valence. Gard : Pont-du-Gard. Tarn : Castres. Vaucluse : Avignon, Bollène [VI-3].

3. — Hélix crema Bourguignat, 1882. Aude : Mont Alaric. Drôme : Saint-Paul-Trois-Châteaux. Hautes-Pyrénées : Cauterets. Rhône : Couzon. Seine-et-Marne : Fontainebleau [VI-3].

4. — • Hélix Frayssiana Bourguignat, 1882. Var : Saint-Raphaël [VI-3].

5. — Hélix idiophya Florence, 1886. Finistère : Brest [VI-3].

6. — Hélix J eanbernati Bourguignat, 1882. Drôme : Saint-Vallier. Var : Saint- Raphaël [VI-3].

7. — • Hélix Paladilhei Bourguignat, 1886. Alpes-Maritimes : Cannes, Nice. Hérault : Montpellier. Var : Banyuls, Draguignan, Fréjus, Le Luc [VI-3].

8. • — Hélix vicianica Bourguignat, 1882. Allier : Saint-Germain-des- Fossés. Lozère : Florac, Saône-et-Loire : Paray-le-Monial [VI-3].

Sous-Genre Helicopsis Fitzinger, 1833.

[Xerophila Held, 1837 (pars) ; Striatinella Clessin, 1876 (pars) ; Stria- tella Westerluncl, 1876 (pars) ; Martha Wagner, 1914].

Helicella (Helicopsis) striata (Müller, 1774).

Hélix striata Müller, 1774. Côte-d’Or : Dijon. Isère : Pont-en-Royans. Allemagne [VI-4],

Helicella (Helicopsis) striata var. costulata Ziegler, 1828.

1. — Hélix costulata Ziegler, 1828. Meurthe-et-Moselle : Lunéville. Moselle : Bionville, Citadelle de Metz. Seine : Environs de Paris [VI -4] .

2. — Hélix deana Tassy, 1884. Drôme : Die [VI-4].

3. — Hélix pleurestha Tassy, 1884. Bouches-du-Rhône : Saint-Sym- phorien. Cote-d’Or : Buncey, Châtillon-sur-Seine. Isère : La Ver- pillière. Moselle : Metz [VI-4].

(à suivre).

Laboratoire de Malacologie du Muséum.

55 —

Les Alcyonaires du Muséum ■. I. Famille des Alcyoniidae. II. Genre Sinularia.

Par A. Tixier-Durivault.

Ayant terminé • notre travail concernant les espèces du genre Lobularia nous avons entrepris l’étude des espèces d’un genre voisin : le genre Sinaluria May.

Différents auteurs anciens, Ehrenberg x, Dana 2, Milne- Edwards 3, Gray 4, Targioni-Tozzetti 5, Klunzinger 6 et Schenk 7 rattachèrent Sinularia tantôt au genre Lobularia, tan- tôt au genre Alcyonium. Ce n’est qu’en 1898 que May 8 définit le genre Sinularia en décrivant la forme extérieure et les spiculés de S. brassica. Dès 1903 Pratt 9 précisa l’anatomie de diverses espèces du genre Sclerophytum et les compara à celles des genres voisins Lobophytum et Sarcophytum. Or les révisions de J. Lüttschwager 10 et K. Kolonko 11 montrèrent l’analogie des deux genres Sclerophy- tum et Sinularia.

Ce genre Sinularia se distingue nettement des genres Lobularia et Alcyonium par les particularités suivantes :

1° Caractères morphologiques : colonie massive, encroûtante ou arborescente ; pied bas, stérile ; capitule formé de nombreux lobes tantôt simples, tantôt composés de lobules digités ou cylindriques.

2° Caractères anatomiques : colonies généralement monomorphes ; parfois colonies dimorphes présentant des autozoides très abon- dants et des siphonozoides rudimentaires invisibles extérieure- ment ; système externe de canaux particulièrement bien déve- loppé sous la couche ectodermique ; système interne de canaux formé de vaisseaux longitudinaux et transverses reliant les cavités gastrovasculaires des différents polypes.

3° Caractères généraux des spiculés : sclérites de l’intérieur du

1. C.-G. Ehrenberg. Die Corail, d. roth. Meeres, Berlin, 1834, p. 57.

2. D. Dana. Zoophytes. Philadelphie, 1846, p. 611.

3. H. Milne-Edwards. Hist. nat. d. Coi. Paris, 1, 1857, p, 114.

4. J.-E. Gray. Ann. Mag. Nat. Hist., s. 4, v. III, 1869, p. 121.

5. A. Targioni-Tozzetti. Atti. d. Soc. Ital. Scienze naturali, v. XY, 1872, p. 455.

6. C.-B. Klunzinger. Die Ko rail. d. Roth. Meeres. Berlin, i, 1877, p. 24.

7. A. Schenk. Abhandl. Senkenb. Naturf. Ges., Bd XXIII, 1896, Heft, 1, p. 69.

8. W. May. Mitt. Natur. Mus. Hambourg, v. XV, p. 24.

9. E.-M. Pratt. The Fauna and Geography of the Maldive and Laccadive Archi- pelagoes, v. II, pt 1, p. 516.

10. J. Lüttschwager. Arch. Natur g., Abt. A, Heft 10, p. 7.

11. K. Kolonko. Mitt. Zool. Mus. Berlin, Bd VII, p. 313.

Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 1, 1945.

56 —

cœnenchyme basilaire en grandes aiguilles tuberculées ayant 1 à 7 mm. de longueur totale ; jamais de double-sphères ; spiculés corticaux en massues et en bâtonnets.

Parmi les 44 espèces du genre Sinularia 24 espèces ont été décrites précédemment : S. andamanensis , S. brassica, S. capitalis, S. con- ferta, S. conferta var. gracilis, S. densa, S. dura, S. flexibilis, S. fun- goides, S. Gardinêri, S. gonatodes,-S. gyrosa, S. hirta, S. leptoclados, S. lochmodes, S. macrodactyla, S. macropodia, S. Marenzelleri, S. Mayi, S. polydactyla, S. polydactyla var. dialichana, S. poly- dactyla var. mollis, S. querciformis, S. rigida, S. rigida var. amboi- nensis, S. robusta, S. triæna, S. Whiteleggei, alors que 10 d’entre elles sont des espèces nouvelles : S. compressa, S. crassa, S. dissecta, S. erecta, S. flexuosa, S. Grayi, S. pedunculata, S. ramosa, S. Simp- soni et S. variabilis.

Comme noüs l’avons exposé précédemment 1 chaque genre est caractérisé par la présence de sclérites de forme générale déter- minée alors que chaque espèce renferme un certain nombre de spiculés typiques localisés dans différentes portions de la colonie : mésoglée de la base du pied et du capitule, surface corticale basi- laire et lobulaire. C’est ainsi -que le genre Sinularia est caractérisé par les grandes aiguilles de son cœnenchyme basal et que chaque espèce de ce genre se distingue par la forme, la taille et l’ornemen- tation de ses aiguilles.

1. — Sinularia gyrosa (Klunzinger).

Synonymie : 1877. Alcyonium gyrosum, C. R. Klunzinger. Die Korall. d. Roth. Meeres. Berlin, vol. I, p. 27, pl. 2, fig. 1.

1914. Sin. gyrosa, J. Lüttschwager. Arch. Naturg., Abt. A, Heft 10,

p. 6.

1926. Sin. gyrosa, K. Kolonko. Mitt. Zool. Mus. Berlin, Bd XII, p. 329.

1936. Sin. gyrosa, L. M. I. Macfayden. Great Barrier Reef Expédi- tion. Scient. Rep., vol. V, n° 2, p. 26.

Diagnose : Colonie : encroûtante, à pied stérile, épais, plissé et à gros lobes indépendants dressés en muraille.

Spiculés : 1° dans la base du cœnenchyme : a) à l’intérieur : sclé- rites trapus (0,5 à 1 mm. de long) présentant une constriction médiane transverse et des tubercules crénelés inégaux et nombreux ; b) dans, la zone corticale : quelques éléments irréguliers et petites massues (0,12 mm. de long) montrant une tête branchue ornée d’une verrue centrale et un large manche court. 2° dans le capi- tule : aiguilles massives (2,5 mm. de loiîg) garnies de petites pro- tubérances clairsemées ; massues corticales tantôt courtes à tête

r ;

1. Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., t. XV, n° 6, 1943, p. 437 ; id., t. XVI, n° 3, 1944, p. 183 ; id., t. XVI, n° 5, 1944, p. 339 ; id., t. XVI, n° 6, 1944, p. 476.

-*■ 57 —

branchue (0,1 mm. de long), tantôt longues et tuberculées (0,15 mm. de long).

Polypes : très nombreux sur les lobes, et très petits.

Coloration : de la colonie dans l’alcool : blanc jaunâtre.

Localité : 1 exemplaire de l’Expédition de la Bonite (MM. Eydoux et Souleyet, 1837).

Distribution : Mer Rouge, Pàlawan.

2. — Sinularia erecta N. Sp.

Diagnose : Colonie : encroûtante, à pied bas et stérile surmonté de minces lobes dressés.

Spiculés : 1° dans la base du cœnenchyme : a) à l’intérieur : sclé- rites massifs (0,8 à 1,6 mm. de long) présentant parfois une légère constriction médiane et de nombreuses grosses protubérances crénelées ; b) dans la zone corticale : éléments peu verruqueux, bâtonnets épineux et massues tantôt longues (0,07 mm. de long) à tête étroite et tuberculée, tantôt courtes (0,07 mm. de long) à tête foliacée ; 2<? dans la capitule : spiculés internes et corticaux semblables à ceux de la base de la colonie

Polypes : très petits et assez nombreux sur les lobes.

Coloration : de la colonie à sec : brun foncé.

Localité : 1 exemplaire de la Mer Rouge (M. Clôt Bpy, 1850).

Cette espèce se rapproche de S. gyrosa par la position dressée de son capitule et la forme générale de, ses spiculés ; elle s’en dis- tingue par la petitesse de ses lobes ainsi que par la taille et l’orne- mentation de ses sclérites internes et corticaux.

3. — Sinularia macrodactyla Kolonko.

Synonymie : 1926. Sin. macrodactyla, K. Kolonko. Milt. Zool. Mus. Berlin, Bd XII, p. 328, pl. 3, fig. 4.

1933. Sin. macrodactyla, H. -A. Roxas. Philip. Journ. Science, vol. L, p. 354.

Diagnose : Colonie : encroûtante à pied stérile, bas. et large et à grands lobes divisés en lobules allongés, digités, inclinés sur le capitule.

Spiculés : 1° dans la bàse du cœnenchyme : a) à l’intérieur : sclé- rites ovoides (1 à 1,8 mm. de long) recouverts de nombreux tuber- cules larges et verruqueux ; quelques petits spiculés à rares pro- tubérances arrondies ; b) dans la zone corticale : bâtonnets trapus tuberculés, massues (0,05 à 0,12 mm. de long) montrant une large tête verruqueuse et un manche plus ou moins long ; 2° dans le capitule : sclérites massifs (0,6 à 2,5 mm. de long) ornés de nom- breux tubercules ou de rares aspérités ; cou tes massues semblables à celles de la base.

— 58

Polypes : grands et plus ou moins distants sur le capitule.

Coloration : de la colonie à sec : brun violacé.

Localité : 1 exemplaire de la Mer Rouge (M. Portier, 1844).

Distribution : Philippines, Mer Rouge.

4. — Sinularia crassa N. Sp.

Diagnose : Colonie : encroûtante à pied large et à capitule formé de gros lobes subdivisés en nombreux lobules courts, arrondis, compressés.

Spiculés : 1° dans la base du cœnenchyme : a) à l’intérieur : : aiguilles (1 à 2,5 mm. de long), droites ou légèrement courbes, parfois à constriction médiane transversale, ornées de tubercules inégaux ; aiguilles épineuses, baguettes et bâtonnets verruqueux ; b) dans la zone corticale : massues (0,2 mm. de long) présentant une tête tuberculée pourvue d’une verrue centrale et un long manche pointu ; baguettes rectilignes presque lisses ; 2° dans le capitule : spiculés analogues mais légèrement plus petits ; massues corticales (0,15 à 0,25 mm. de long).

Polypes : petits, assez rapprochés les uns des autres sur le capi- tule.

Coloration : de la colonie à sec : gris jaunâtre.

Localité : 1 exemplaire de l’Ile de France (M. Desjardins, 1831).

Cette espèce, voisine de S. Whiteleggei tant par la forme de sa colonie que par l’allure générale et la taillé de ses spiculés, s’en éloigne cependant par les tubercules de ses aiguilles ainsi que par la verrue centrale de la tête de ses massues corticales.

5. - — Sinularia Whiteleggei J. Lüttschwager.

1897. Lobophytum tuberculosum, T. Whitelegge. Austr. Mus., Mem. III, pt 3, p. 217, pl. XI, fig. 3, a, b, c, d, e, /.

1914. Sin. Whiteleggei, J. Lüttschwager. Arch. Nalurg., Abt. A, Heft 10, p. 13.

1926. Sin. Whiteleggei, K. Kolonko. Mitt. Zool. Mus. Berlin, Bd, XII, p. 329.

1931. Sin. Whiteleggei, J.-A. Thomson et L.-M.-I. Dean. Siboga- Expeditie, Monogr. XIII d, p. 52, pl. VIII, fig. 5.

’ Diagnose : Colonie : encroûtante à pied large et à capitule aplati formé de lobes groupés courts, subdivisés en lobules arrondis, bas, rarement plus hauts que larges.

Spiculés : 1° dans la base du cœnenchyme : a) à l’intérieur : aiguilles tuberculées (1 à 2,5 mm. de long) effilées, droites ou courbes, à constriction transversale, ornées de petites protubérances ; aiguilles épineuses ; b) dans la zone corticale : petites massues (0,1 à 0,2 mm. de long) présentant une tête tuberculée et un manché pointu ; éléments calcaires irréguliers et sclérites transparents ; 2° dans le

capitule : spiculés analogues mais plus petits; massues corticales semblables.

Polypes petits et assez près les uns des autres sur le capitule. Coloration : de la colonie dans l’alcool : blanc crème.

Localité : 4 exemplaires des Iles Seychelles (M. L. Rousseau,

1841).

Distribution : Funafuti, I. Pater Noster (Sailus, Mer de Bali),

I. Seychelles.

6. — Sinularia andamanensis (Thomson et Simpson).

Synonymie : 1909. Sclerophytum andamanense, J.-A. Thomson *et

J. -J. Simpson. Alcyonarians Investigator, vol. II, p. 7, fig. 2.

1914. Sin. andamanensis, J. Lüttschwager. Arch. Natürg., Abt. A, Heft 10, p. 15.

1926. Sin. andamanensis, K. Kolonko. Mitt. Zool. Mus. Berlin, Bd XII, p. 333.

Diagnose : Colonie : encroûtante à pied stérile plissé et à lobes isolés à contours sinueux.

Spiculés : 1° dans la base du cœnenchyme : a) à l’intérieur : aiguilles tuberculées (1,4 à 2,2 mm. de long) pointues ou arrondies, pré- sentant une constriction médiane transverse et ornées de petits tubercules ; aiguilles épineuses ; b) dans la zone corticale : spiculés irréguliers ; bâtonnets épineux et massues offrant une tête tuber-^ culée large et un manche pointu (0,12 mm. de long).; 2° dans le capitule : sclérites sensiblement analogues à ceux de la base du pied ; massues corticales plus grandes (0,23 mm. de long) que dans la région basilaire.

Polypes : grands et nombreux, assez distants sur les lobes. Coloration : de la colonie dans l’alcool : blanc jaunâtre.

Localité : 1 exemplaire des Mers de l’Inde (M. Armange, 1853). Distribution : I. Andamans, Mers de l’Inde.

7. — Sinularia densa (Whitelegge).

Synonymie : 1897. Lobophytum densum, T. Whitelegge. Austr. Mus., Mem. III, pt 3, p. 219, pl. XI, fig. 4, a, b, c, d, e, f.

1900. Lob. densum, S. -J. Hickson et I.-L. Hiles. Willey’s Zool. Results, pt IV, p. 505.

1903. Sclerophytum densum, E.-M. Pratt. The Alcyonaria of the Maldives, pt II, p. 521, pl. 29, fig. 18 ; pl. 30, fig. 20, 21, 22.

1905. Scie, densum, E.-M. Pratt. Rep. Pearl Oyster Fish. of Gulf of Manaar, pt III, Supp. rep. XIX, p. 256.

1908. Scie, densum, J.-A. Thomson et J.-M. Macqueen. Journ. Linn. Soc. Zool., vol. XXI, p. 55.

1909. Scie, densum, J.-A. Thomson et J. -J. Simpson. Alcyonarians Investigator, vol. II, p. 6.

1910. Scie, densum, J.-A. Thomson et D.-L. Mackinnon. Trans. Roy. Soc. London, s. 2, vol. XIII, Zool., p. 177.

1914. Sin. densa, J. Lüttschwager. Arch. Naturg., Abt. A, Heft 10,

p. 11.

1926. Sin. densa, K. Kolonko. Mitt. Zool. Mus. Berlin, Bd XII, p. 314.

Diagnose : Colonie': encroûtante à pied court et stérile et à lobes simples denses plus ou moins aplatis.

Spiculés : 1° dans la base du cœnenckyme : a) à l’intérieur : aiguilles tuberculées (1,2 à 2,4 mm. de long) effilées, ornées de nombreuses protubérances dentelées ; aiguilles épineuses ; b) dans la zone cor- ticale : bâtonnets presque lisses ; baguettes épineuses ; sclérites irréguliers ; rares massues (0,08 mm. de long) à tête tûberculée avec une verrue centrale et à court manche large et arrondi ; 2° dans le capitule : spiculés sensiblement analogues à ceux du pied ; massues corticales (0,12 mm. de long) tuberculées.

Polypes : grands sur tout le capitule.

Coloration : de la colonie à sec : jaune.

Localité : 2 exemplaires de Diego-Suarez (M. Decary, 1929).

Distribution : Funafuti, Nouvelle-Guinée Britannique, I. Mal- dives, Suakim, I. Andamans, Ceylan, China Straits, I. Seychelles, Golfe de Manaar, Sud-Asie, Madagascar.

8. — Sinularia fungoides Thomson et Henderson.

Synonymie : 1906. Sin. fungoides, J.-A. Thomson et W.-D. Henderson. Proc. Zool. Soc. London, p. 417, fig. 85.

1914. Sin. fungoides, J. Lüttschwager. Arch. Naturg., Abt. A. Heft 10, p. 14.

1926. Sin. fungoides, K. Kolonko. Mitt. Zool. Mus. Berlin, Bd XII, p. 330.

Diagnose : Colonie : encroûtante à pied rigide et capitule mince et plissé formé de lobes dressés et aplatis.

Spiculés : 1° dans la base du cœnenchyme : a) à l’intérieur : aiguilles pointues (1 à 2 . mm. de long) recouvertes de petits tubercules ver- ruqueux serrés les uns contre les autres ; plus petits spiculés à rares protubérances ; b) dans la zone corticale : bâtonnets peu verru- queux et petites massues (0,07 mm. de long) à tête^ tuberculée dépourvue de verrue centrale et à court manche épineux ; 2° dans le capitule : très peu de spiculés : petites aiguilles (1,3 mm. de long) à rares verrues arrondies ; massues corticales plus ou moins grandes (0,07 à 0,19 mm. de long).

Polypes : petits et très nombreux sur le capitule.

Coloration : de la colonie à sec : brun foncé.

Localité : 1 exemplaire d’Indochine (M. Chevey, 1926).

Distribution : Wasin, Indochine.

— 61

9. — Sinularia conferta (Dana). v

1846. Alcyonium confertum, J.-D. Dana. Zoophytes, Philadelphie, p. 621, pl. 57, ûg. 7, a, b.

1857. Aie. confertum, H. Milne-Edwards. Hist. nat. d. Corail. Paris, t. I, p. 117.

1897. Lobophytum confertum, T. Whitelegge. Ausir. Mus., Menr. III, pt 3, p. 218, pl. 11, fig. 5, a, b, c, d, e.

1914. Sin. conferta, J. Lüttschwager. Arch. Naturg., Abt. A, Heft 10, p. 7.

1926. Sin. conferta, K. Kolonko. Mitt. Zool. Mus. Berlin, Bd VII, p. 313.

1938. Aie. confertum, L. Boone. Vanderbildt Marine Muséum, vol. VII, p. 63, pl. 14, text-fig. 3.

Diagnose : Colonie : encroûtante à pied partiellement plissé et à capitule formé de lobes portant des lobules arrondis.

Spiculés : 1° dans là base du cœnenchyme : a) à l’intérieur : aiguilles tuberculées (1 à 2,8 mm de long) droites ou courbes, effilées, pré- sentant souvent une constriction médiane transverse et ornées de petites protubérances ; aiguilles épineuses ; b) dans la zone cor- ticale : spiculés fusiformes presque lisses, bâtonnets épineux et massues (0,1 mm. de long) à tête tuberculée avec une verrue cen- trale et un court manche verruqueux, émoussé et large ; 2° dans le capitule : spiculés plus petits que dans le pied ; aiguilles épi- neuses plus abondantes ; massues corticales (0,1 à 0,25 mm. de long) à tête tuberculée et manche verruqueux plus ou moins allongé.

Polypes : régulièrement distribués sur les lobules.

Coloration : de la colonie à sec : gris jaunâtre.

Localité : 3 exemplaires dé Mascate (M. Maindron, 1897).

Distribution : I. Fidji, Funafuti, Vitu Levu, Suwa, Mascate.

10. — Sinularia polydaetyla (Ehrbg.).

Synonymie : 1834. Lobularia polydaetyla, C.-G. Ehrenberg. Corail, d. Roth. Meeres. Berlin, p. 58.

1846. Alcyonium polydactylum, J.-D. Dana. Zoophytes, Philadelphie, p. 617.

1857. Aie. trichanthinum, H. Milne-Edwards. Hist. nat. d. Corail. Paris, t. I, p. 121.

1859. Aie. polydactylum, J.-D. Dana. Synopsis. Newhaven, p. 124.

1869. Amocella polydaetyla, J.-E. Gray. Ann. Mag. Nat. Hist., s. 4, vol. III, p. 125.

1872. Lob. polydaetyla, A. Targioni-Tozzetti. Atti. d. Soc. Jtal. Scienze naturali, vol. XV, p. 455. *

1877. Aie. polydactylum et A. p. var. mamillifera, C.-B. Klunzinger. Korall. d. Roth. Meeres. Berlin, vol. I, p. 26, pl. 1, fig. 6, a, b, c, d, e, f.

1896. Aie. polydactylum, A. Schenk. Abhandl. Senkenb. Naturf. Ges., Bd XXIII, Heft 1, p. 69.

— 62

1898. Aie. polydactylum, W. May. Mitt. Natur. Mus. Hamburg, vol. XV, p. 25.

1899. Ale. polydactylum , W. May. Jena. Zeitschr. f. Naturw., vol. XXXIII, p. 107.

1900. Ale. polydactylum, S. -J. Hickson et I.-L. Hiles. The Stoloni- fera and Alcyonacea coll. by Willey, New Britain, p. 502.

1902. Ale. polydactyla (pars), E. Burchardt. Jena. Denkschr., Bd VIII, p. 663, pl. 54, fig. 7 ; pl. 56, fig. 5.

1903. Sclerophytum polydactylum, E.-M. Pratt. The Alcyonaria of the Maldives, vol. II, pt 1, p. 524.

1905. Scie, polydactylum, E.-M. Pratt. Rep. Pearl Oyster Fish. of. Gulf of Manaar, pt 3, Supp. Rep. XIX, p. 255, pl. 30, fig. 26 ; pl. 31, fig. 27.

1905. Scie, palmatum, E.-M. Pratt. Rep. Pearl Oyster Fisch. of. Gulf of Manaar, pt 3, Supp. Rep. XIX, p. 255.

1906. Scie, polydactylum, J. -A. Thomson et W.-D. Henderson. Proc. Zool. Soc. London, vol. 1, p. 418, pl. 31, fig. 2.

1908. S in. polydactyla, ■ M. Cohn. Alcyonacea v. Madagask. u. Ost- afrika. Wissensch. Ergebn., Bd II, Heft 3, p. 229.

1908. Aie. polydactylum, L. Roule. Alcyonaires d’Amboine. Ann. Soc. Zool. Suisse, vol. XVI, fasc. 2; p. 179.

1909. Scie, polydactylum, J.-A. Thomson et G. Crâne. Alcyonarians from the Gulf of Cutch. Ann. Alag. Nat. Hist., s. 2, vol. III, p. 363.

1909. Scie, polydactylum, J.-A. Thomson et J. -J. Simpson. Alcyona- rians Investigator, vol. II, p. 5.

1912. Scie, pinnulatum, E.-W. Siiann. Proc. Zool. Soc. London, p. 507, pl. 62 ; pl. 63, fig. 7, 8, 9, 10.

1913. Sin. polydactyla, W. Kükenthal. Denkschr. Kaiserl. Akad. Wissensch., vol. LXXXIX, p. 12.

1914. Sin. polydactyla, J. Lüttschwager. Arch. Naturg., Abt. A, Heft 10, p. 4.

1914. Sin. pinnulata, J. Lüttschwager. Arch. Naturg.-, Abt. A, Heft 10, p. 10.

1914> Sin. palmata, J. Lüttschwager. Arch. Naturg., Abt. A, Heft 10, P- 8-

1926. Sin. polydactyla, K. Kolonko. Mitt. Zool. Mus. Berlin, Bd XII, p. 319. .

1930. Sin. polydactyla, S. -J. Hickson. Proc. Zool. Soc. London, p. 221, text-fig. 2, 3.

1931. Sin. polydactyla, J.-A. Thomson et L.-M.-I. Dean. Siboga- Expeditie, Monogr. XIII d, p. 47, pl. XXII, fig. 3.

1933. Sin. polydactyla, II.-A. Roxas. Philip. Journ. Science, vol. L, p. 353.

1936. Sin. polydactyla, L.-M.-I. Macfadyen. Great Barrier Reef Expédition. Scient. Rep., vol. 5, n° 2, p. 38, pl. 1, fig. 1, 2, 3 ; pl. 5, fig. 4 ; text-fig. 5. *

Diagnose : Colonie : encroûtante, à pied stérile plus ou moins long et à capitule formé de larges lobes aplatis, serrés les uns contre les autres, subdivisés en lobules courts ou allongés.

— 63 —

Spiculés : 1° dans la base du cœnenchyme : a) à l’intérieur : aiguilles tuberculées (2 à 3 mm. de long) présentant une constriction médiane transverse et ornées de protubérances crénelées ou à peine bosse- lées ; nombreux sclérites fusiformes épineux ; b) dans la zone cor- ticale : bâtonnets tuberculés, éléments calcaires irréguliers, massues (0,13 mm. de long) à tête branchue triramée munie d’une verrue centrale et à manche épineux et arrondi ; 2° dans le capitule : aiguilles tuberculées un peu plus petites que celles du pied ; massues corticales à tête triramée (0,15 mm. de long).

Polypes : petits, assez espacés sur les lobules.

Coloration : de la colonie à sec : brun jaunâtre.

Localité : 14 exemplaires de Mer Rouge (4 : M. Portier, 1844 ; 6 : M. Clôt Bey, 1850 ; 2 : M. Jousseaume, 1892 ; 1 : M. Klunzinger, 1878) ; 1 colonie du Golfe de l’Abbay (Luzon, M. Montano et M. P. Rey, 1879) et 4 exemplaires sans origine.

Distribution : Mer Rouge, Zanzibar, I. Baui, Luzipera, Neuhan- nover, Nouvelle-Guinée allemande et britannique, Luzon, Jaluit, Ternate, I. Maldives, China Strait, Golfe de Manaar, Tamatave, Mergui, Golfe de CutcH, Palawan, Singapour, O. Pacifique est, Klein-Kei, Grande Barrière, Java, Lombok, I. Paternoster, I. Sumba, I. Savu, Baie de Kwandang, I. Obi Major, I. Waigen, I.'Sula Besi, Amboine, I. Tuai, I. Rotti, Baie de Saleh.

Laboratoire de Malacologie du Aluséum.

64 —

i ' • ' '

Floraisons observées dans les serres du Muséum

PENDANT L’ANNÉE 1944. autres que celles déjà signalées dans les listes précédentes 1.

Par A. Guillaumin et E. Manguin.

Monocotylédones.

Aloe macroclada Bak.

Commelina nudiflora L.

Hippeastrum réticulation Herb.

Ptychosperma Mac- Arthur i H. Wendl.

Tillandsia circinnata Schlech.

Vriesia X Candélabre Hort. [van Houtte, f. 7, 1938) a.

’ ■ • i

Dicotylédones.

Aeonium décorum Webb.

Bassia verrucosa Lindl.

Bégonia manicata Cels.

— polyantha Hort.

Bombax ellipticum H. B. et K.

Calliandra Tweedi Benth.

Ceropegia fusca Ç. Bolle.

Cleistocaclus smaragdiflorus Britt. et Rose.

Echeveria edulis Berger.

— leucotricha J. -A. Purpus.

Euphorbia Dinteri Berger.

— grandidens Haw.

Hoffmannia Ghiesbrechtii Hemsl. var. varie gata Hort.

Hymenodictyon floribundum Robins.

Jatropa urens L.

Opuntia megacantha Salm.

— tortispina Engelm.

Senecio Kaempferi DC. var. aureo-maculata.

1. Voir les années précédentes dans le Bulletin du Muséum à partir de 1920.

2. Figure sur le Catalogue de van Houtte depuis 1923-24.

Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII. n° 1, 1945.

y

65 —

Contribution a la connaissance de la Flore de la Guyane Française

Par R. Benoist.

L’herbier dtf Muséum comprend un assez grand nombre de plantes de la Guyane française. La plupart d’entre elles ont été récoltées entre 1780 et 1880 ; pendant cette période divers collec- teurs ont exploré avec assiduité la région côtière, ce sont surtout : Leblond, L.-G. Richard, Leprieur, Martin, Poiteau, Perrot- tet; Mélinon, le docteur Sagot.

Toutes ces collections forment un ensemble important qui per- met déjà de se faire une idée de la végétation de la partie la plus accessible du pays.

Sur l’intérieur on ne possède que très peu de documents : à peine quelques plantes recueillies par Leblond de 1786 à 1804 et par Crevaux en 1878.

Le docteur Sagot avait commencé la publication d’un Catalogue des Plantes de la Guyane française 1 qui est resté inachevé et dont la partie qui a paru a besoin d’être. revue et complétée* Il comprend la majeure partie des Dialypétales classées suivant l’ordre de l’In- dex de Durand 2, depuis les Renonculacées jusqu’aux Lécythi- dacées.

Dans cette note j’ai énuméré les plantes de Guyane française qui se trouvent dans l’Herbier du laboratoire de Phanérogamie, appartenant au sous-embranchement des Gymnospermes et, parmi les Angiospermes, au groupe des Fluviales et à une partie de la famille des Graminées.

Cycadacées.

Il semble qu’on n’ait trouvé jusqu’ici, en Guyane française, aucun représentant spontané de cette famille. Une espèce a été introduite.

Cycas circinalis L.

Cayenne, cultivé, 1857-59 (Le Guillou).

Originaire de l’Asie tropicale, des Iles de l’Océanie jusqu’à l’Aus- tralie, et de Madagascar.

1. Annales des Sciences naturelles, 6e sér., volumes 10 à 20, 1879-1885.

2. Durand (Th.). — - Index Generum . Phanerogamarum, 1888.

Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 1, 1945.

5

Gnétacées.

Gnetum nodiflorum Brongniart (G. amazonicum Tul., G. moni- liforme Brongn. mss.).

Cayenne (Poiteau ?) ; sans localité (Leprieur); sans localité, 1845 (Mélinon 108).

Gnetum paniculatum Spruce.

Cayenne (?), au bout de la grande savane de l’habitation de M. Berthier ; sarmentosa, scandens, articulis tumidis ; flores omnes masculi, polyandri, fructus in altero individuo ovati , laevissimi ; pericarpium coriaceum subexsuccum, haud dehiscens (L.-C. Richard) ; sans localité, 1845 (Mélinon 84 et 89).

Gnetum Melinonii nov. sp.

Frutex scandens, r amis gracilibus, glabris. Folia coriacea, petiolata, oblongo-elliptica, basi rotundata, apice vix vel non acuminata, obtusa, margine integro, Costa nervos secundarios 7-8 in pagina inferiore promi- nulos utrinque gerente, pagina utraque glabra, superiore fibris parallelis numerosis, distinctis lineata, inferiore fibris minus distinctis, paucioribus, anastomosantibus notata. Inflorescentiæ femineœ, satis laxæ, paniculatæ ; colla patelliformia flores 2-3 gerentia. Flores fœminei obtuse ellipsoïdei, læves ; involucrum externum carnosum, medium chartaceum, intimum ovoïdeum, tubulo 11/2 mm. longo. Flores masculi ignoti.

Feuilles longues de 10-16 cm., larges de 35-70 mm., portées par un pétiole long de 10-15 mm. ; inflorescences longues de 10 cm., les entrenœuds de la partie moyenne longs de 12 mm. environ ; bractées opposées, complètement soudées en une collerette ayant un diamètre de 4 mm. ; fleurs femelles longues de 3 1 /2 mm., épaisses de 1 3/4 mm.

Maroni, année 1876 (Mélinon 308).

Cette espèce se rapproche du Gn. nodiflorum Brongn. par la forme de ses inflorescences, la grandeur de ses fleurs et la forme en cupule des paires de bractées à l’aisselle desquelles se développent les fleurs. La structure des feuilles, au contraire, rappelle celle des feuilles de Gn. urens Blume et Gn. venosum Spruce, mais chez ces deux espèces, les inflorescences sont beaucoup plus grêles.

Gnetum urens Blume ( Thoa urens Aublet, G. Thoa R. Br.).

Acarouany, fructus ruber, invenit cl. Mélinon, octobre 1854 (Sagot 493) ; Acarouany ubi plantam mihi indicavit cl. Mélinon, frutex sarmentosus, scandens , folia crassiuscula 1855 (Sagot 493) ; Acarouany, novembre 1857 (Sagot 493) ; Acarouany 1858 (Sagot 493) ; sans localité, semences comestibles (Mélinon 5) ; Maroni, mai 1876 (Mélinon).

Typhacées.

Typha angustifolia L. subsp. domingensis Pers.

Sans localité, 1838 (Leprieur) ; Mana, in savannis humidis, planta 5-7 pedalis (Sagot 622).

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PoTAMOGÉTONACÉES.

Ruppia maritima L.

Sans localité, 1840 (Leprieur).

Naiadacées.

Naias conferta A. Braun.

Sans localité 1850 (Leprieur) ; Cayenne 1857-59 (Le Guillou) ; Cayenne 1859 (Sagot).

Naias microdon A. Braun.

Cette espèce est indiquée comme ayant été recueillie en Guyane française (A.-B. Rendle in Pflanzenreich. Naiadacede, p. 12-13, 1901) ; je n’en ai vu aucun exemplaire de cette provenance.

Alismacées.

Echinodorus macrophyllus Micheli ( Alisma macrophyllum Kunth.). Cayenne, in paludibus prædii Doctoris Féré, caule foliisque scabris, capitulis lappaceis (L.-C. Richard).

Echinodorus intermedius Gris.

Sans localité (Mélinon 97).

Lophotocarpus guyanensis Smith ( Sagittaria guyanensis H. B. K.). Savanes de Mana, in aqua crescens, flores albi, carpella muricata, juillet 1855 (Sagot 547) ; Pariacabo, herbe aquatique, flottante, fleurs blanches, 10 juillet 1914 (Benoist 1412).

Sagittaria pugioniformis L.

Sans localité (L.-C. Richard).

Sagittaria lancifolia L.

Mana, herbu 3-4 pedalis ; flores magni, albi, unisexuaies, anthe- ræ luteæ, juin 1855 (Sagot 746) ; sans localité, 1838 (Leprieur) ; Cayenne (Martin).

Triuridacées.

Sciaphila albescens Benth.

Sans localité (Leprieur).

Sciaphila guianensis Benth.

Sans localités (Leprieur, Poiteau).

Sciaphila Perrottetii Bâillon. .

Sâns localité (Perrottet).

Sciaphila Spruceana Bâillon.

In silvis Guyannæ (L.-C. Richard).

Graminées.

Guadua macrostachya Ruprecht.

Sans localité, 1834 (Leprieur 1 et 243) ; sans localité (Bidsein)

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bords de la mer au Maroni, planta 20 pedalis, culmus non spinosus, décembre 1856 (Sagot 1019).

Bambusa vulgaris Schrad.

Sans localité, 1850 (Leprieur) ; sans localité, 1842 (Mélinon 396) ; Mana, 20- pedalis, denso cæspite crescens, nondum floruit, caulis crassitie brachii pueri junioris, octobre 1854 (Sagot, Graminées n° 10) ; Cayenne (Le Guillou). ......

Plante asiatique, introduite.

Pariana campestris Aublet (P. lunata Nees).

Cayenne (Aublet) ; sans localité 1850 (Leprieur) ; sans localité, 1842 (Mélinon) ; Cayenne, février 1859 (Sagot) ; Cayenjie (Sou- birou) ; Maroni, île Portai, spicæ floridæ flavidæ, herba 2-3- peda- lis, décembre 1856, (Sagot 701 bis) ; Maroni, 1857 (Sagot 701 bis).

L’échantillon d’Aublet a ses feuilles pourvues à l’extrémité de la gaine de deux auricules ciliées absolument semblables à celles du Pariana lunata Nees. ■

Pariana mollis Nees.

Saint Laurent du Maroni, terrains humides, septembre 1890 (Soubirou) ; environs de Godebert (Wachenheim 193).

Pariana radiciflora Doell. /

Mana (Leschenault) ; sans localité, 1834 (Leprieur 49 et 415) ; bords de l’Acarouany, octobre 1854 (Sagot, Graminées n° 21) ; Acarouany, bords de la rivière, flores scapis distinctis aphyllis enati, janvier 1857 (Sagot 701) ; Saint Jean du Maroni, endroits très humides en forêt, herbe haute de 30 cm,, 11 mars 1914 (Benoist 847) ; Maroni (Wachenheim 136).

Brésil : ancien contesté franco-brésilien : bas Carsevenne (Geay).

Pariana zingiberina Doell.

Cayenne (Mélinon) ; sans localité (Mélinon 404).

L’exemplaire provenant de Cayenne correspond bien à la des- cription de Doell, le n° 404 en diffère par, les pédicelles des fleurs mâles non poilus. '

Eragrostis ciliaris Link ( Poa ciliaris L).

Cayenne (Leblond 57. et 94) ; Kourou, juin 1854 (Sagot) ; Maroni, île Portai 1857 (Sagot 696) ; Maroni, croît sur les terrains siliceux, 1876 (Mélinon 28) ; Kourou, 7 juillet 1914 (Benoist 1360).

Eragrostis amabilis Wight et Arn. ( Poa amabilis L. ; E. plumosa Link.). >

Cayenne, 1856-59 (Le Guillou) ; Maroni, terrain frais argilo- siliceux, 1876 (Mélinon 34) ; Kourou, commune dans tous les jar- dins et dans les rues de Cayenne où il fleurit toute l’année, 5 mai 1874 (Guénet 5) ; Charvein, 9 janvier 1914 (Benoist 551).

Eragrostis hypnoides B. S. et P. ( Poa hypnoides Lamk. ; Poa reptans Michx.).

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Cayenne (sans nom de collecteur) ; sans localité, in pratis, pas- cuis dense cæspitosus more Hypni (L.-C. Richard).

Chez cette espèce, la longueur des épillets varie beaucoup, depuis 4 mm de longueur avec 9-10 fleurs jusqu’à 40 mm. avec une cen- taine de fleurs.

t

Yar. capitata Desvaux.

Diffère du type par ses épillets rapprochés en tête arrondie et ses chaumes pubescents.

Guyane, sans localité plus précise (herbier Desvaux).

Eragrostis maypurensis Stendel ( Poa maypurensis H. B. K. ; Eragrostis Vahlii Nees),

Cayenne, in locis arenosis (Martin) ; Cayenne (L.-C. Richard) ; sans localité (Leprieur) ; Acarouany 1854 (Sagot 700) ; Kourou, juin 1854 (Sagot) ; Acarouany, in cultis 1855 (Sagot 699) ; Aca- rouany 1857 (Sagot 699) ; Cayenne 1859 (Sagot) ; lie de Cayenne 1872 (Huet 47) ; Kourou, commun dans tous les sables de la Guyane et ne diffère de l’espèce européenne que pa*r ses touffes plus étalées et la couleur de ses épillets qui est d’un rouge un peu pâle, tandis que l’espèce européenne a les épillets violacés. L’espèce européenne donne de bons fourrages, celle-ci est dédaignée par le bétail, juil- let 1874 (Guénet 28) ; Maroni, fleurit en mai, croît dans les savanes de Saint-Laurent, les animaux la broutent, 1876 (Mélinon 29) ; sans localité (Geay 3301 et 3343) ; Charvein,'20 janvier 1914 (Be- noist 639).

Eragrostis rufescens Schrad. var. laurentiana nov. var.

A speciminibus typicis differt culmis a basi erectis, paniculis strictis, râmis ad axem adpressis, inflorescentia spiculas 3-30 gerente.

Saint Laurent du Maroni, savane sèche, 15 janvier 1914 (Be- noist 506).

Eragrostis mexicana Link ( Poa mexicana Lag.).

Sans localité, 1838 (Leprieur) ; Mana, in cultis, 1855 (Sagot 698) ; Cayenne 1859 (Sagot); Charvein, 9 janvier 1914 (Benoist 552) ; Saint Jean du Maroni, 26 avril 1914 (Benoist 1149).

Eragrostis capillaris L.

Cayenne (Leblond 117) ; sans localité, 1850 (Leprieur) ; Kourou, 1854 (Sagot 697) ; Acarouany 1855 (Sagot 697) ; Acarouany 1857 (Sagot 697) ; Cayenne' 1859 (Sagot) ; Cayenne 1872 (Huet 72) ; Charvein, 9 janvier 1914 (Benoist 550) ; Kourou, 7 juillet 1914 (Benoist 1387).

Laboratoire de Phanérogamie du Muséum.

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Étude d’une petite collection D'Algues d’eau douce de la Guinée française.

Par l’abbé P. Frémy f.

( Noie présentée par Mlle J. Ahlet).

Cette collection a été constituée par M. Juignet en février- mars 1935. Elle comprend 13 tubes. Les échantillons sont conser- vées dans la liqueur de Bouin. L’étude de cette collection m’avait été confiée par le très regretté Professeur P. Allorge en août 1943.

I. — r Liste des Récoetes.

I. Marigot à Cèratophyllum de Lanipsar, près Saint-Louis (Sénégal) ; février 1935. — Plectonema Dangeardii, p. ab. ; Lyngbya ærugineo-cærulea, p. ab. ; Lyngbya Digueti, p. ab. L. submonilifera, p. ab. ; L. perelegans, tr. p. ab. ; Oscillatoria princeps, a. ab. ; O. tennis, a. ab. ; O. splendida, tr. p. ab. ; Tolypothrix tenuis , p. ab. ; Euglena, sp. pl. , tr. p. ab. ; Phacus longi- cauda, tr. p. ab. ; P ediastrum duplex, tr. p. ab. ; Selenastrum gracile, tr. p. ab. ; Scenedesmus quadricauda, tr. p. ab. ; Sc. acuminatus, tr. p. ab. ; Coleochæte scutata, tr. p. ab. ; Oedogonium, sp. pl. (st.), p. ab. ; Bulbo- chæte sp., tr. p. ab. ; Spirogyra sp. pl. (st.), p. ab. ; Mougeotia sp. (st.), tr. p. ab. ; Cosmarium alatum, p. ab. ; C. granatum, p. ab. ; quelques Dia-, tomées.

II. Marigot de Hanse (Sénégal), (boue latéritique), février 1935. — Lyngbya ærugineo-cærulea, tr. p. ab. ; Oscillatoria tenuis p. ab. ; O. amphi- bia, tr. p. ab. ; Euglena sp., tr. p. ab. ; quelques Diatomées.

III. Tiaroye (Sénégal), février 1935. — *• Dactylococcopsis acicularis, tr. p. ab. ; Lyngbya ærugineo-cærulea, tr. p. ab. ; Oscillatoria amphibia, tr. p. ab. ; Fremyella investiens, p. ab. ; Anabæna sp. (st.), a. ab. ; Euglena sp. pl., tr. p. ab. ; Phacus pleuronectes, tr. p. ab. ; Phacus sp., tr. p. ab. ; Peridinium sp., tr. p. ab. ; Eudorina elegans, tr. p. ab. ; Pediastrum tétras, tr. p. ab. ; Scenedesmus quadricauda, p. ab. ; Sc. bijuga var. alternons, p. ab. ; Ankistrodesmus falcatus var. tumidus, tr. p. ab. ; Selenastrum gracile, tr. p. ab. ; Dicty os phærium reniforme, p. ab. ; Tetrædron regulare var. bifurcatum, tr. p. ab. ; Oedogonium sp. (st.), p. ab. ; Mougeotia sp. (st.); Spirogyra sp. (st.), p. ab. ; Closterium acutum, p. ab. ; Cl. setaceum, p. ab. ; Cl. strigosum, p. ab. ; Cl. sp., tr. p. ab. ; Micrasterias truncata, tr. p. ab. ; Cosmarium abruptum, tr. p. ab. ; Staurastrum polymorphum, tr. p. ab. ; quelques Diatomées.

IV. Cambérine (Sénégal), mare à Nitella, février 1935. — Anabæna monilifera, a* ab. ; Microspora quadrata, tr. p. ab. ; Closterium Leibleinii, tr. p. ab. ; Oedogonium sp. (st.), tr. p. ab. ; Diatomées tr. p. ab.

Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 1, 1945.

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Y. Manhea, mars 1935. — Spirogyra sp. (st.) tr. ab.

VI. Bac de la Guinée, route internationale (Riccia), mars 1935. — Tolypothrix tenuis, p. ab. ; Anabæna sp. (st.), a. ab. ; Euglena sp., tr. ; Peridinium sp., tr. p. ab. ; Microthamnion strictissimum, p. ab. ; Oedogo- niurn sp. pl. (st.), p. ab. ; Bulbochæte sp. (st.) p. ab. ; Scenedesmus quadri- cauda, p. ab. ; Pediastium Boryanum, p. ab. ; Spirogyra Spreiana, p. ab. ; Sp. sp. (st.) ; p. ab ; Hylotheca dissiliens, p. ab. ; Gonatozygon mesotænium, p. ab. ; G. pilosum, p. ab. ; Penium libellulla var. Intermeuium p. ab. ; Closterium acerosum, p. ab. ; Cl. actum, p. ab. ; Cl. Dianæ, p. ab. ; Cl. Ehrenbergii, p. ab. ; Cosmarium margaritiferum, p. ab. ; C. obsoletum , p. ab. ; C. subspeciosum, p. ab. ; C. trachydermum, p. ab ; Staurastrum hirsu- tum, p. ab. ; St. punctulatum var. pygmæum, p. ab.

VII. Manhea, mars 1935. — Lyngbya Juigneti, a. ab. ; Calothrix Allorgei, ab. ; Schizochlalys gelatinosa, a. ab. ; Oedogonium sp. pl. (st.), a. ab. ; Bulbochæte Brebissonii, p. ab. ; Spirogyra sp. (st.), p. ab. ; Batrachosper- mum sp. (réduit à son axe), ab. — Toutes les espèces de cette station (sauf Spirogyra) sont épiphytes sur le Batrachospernum.

VIII. Environs de Kinda, mars 1935. — Scenedesmus quadricauda, p. ab. ; Oedogonium sp. pl. (st.), a. ab. ; Bulbochæte sp. (st.), p. ab. ; Pleu- rotænium coronatum, ab. ; Euastrum denticulatum, tr. p. ab. ; E. elegans, tr. p. ab. ; Cosmarium Blytii, tr. p. ab ; C. Hammeri var. protuberans , tr. p. ab. ; C. obsoletum, tr. p. ab. ; C. phaseolus, tr. p. ab. ; C. pseudobroomii, tr. p. ab. ; C. quadrum, tr. p. ab. ; Batrachospermum sp. (presque réduit à son axe), ab. ; quelques Diatomées.

IX. Rivière « La Fatala », mars 1935. — Glæotrichia Juigneti, ab. ; Scytonema sp. (junior), tr. p. ab. ; Capsosira Brebissonii, tr. p. ab. ; Peridi- nium sp., tr. p. ab. ; Oedogonium Sp. (st.), p. ab. ; Micrasterias soi, tr. p. ab. ; Cosmarium binum, tr. p. ab. ; C. subcrenatum, tr. p. ab.

X. Manhea, mars 1935. — Glæotrichia sp. (st.), a. ab. ; Anabæna sp. (st.), p. ab. ; Peridinium sp., tr. p. ab. ; Hyalotheca mucosa, p. ab.

XI. Route de Kindia à Conakry Kur 23, mars 1935. — Lyngbya Marten- siaria tr. ab. ; L. Martensiana var. major, tr. p. ab. ; Cosmarium trachypleu- rum var. minus, tr. p. ab.

XII. Sources de Tatema, cercle de Baffa, sans date. — Plectonema hos- tocorum, p. ab. ; Oscillatoria planctonica, p. ab. ; Batrachospermum sp., ab.

XIII. Rivière de la Tomubouïa, près de Tatéma, cercle de la Bofïa, mars 1935. — Batrachospermum sp., tr. ab.

II. — Liste systématique des Espèces.

A. Cyanophycées.

Dactylococcopsis acicularis Lemm. (III) 1.

Plectonema Dangeardii Frémy, Myx. Afr. éq. fr., p. 175, 1930 (I).

1. Les chiffres romains placés entre ( ) indiquent les numéros des récoltes. Dans cette Liste de Cyanophycées, je suis l’ordre de mes « Myxophycées de l’Afrique équa- toriale française », 1930. »

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Cette espèce trouvée pour la première fois en Afrique équatoriale a été, depuis, retrouvée en France et en diverses contrées de l’Eu- rope.

Plectonema nostocorum Born. (XII), dans le mucus d’un Batra- chospermum. — Forme à trichomes épais de 2 p en moyenne, à articles subcarrés, à filaments allongés, à ramification très peu abondante.

Fig. 1-2. — 1. Lyngbya submonilifera, Frémy, X 660. 2. Lyngbya guigneti, Frémy, X 660.

Lyngbya ærugineo-cærulea Gom. (I, II, III). • — Espèce cosmo- polite, souvent trouvée en Afrique.

Lyngbya Martensiana Menegh. (XI). — ■ Trichomes épais de 6-8 (jl, gaines minces.

Yar. major Frémy var. nov. (XI). — A lypo differt ttichomatibus ad 16 [x crassis. Cum typo. • — Cette variété diffère du type par l’épaisseur de ses trichomes qui peut atteindre jusqu’à 16 p. On

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trouve du reste tous les intermédiaires entre cette variété et le type.

Lyngbya Digueti Gom. (I). ■ — Trichomes épais de 2 p.

Lyngbya submonilifera Frémy n. sp. (I).

Fila solitaria, inter alias algas sparsa, recta vel laxe undulata. Trichomata 2 [x crassa, submoniliformia ; articuli paulo breviores quant latiores, ad dissepimenta évident er constricta, contentu subtiliter granuloso ; dissepi- menta pellucida; celtulla apicalis rotundata, nec capitata nec incrassata ; vaginæ tenues et firmæ. (Fig. 1). — Hab. apud « Lanipsar », prope S. Ludovi- cum Africæ occidentalis , inter alias Algas. — - Leg. : Juignet. — Y .in liquore Bouini conservatam.

Cette espèce est remarquable par ses trichomes presque monili- formes et formés d’articles un peu moins longs quq, larges qui ont une épaisseur moyenne de 2 [x. Ces 2 caractères la distinguent très nettement de toutes ses congénères.

Lyngbya perelegans Lemm. (I).~~ ■ — Trichomes épais de 1,5 p, articles plus longs que larges.

Lyngbya Juigneti Frémy n. sp. (Vil).

Fila in filamantis denudatis Batrachospermi cujusdam basi affixa sed non ea complectentia, recta vel plus minusve curvata, sat elongata, 1,5 fx vix crassa. Vaginæ tenuissimæ, achroæ, firmæ. Trichomata circa 1 [X crassa, ad genicula haud constricta ; articuli 1,5-3 ( rarius -6 )-plo longiores quam latiores , protoplasmate homogeneo vel subtiliter granuloso farcti ; disse- pimejïta ægre conspicua ; eellulla apicalis nec attenuata nec capitata. (Fig. 2). Hab. apud « Manhea » Africæ occidentalis , epiphytica in filis denudatis Batrachospermi cujusdam socii, aliis algis epiphyticis. — Leg. : Juignet. V. in liquore Bouini conservatam.

Cette espèce se distingue nettement de ses congénères épiphytes (Sect. Heteroleibleinia Geitler) par ses filaments non enroulés autour du support et ses articles relativement très allongés.

Oscillatoria princeps Yauch. (I). — Petite forme à trichomes épais de 16 p seulement. Espèce fréquente en Afrique.

Oscillatoria tenuis Ag. (I, II). — Espèee cosmopolite, très com- mune partout.

Oscillatoria amphibia Ag. (II, III). - — Espèce très commune par- tout.

Oscillatoria planctonica Wolos. (Xll). • — - Espèce nouvelle pour l’Afrique occidentale et l’Afrique équatoriale. -

Oscillatoria splendida Ag. (I). — Espèce très répandue partout.

Calothrix Allorgei Frémy n. sp. (VII) K

In filamentis denudatis Batrachospermi cujusdam epiphytica. Fila

1. Dédiée au très regretté Professeur P. Allorge, in memoriam.

sparsa vel sæpius gregaria et tune stéllatim radiantia, basi bulbosa apud funiora non autem apud adulta, longe æqualia et tune 6-8 (X crassa, apicem versus in longum pilum sensim atteriuata. Articuli ante du isionem vulgo 1,5 -plo longiores quant latiores, cylindrici vel ad dissepimenta sæpe incons - picua parum constricti, post divisionem vero latiores quam longiores et tune

Fig. 3. — Calothrix Allorgei Frémy : a. Un groupe de filaments épiphytes sur l’axe dénudé d’un Batrachospermum X 50 env. (demi-schématique). — b. Trois filaments plus grossis ( X 660) ; celui de gauche est dépourvu de gaine ; celui du milieu est muni d’une gaine tronquée avant l’origine du poil (à remarquer, sur ce filament, deux portions tondeuses qui sont peut-être des hormogonies) ; celui de droite est dépourvu de poil. <

vulgo eximie ad dissepimenta constricti. Articuli pilorum sensim elongati et ad 5- plo longiores quam latiores. Heterocystæ basilares vulgo subsphæ- ricæ tel parum elongatæ, solitariæ, rarissime binæ ; heterocyatæ, intercalares nullæ. Vaginæ cito diffluentes, plerumque inconspicuæ, passim gelatinosæ et tune ad 24 \i crassæ et ante apicem truncatæ et omnino evanescentes (Fig. 3). — Hab. apud « Manhea » Africæ occidentalis, ad fila denudata

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Batrachospermi cujusdam, sociis aliis algis epiphyticis. — Leg. : Juignet. — V. in liquore Bouini consen atam.

Cette espèce se distingue très nettement de ses congénères épi- phytes par la dimension de ses trichomes (6-8 jx d’épaisseur), ses articles relativement longs avant leur division et l’absence *fréquente de gaines. Celles-ci doivent se gélifier et disparaître de très lionne heure. Il se peut que les files d’articles courts et rétrécis aux arti- culations correspondent à des hormogonies, mais je n’en ai vu aucune à l’état libre ni en voie de développement.

Glœotrichia sp. (X) ; plante dépourvue de spores et par consé- quent indéterminable spécifiquement.

Glœotrichia Juigneti Frémy n. sp. (IX).

Fronde globosa (?), molli, filis parum confertis, pressione facile secedenti- bus. Trichomatibus 5-6 |x crassis, in pilum tenuem longe attenuatis, hormo- goniis passim intercalatis. Articulis multum (3-5 -plo) longioribus quam latioribus, passim ad genicula constrictis, iis supra sporam passim abbre- viatis et/ dilatatis. Sporis solitariis, subcylindricis vel polum superiorem versus lei issime attenuatis, rectis vel levissime curvatis, apicibus rotundatis, circa 100 jx longis, sine vagma 11-12 p., cum vagina 18-24 jx crassis. Vagina truncata, achroa, transi erse non plicata, spora paulo longiore, strato inte- riore, arcto strato exteriore plus minus, e diffluente et dilato. Heterocystis solita- riis, rarissime binis, subhemisphæricis, circa 10 [x crassis. (Fig. 4). — Hab. in rivo « La Fatala » Africæ occidentalis, sociis phanero garnis aquiticis. — Leg. : Juignet. — Y. in liquore Bouini conservatam.

Cette espèce se distingue de ses congénères par la longueur de ses articles et sa gaine étroite mais ouverte et molle, difïiuant plus ou moins vers l’extérieur.

Fremyella investiens (Frémy) J. de Toni (= Microchæte inves- tiens Frémy et Auct.) (III). • — Sur débris végétaux. C’est la pre- mière fois que cette espèce est retrouvée en Afrique depuis les récoltes de Le Testu au Gabon en 1926. '*

Tolypothrix tenuis Kütz. em. Schmidt (I, III). — En très faible quantité en ces deux stations.

Scytonema sp. (IX). — Plante trop jeune pour pouvoir être déter- minée spécifiquement ; en très faible quantité du reste.

Anabæna sp. (III, VI, X). — Plantes dépourvues de spores et en très faible quantité.

Anabaena monilifera Frémy n. sp. (IV).

Trichomata solitaria, recta vel plus minus curvata, passim vagina gela- tinosa partim inclusa, eximie moniliformia, circa 6 (5,5-6) fx crassa, cellulla apicalis cæteris conformis. Articuli spærici, interdum leviter compressi, 5,5-6 longi. Heteroscystæ subsphæricæ, 5,5-7 jx crassæ. Sporæ heterocystis utrinque contiguæ, evolutione centripeta, juniores spæricæ vel leviter elon- gatæ, adultæ cylindricæ apicibus rotundatis, 12-13,5 (x crassæ, 14-32 sæ-

— 76

pius circa 20) jjl longæ, episporio achro, passim diffluente. (Fig. 5). — Hab. apud Camberçne, Africæ occidentalis , in lacuna, cum paucis aliis Algis. — Leg. : Juignet. — V. in liquore Bouini conservatam.

Cette espèce de la Sect. Sphærozyga Born. et Flah. se distingue de ses côngénères à la fois par ses cellules végétatives qui sont

Fig. 4. — Glœotrichia Juigneti Frémy, X 330 : a. Un filament très jeune. — b. c, d, e, f, g. Stades successifs de la formation de la spore. — h. Spore complètement formée. • — i. Un filament muni d’hormogonies.

sphériques ou subsphériques (y compris la cellule terminale) et ses spores cylindriques à bouts arrondis.

Capsosira Brebissonii Kütz. (IX), en très faible quantité, sur des phanérogames aquatiques.

(A suivre)

— 77

Sur le contact du Stampien et du Chattien a Andilly (Seine-et-Oise).

Par R, Soyer.

Le contact des formations stampienne et chattienne est visible actuellement à Andilly, dans une fouille de briqueterie à l’angle des routes de Domont et du fort de Montligon, 1 km au N-0 du

fort de Montmorency ; on observe la coupe suivante :

12 Terre végétale..., , 0.50

11 Meulière démantelée, emballée dans une argile rougeâtre 0.60

10 Argiles lustrées et panachées, et bancs de meulière démantelée. ,4.50

9 Miches de meulière dans argile panachée 0.30

8 Meulière disjointe 0.12

7 Argile brune et verdâtre feuilletée 0.03

6 Sable argileux zoné, rouge, jaune et blanc ~. . 0.06

5 Argile brune feuilletée 0.07

4 Sable brun argileux et traces ligniteuses 0.02

3 Grès ferrugineux fossilifère (' Potamides Lamarcki) 0.02

2 Sable rubéfié.... 0.04

Les meulières démantelées et emballées dans leur argile de décom- position n’apportent aucun, fait nouveau, mais l’intérêt de cette coupe réside surtout dans le niveau gréseux fossilifère (couche n° 3) qui forme une dalle bien continue et d’épaisseur constante, visible sur une longueur de 15 m.

La roche est un grès rouge brun et noirâtre, cristallin, très dur, d’aspect limonitique ; sa face inférieure est rouge brun, au contact de»' sables ; sa face supérieure, presque noire présente quelques empreintes se rapportant exclusivement à Potamides Lamarcki Brgnt ne dépassant pas 12 mm. de hauteur. En plaque mince, le grès se montre composé de petits fragments anguleux de quartz généralement limpide noyés dans une trame brune limonitique.

Le sable brun de- la couche 4 montre des traînées noirâtres qui proviennent de la décomposition de matières ligniteuses. Il n’existe aucune discontinuité entre le sommet des sables stampiens et les meulières; le passage s’opère par une couche d’argile brune et verte sur laquelle reposent les meulières fragmentées et noyées dans la masse des argiles à meulière.

Une disposition comparable à été signalée à Piscop, près d’ An- dilly, par MM. L. Aufrère, E. Giraud et E. Vignard 1, où un

1. L. Aufrère, E. Giraud et E. Vignard. — L’alios de la forêt de Montmorency. C. R. Ac. Sc., t. CCIV, 21 juin 1937, p. 1878.

Bulletin du Muséum , 2e série, t. XVII, n° 1, 1945."

grès stampien ferrugineux chargé de matières organiques est situé directement sous un sable gris épais de quelques décimètres, que recouvre la terre végétale. Pour ces auteurs, il s’agirait d’un alios relativement récent qui se serait formé au plus tard au Tarde- noisien, car on retrouve des vestiges d’industrie mésolithique dans le sable gris qui recouvre le grès sablo-ferrugineux.

Ce banc paraît bien constant dans la région ; il a été retrouvé à Orgemont, près de Sannois, d’où proviennent plusieurs échantil- lons de la collection du Laboratoire de Géologie. Une coupe com- parable a été signalée autrefois à Cernay-la-Ville, par Stan. Meu-

nier 1 :

1 Sable jaune fin . . Mém.

7 Terre végétale .... . 0.50

6 Meulières noyées dans l'argile à meulière.. 3.50

5 Calcaire marneux blanc; nombreuses Limnées 0.25

4 Marne blanche sans fossiles 0.10

3 Lignites argileux noirs compacts —

2 Grès friable à ciment ligniteux et ferrugineux —

1 Sable blanc . —

Pour l’auteur, le grès de la couche N° 2 représenterait un alios oligocène formé au sein des dunes stampiennes avec le concours de conditions atmosphériques favorables. La couche 3 est com- parable à la mince bande de sable à traînées ligniteuses qui recouvre la croûte de grès ferrugineux à Andilly.

La présence de Pot. Lamarcki dans le grès d’ Andilly est intéres- sante, car elle indique qu’un régime de transition, très saumâtre, s’est instauré à la fin du Stampien et a préludé à l’arrivée du lac de Beauce. Ainsi que l’a montré R. Abrard 2, précisément dans la région de Montmorency, à la fin du Stampien la dessalure pro- gressive a déterminé un changement de la faune des meulières chattiennes, qui renferment Pot. Lamarcki à la base et à la partie médiane, et où les Limnées, rares à la base, deviennent abondantes au centre et surtout au sommet où les Planorbes apparaissent et remplacent les Potamides.

En résumé, le contact des couches stampiennes et chattiennes d’ Andilly indique :

1° que chaque fois qu’un niveau gréseux nouveau est signalé dans les grès stampiens des environs de Paris, il se révèle fossilifère sinon dans toute son étendue, du moins à quelques emplacements.

2° Que le passage des formations stampiennes marines aux couches continentales du lac de Beauce-Montmorency s’est faite par une tran-

1. Stan. Meunier. Sur un alios miocène des environs de Rambouillet. C.'R. Ac. Sc., t. LXXXV, 1877, p. 1240.

2. R. Abrard. Les Meulières de Montlignon (S.-et-O.). Remarques générales sur les Meulières de Beauce. C. R. som. S. G. F. (4), t. XXVI, 1926, p. 126.

sition saumâtre où seul Pot. Lamarcki est représenté, et qui a débuté avant l’arrivée des premiers sédiments chattiens.

3° Que le grès ferrugineux fossilifère à aspect d’alios s’est constitué peu après le dépôt des sables lijgniteux qui le surmontent.

4° Que ce régime de transition était généralisé dans la région pari- sienne, puisqu’on le rencontre dans des localités aussi éloignées qu’An- dilly, Piscop et Orgemont d’une part, et Cernay-la-Ville d’autre part, dans des conditions stratigraphiques Comparables.

Laboratoire de Géologie du Muséum.

Sur les Scincidæ fossiles.

II. — Formes subfossiles de l'Ile Maurice.

Par Robert Hoffstetter.

Après une révision des restes signalés jusqu’à ce jour, j’ai établi dans une note précédente 1 que, contrairement à l’opinion clas- sique, aucun Scincidé fossile n’est encore connu dans l’Hémisphère Nord.

Pour épuiser toute notre documentation sur l’histoire des Scin- cidés, il me reste à examiner les pièces subfossiles découvertes dans l’Ile Maurice, au lieu dit La Mare aux Songes, rendu célèbre par les ossements d’Oiseaux et de Tortues qui y ont été recueillis.

Des observations de A. Günther 1877 2 et de H. Gadow 1894 3 ont déjà fait connaître partiellement un grand Saurien éteint, Didosaurus mauritianus, qui est bien un Scincidé. J’ai pu moi- même examiner, au Laboratoire de Paléontologie du Muséum, des restes abondants récoltés par P. Carié dans la même localité, et donnés au Muséum en 1910. Ces documents remarquables m’ont permis d’étudier plus complètement les caractères de Didosaurus, de confirmer sa position systématique, et de reconnaître en outre l’existence d’un petit Scincidé contemporain, qui me paraît repré- senter l’espèce actuelle Thyrus Bojeri (Desjardins).

I. — Didosaurus mauritianus Günther 1877.

Les publications, déjà mentionnées, de A. Günther et de H; Gadow, ont fait connaître cette espèce par les pièces suivantes : mandibule, frontal, capsule occipito-otique, vertèbres diverses, bassin, fémur, humérus et ulna. Il faut en séparer l’atlas figuré par H. Gadow (fig. & sup.), qui est une pièce mammalienne et ne peut donc appartenir à Didosaurus.

La collection Carié m’a fourni des restes provenant de nom- breux individus (il existe notamment 58 frontaux) et comprenant des échantillons de presque toutes les pièces du squelette. Seuls ont échappé à la récolte quelques-uns des os les plus petits ou les

1. R. Hoffstetter. Bull. Muséum (2) 16, p. 547-553, Paris, 1944.

2. A. Günther. Journ. Linn. Soc. Zool., 13, p. 322-324, fig. 1-2 ; London, 1877.

3. H. Gadow. Trans. Zool. Soc. London, 13, p. 323-324, pl. XLV1, fig. 1-16 ; Lon- don, J 894.

Bulletin du Muséum, 2e séiie, t. XVII, n° 1, 1945.

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moins caractérisés. Les cartilages n’ont pas été fossilisés. Par contre, deux œufs ont été conservés partiellement. -

L’étude de ce riche matériel démontre indiscutablement que Didosaurus est bien un Scincidé. On peut souligner les caractères suivants, comme les plus significatifs : prémaxillaire pair ; arc postorbital et arc postfrontotemporal complets ; columella cranii présente ; pariétal simple portant un foramen pariétale et des processus descendentes anteriores ; palatins formés de deux lames superposées, réunies par leur bord externe ; présence de plaques dermiques partiellement soudées au frontal et au pariétal ; den- raire refermé dans sa partie antérieure autour du cartilage de Meckel qui, de ce fait, est. logé dans un canalis Meckeli ; processus coronoideus du dentaire chevauchant le coronoïde sur la face externe ; splénial court, ne s’étendant pas vers l’avant au-delà du foramen interne de sortie du nerf alvéolaire inférieur ; fossa Meckeli réduite, n’atteignant pas le coronoïde ; processus retro- articularis élargi en forme d’oreille ourlée vers le haut ; intercla- vicule cruciforme ; clavicule dilatée proximalement et percée par des fenêtres irrégulières. Tous les autres os du crâne, du rachis, des ceintures et des membres possèdent le style qui caractérise les Scincidés. On peut d’ailleurs reconnaître quelques-uns de ces caractères sur les figures déjà données par H. Gadow ; d’autres apparaissent dans la tentative de reconstitution du crâne de Dido- saurus, que je figure ici. (Fig. 1).

Il s’agissait d’un animal pouvant atteindre une grande taille, dépassant celle de tous les Scincidés actuels. Cependant il faut remarquer que les pièces figurées jusqu’ici appartiennent à des individus âgés, présentant leur maximum de développement. Celui-ci n’était atteint qu’exceptionnellement, et la grosse majo- rité des os recueillis à la Mare aux Songes indiquent des individus plus petits.

Cette taille remarquable a conduit les auteurs à rapprocher Didosaurus des grands Scincidés australiens et notamment de Tiliqua (= Cyclodus ). Un tel rapprochement, bien que légitime, soulève quelques réserves que Ch.-L. Camp 1923 semble avoir pressenties. Par contre, une comparaison attentive m’a convaincu que Didosaurus est étroitement apparenté au genre actuel Macros- cincus, dont l’espèce unique, M. Coctei Duméril et Bibron est cantonnée aujourd’hui dans une des Iles du Cap Vert.

Tous les détails ostéologiques parlent en faveur de cette parenté. Particulièrement le prévomer, le pariétal, le jugal et l’ectoptéry- goïde montrent une analogie frappante entre Macroscincus et Didosaurus, alors que les mêmes os sont bien différents chez Tili- qua et Trachydosaurus. Le nombre des dents est très comparable chez les deux premiers genres : la fréquence maximum correspond

Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 1, 1945. 6

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à 29 par demi-mâchoire chez Didosaurus , avec tendance à une légère réduction lorsque la taille croît. Le développement dès pattes est beaucoup plus marqué chez Macroscincus et Didosaurus que

Fig. 1. — Schéma du crâne restitué de Didosaurus mauritianus, X 1.

A. — face dorsale.

B. — face ventrale.

chez les formes australiennes : ainsi le fémur représente plus des 7 / 10 de la mandibule, tandis qu’il n’atteint pas les 5/10 chez Tili- qua et Trachydosaurus. Les rapports des membres parlent dans le même sens : le fémur est nettement plus grand que l’humérus

— 83 —

chez Macroscincus et Didosaurus, tandis que les deux os sont égaux dans les deux genres australiens.

D’autre part, l’armure ostéodermique, si remarquablement déve- loppée chez Tiliqua et plus encore chez Trachydosaurus , semble également réduite chez les deux genres comparés. Chez Macros- cincus, en effet, en dehors des plaques céphaliques, relativement faibles, on ne trouve que des ostéodermes petits et. minces, qui ne sont développés que dans les régions nuchale et ventrale. Or il est frappant de constater que chez Didosaurus , on ne connaît que les plaques frontale, frontopariétales, interpariétale et pariétales, souvent incomplètes et très minces ; on n’a retrouvé aucun ostéo- derme libre, bien que le matériel étudié ait été récolté avec soin et comprenne des pièces de très petite taille. Ces observations me conduisent à admettre, chez Didosaurus, une réduction du système ostéodermique, qui devait être très comparable à celui de Macros- cincus.

Un dernier caractère, celùi-ci éthologique, vient encore souligner la ressemblance entre les deux genres. Je suis persuadé, en effet, que Didosaurus habitait encore récemment l’ Ile Rodriguez, et que c’est de lui que F. Léguât, qui a séjourné dans l’île de 1691 à 1693, parlait en ces termes 1 : « Il y a une autre espèce de Lézards noc- turnes de couleur grisâtre, dont la figure est fort vilaine : ils sont gros et longs comme le bras, et la chair n’en est pas mauvaise. Ils aiment beaucoup les Lataniers. » Didosaurus aurait donc été un animal nocturne,, comme l’est également Macroscincus, d’après L. Vaillant 1882 2.

Tous ces caractères établissent si indiscutablement la parenté entre les deux formes qu’on serait presque tenté de les placer dans le même genre. Il me semble cependant qu’on peut maintenir Didosaurus comme distinct, en notant les particularités suivantes qui le séparent de Macroscincus.

Les dents à couronne arrondie, montrent une légère tendance à l’ambl.yodontie, tandis que celles de Macroscincus, en liaison avec un régime herbivore, possèdent une couronne finement denticulée, comme chez les Iguanes. Le ptérygoïde participe au contour de la fenêtre infraorbitaire, par suite d’une réduction de l’ectoptéry- goïde qui ne touche plus le palatin. Il porte typiquement 2, parfois 3 dents ptérygoïdiennes ; cependant ces dents sont souvent absentes chez les individus de petite taille. Les lames ventrales des palatins sont longuement en contact sur la ligne médiane du palais. Le dentaire est plus longuement refermé autour du canalis Meckeli, et, corrélativement, le splénial est plus réduit vers l’avant. Les

1. F. Léguât. Voyages et Aventures, I, p. 108 ; Amsterdam (et Londres), 1708.

2. L. Vaillant. C. R. Ac. Sc., 94, p. 811-812, Paris, 1882.

Bulletin du Muséum, 2? série, t. XVII, n° 1, 1945.

6.

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vertèbres sont beaucoup courtes, plus massives que celles de Macros- cincus, indiquant un corps plus trapu.

Il n’en reste pas moins que, même en retenant la différence géné- rique, les deux formes sont étroitement parentes. Or il y a là un fait remarquable, si l’on considère leur position géographique. Je ne crois pas, en effet, en dehors de la présence d’espèces cosmo- polites souvent introduites, qu’on ait jamais noté de parenté étroite entre les faunes des Iles du Cap Vert et des Mascareignes.

Il faut sans doute considérer Didosaurus, récemment éteint à Rodriguez et à Maurice, et Macroscincus, - en voie d’extinction dans les Iles du Cap Vert, comme des formes reliques, survivance

A. — - Pariétal, face ventrale (1) et dorsale (2).

B. — Capsule occipitootique, faces dorsale (1), ventrale (2) et postérieure (3). C. — Sacrum, face dorsale.

D. — Demi-bassin droit, face externe.

E. — Humérus gauche, face antérieure.

probable d’une faune tertiaire dont l’aire de répartition inconnue comprenait sans doute le continent africain. .

II. — Thyrus Bojeri (Des jardins 1831) foss.

J’ai séparé dans la collection Carié, des restes d’un petit Saurien représenté par 3 pariétaux, 14 capsules occipito-otiques, 4 sacrums, 3 demi-bassins gauches et 3 droits, 1 humérus gauche et 1 droit.

Les caractères de tous les os, comme on peut le voir sur la figure 2, indiquent avec certitude un Scincidé, Plus précisément, leur morphologie de détail s’accorde bien avec celle des pièces homo-

85 —

logues de l’actuel Thyrus Bojeri, cantonné dans l’Ile Maurice et File Ronde. J’ai pu faire une comparaison sérieuse grâce à l’obli- geance de M. Angel, du Laboratoire d’Herpétologie, qui a bien voulu me confier un exemplaire de la forme actuelle pour en pré- parer le squelette. Sacrum, bassin et humérus sont pratiquement identiques chez le fossile et la pièce de comparaison. La capsule occipito-otique est également tout à fait semblable, mais la suture entre basisphénoïde et basioccipital, encore visible dans le sque- lette préparé, est totalement effacée dans la pièce fossile. Le parié- tal, dans les deux pièces comparées, montre la même morphologie des processus pariétales, caractérisés par leur forme aplatie et élargie presque jusqu’à l’extrémité ; cependant, chez le fossile, le corps du pariétal est plus élargi en avant, le foramen pariétale est plus postérieur et les processus pariétales sont plus divergents.

Les quelques différences mentionnées doivent s’expliquer par le degré de développement. En effet, le fossile est un peu plus grand que le squelette de comparaison ; mais celui-ci appartient à un exemplaire n’ayant pas atteint son maximum de taille.

On peut donc admettre que la forme fossile se rattache à l’espèce Thyrus Bojeri (Desjardins).

Le genre Thyrus Gray 1845, inclus par G. -A. Boulenger 1877 dans le genre Scelotes s. L, a été repris par Hewitt 1929 et par G. -F. de Witte 1943, pour la seule espèce Th. Bojeri. Il est con- sidéré par les derniers auteurs comme le chef de file d’un des quatre phylums apparentés au genre Scelotes, et qui auraient évolué sépa- rément vers des formes apodes. Celui qui nous intéresse occupe- rait uniquement la région malgache.

La rencontre de' Th. Bojeri à l’état subfossile n’a rien de sur- prenant. Elle mérite cependant d’être soulignée, car il est toujours intéressant, dans une faune insulaire, de faire le départ entre les espèces autochtones et les formes introduites.

4 Conclusions.

La contribution qu’apporte la PaléontolQgie à l’histoire des Scincidés est donc très décevante, puisque les seuls résultats posi- tifs concernent la faune subactuelle de l’Ile Maurice.

L’absence de tout document tertiaire est très curieuse. Il faut évidemment agir avec grande prudence pour faire état d’un fait négatif en Paléontologie. Cependant il est peu probable que la famille ait été représentée dans l’Eocène et l’Oligocène de l’Amé- rique du Nord, dont les faunes assez riches ont été scrupuleusement étudiées par Ch.-W. Gilmore. L’existence du groupe est encore plus improbable en Europe, de l’Eocène au Miocène, car des gise- ments très riches en Vertébrés ne contiennent aucun membre de

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la famille. Je serai moins affirmatif pour le Pliocène et le Pléis- tocène où les documents sont fort pauyres et peuvent laisser quel- que espoir de nouvelles découvertes.

Est-ce à dire que la famille est d’origine récente ? Certainement non. Les caractères bien tranchés, la richesse en espèces et le cos- mopolitisme remarquable des Scincidés indiquent une ancienneté certaine. Mais il me paraît probable que l’histoire de la famille s’est déroulée principalement dans l’Hémisphère Sud, (tandis que par exemple les Anguidés se sont toujours maintenus au Nord). - La répartition géographique actuelle parle d’ailleurs dans le même sens en montrant une extraordinaire richesse en Scincidés dans les régions africaine, indo-malaise et australienne. C’est dans les faunes tertiaires de ces mêmes régions que devraient être recherchés les Scincidés fossiles.

Il apparaît au contraire que la famille n’a gagné la région paléar- tique que récemment, tout au plus depuis le Pliocène. Encore ne s’y est-elle introduite que discrètement, sans s’étendre loin vers le Nord.

Laboratoires de Paléontologie et d’ Anatomie comparée du Muséum.

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Révision de quelques planorbes fossiles.

(D’APRÈS LES CARACTÈRES DE LA MICROSCULPTURE INTERNE DU TEST ET DU TOUR EMBRYONNAIRE).

Par Laure J. Lhoste.

Les Planorbes étudiés appartiennent aux collections de Mol- lusques tertiaires et quaternaires du Laboratoire de Géologie du Muséum d’ Histoire Naturelle de Paris.'

Ces individus ont été révisés par l’étude du tour embryonnaire et de la microsculpture de la face interne du test.

Microsculpture interne. — Une microsculpture interne existe chez le genre Planorbe comme chez le genre Limnée précédemment étudié û Elle est constante et spécifique. Elle s’observe également chez les espèces tertiaires, quaternaires et actuelles.

La microsculpture interne ne montre aucun lien entre les espèces à l’intérieur d’un même sous-genre. Il semble également impossible d’interpréter les variations du dessin et d’établir une certaine fdiation.

Tour embryonnaire. ■ — L’étude des tours embryonnaires est rela- tivement aisée. La chambre préeonchiale se trouvant au centre des individus, elle est bien souvent conservée intacte.

Les tours embryonnaires sont symétriques ou asymétriques. Ces derniers appartiennent à des coquilles très ombiliquées ou irrégu- lières. Ils sont en général placés bien au centre sauf chez P. (Coretus) corneus où il apparait légèremerît déporté sur la gauche. Ces tours se présentent : soit en forme de poulie à deux gorges avec un ren- flement central plus ou moins volumineux, soit en cylindre symé- trique ou asymétrique avec un ou deux étranglements.

On peut être 'tenté d’interpréter ces variations et d’y voir une fdiation. On a en effet une poulie, un cylindre et des formes inter- médiaires. Mais il faut être prudent, un ordre logique n’étant pas forcément une base juste lorsqu’on raisonne sur les phénomènes du vivant.

Il ressort toutefois de ce travail que l’étude de la chambre pré- conchiale permet d’intégrer dans un sous-genre des espèces pré-

1. Laure-J. Lhoste. Révision des Limnées fossiles. Bull. Mus. Hist. Nat., t. XV, p. 535.

Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 1, 1945.

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sentant un tour embryonnaire identique ou voisin de celle du type. Et c’est là que réside son intérêt.

Technique. — Le tour embryonnaire est dégagé par frottement sur une meule douce, lorsque la taille et la résistance du test le permettent. Dans le cas contraire, l’individu, enrobé dans un bloc de cire est placé sous la loupe binoculaire et dégagé au moyen de pinces et d’aiguilles montées. Les individus petits et très fragiles peuvent être noyés dans la paraffine et coupés avec un micro- tome.

La microsculpture a été étudiée à sec au moyen de dispositifs épiscopiques permettant d’obtenir un grossissement moyen de X 1.000. Les dessins ont été exécutés à la chambre claire.

J’ai regardé des fragments de test à l’Ultropack et en particulier la face interne. Le dispositif spécial de cet appareil permet d’obte- nir une intense plage lumineuse sur la préparation. Les ombres sont supprimées, il n’y a donc plus de relief. L’observation des sculptures s’en trouve très gênée. Par contre j’ai vu également, toujours à l’Ultropack, la couche appelée couche cellulaire, ainsi que ses prismes, que je me propose d’étudier ultérieurement.

Sous-Genre Hippeutis (Agassiz) de Charpentier, 1837.

P. hemistoma Sowerby.

Coquille . Test aplani en dessous, convexe en dessus, ombiliqué. La spire est de 4 tours ; le dernier grand, bien convexe, a son bord extrême déprimé. Il porte une carène très émoussée.

Sutures. Visibles.

Ouverture. Haute, étroite, anguleuse à l’insertion de la carène. Les deux bords du péristome sont presque dans un même plan.

Ornementation. Stries d’accroissement très fines, arquées.

Microsculpture. Stries parallèles surchargées de ponctuations plus ou moins importantes.

Tour embryonnaire. Légèrement asymétrique ; il présente un étranglement central sans aücun renflement. La forme du tour embryonnaire de cette espèce tertiaire du Cuisien la place dans le sous-genre Hippeutis (Agassiz) de Charpentier.

Provenance. Pourcy (Marne),

Tour embryonnaire : Fig. 1, P. hemistoma ; fig. 2, P. fontanus ; fig. 3, P. complanatus ; fig. 4, P. umbilicalus ; fig. 5, P. vortex ; fig. 6, P. albus ; fig. 7, P. subovatus ; fig. 8, P. lens ; fig. 9, P. corneus ; fig. 10, P. nautileus ; fig. 11, P. contorlus ; fig. 12, P. carinatus ; fig. 13, P. planorbis Lemnarum Astre ; fig. 14, P. planorbis.

P. ( Hippeutis ) fontanus Linné.

' , ' I •

Coquille , Déprimée sur le bord, convexe, davantage en dessus qu’en dessous, ombiliquée. Spire de 3-4 tours, le dernier, énorme, très embrassant avec une carène plus ou moins marquée.

Sutures. Visibles

Ouverture : (d-’ après L. Germain). Fig. 1, P. complanalus ; fig. 2, P. Vortex ; fig. 3, P. vortieulus ; fig. 4, P. spirorbis ; fig. 5, P. corneus ; fig. 6, P. contorius ; fig. 7, P. carinatus ; fig. 8, P. planorbis lemnarum Astre ; fig. 9, P. planorbis.

Ouverture. Etroite, anguleuse à l’insertion de la carène, bord supérieur avancé.

Ornementation. Stries d’accroissement arquée» vers l’avant.

Microsculpture. Aiguilles brillantes, couchées en treillissage. Les croisements se font suivant des angles variables.

Tour embryonnaire. Asymétrique, il présente un très léger ren- flement central. La partie supérieure avant le premier étrangle-

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ment est sensiblement moins importante que celle suivant le second. Les étranglements ne sont que légèrement indiqués.

La forme du tour embryonnaire justifie le rétablissement de l’espèce P. fontanus Dupuy mise en synonymie par L. Germain.

Provenance. Quaternaire de Bourdon (Somme).

P. umbilicatus Müller.

Coquille. Plate et subconcave en dessus, plane en dessous ; spire de 5 tours à croissance lente. Le dernier tour montre une largeur à peu près égale à la moitié du rayon total ; convexe en dessous, davantage en dessus, il porte une carène saillante visible des deux

Coquille : Fig. 1, P. nauiileus ; fig. 2, fragment de test externe de P. albus.

faces ; il se termine souvent dans un plan supérieur au plan d’ensemble de la spire.

Sutures. Marquées. m

Ouverture. Etroite, ovalaire, oblique, anguleuse au point où abou- tit la carène, deux fois anguleuse à la base. Le bord supérieur du péristome est avancé.

Ornementation. Les stries d’accroissement sont nettes, fines, serrées, doucement arquées vers l’avant.

La sculpture interne présente une sorte de filet à mailles rap- prochées et ovalaires.

Tour embryonnaire. Différent de ce que l’on pouvait attendre d’une espèce appartenant au sous-genre Planorbis s. str. La saillie centrale est réduite à un petit bourrelet La partie supérieure pré- cédant le premier étranglement est banale, tandis que celle sui- vant la deuxième gorge est énorme et pansue. L’ensemble est légèrement asymétrique.

92

Remarque. Le tour embryonnaire très éloigné par sa forme de celui des P. planorbis L. tend à montrer que P. umbilicatus n’est pas à sa place dans ce sous-genre. Il semble devoir se. placer dans le sous-genre Hippeutis (Agassiz) de Charpentier.

Provenance. Quaternaire de Joinville (Seine).

f ■ -

P. complanatus Linné.

Coquille. Discoïde, très déprimée, un peu convexe en dessus, plane en dessous. Spire de 4 tours à croissance rapide: Le dernier tour très embrassant porte une carène bien saillante.

Sutures. Peu marquées.

Ouverture. Transverse, ovalaire, pointue, au sommet, deux fois anguleuse à la base. Bord supérieur avancé.

! Ornementation. Stries d’accroissement très fines, peu nettes et inégales.

Microsculpture. Rangées de festons argentés plus ou moins paral- lèles.

Tour embryonnaire. Ne montre qu’une seule gorge précédant un renflement pansu.

Provenance. Quaternaire de Menchecourt (Somme).

(à suivre).

Laboratoire de Géologie du Muséum.

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Le Gérant : Marc André.

/

ABBEVILLE. IMPRIMERIE F. PAILLART (c. O. L. 31.0832). 25-5-1945

ÉDITIONS

i

DU

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

36, RUE GEOFFROY-SAINT-HILAIRE, PARIS Ve

Archives du Muséum national d’ Histoire naturelle (commencées en 1802 comme Annales du Muséum national d’Histoire naturelle). (Un vol. par an, 300 fr.).

Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (commencé en 1895).

'{Un vol. par an, abonnement annuel France, 100 fr., Etranger, 120 fr.).

Mémoires dû Muséum national d’Histoire naturelle, nouvelle série com- mencée en 1936. (Sans périodicité fixe ; un vol. 230 fr.).

Publications du Muséum national d’Histoire naturelle. (Sans périodicité fixe ; paraît depuis 1933).

Index Seminum Ilorti parisiensis. (Laboratoire de Culture; paraît depuis 1822 ; échange).

Notulæ Systemalicæ. (Directeur M. H. Humbe*t, Laboratoire de Phanéro- gamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume, France, 90 fr. ; Etranger, 150 fr.J.

Revue française d’ Entomologie. (Directeur M. le Dr R. Jeannel, Laboratoire (l’Entomologie ; paraît depuis 1934 ; abonnement annuel France, 90 fr.. Etranger, 150 fr.). ,

Bulleîin du Laboratoire maritime du Muséum national d’Histoire naturelle à Binard. (Directeur M. E. Fischer- Piette, Laboratoire maritime de Dinard ; suite du même Bulletin à Saint-Servan ; paraît depuis 1928 ; prix variable par fascicule).

Bulletin du Musée de l’Homme. (Place du Trocadéro ; paraît depuis 1931 ; prix du numéro : 5 fr. ; adressé gratuitement aux Membres de la Société des Amis du Musée de l’Homme ^Cotisation annuelle, 30 fr.).

Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale. (Laboratoire de

' Chimie ; Section de Physique végétale ; paraît depuis 1927 ; échange).

Travaux du Laboratoire d’ Entomologie. (Laboratoire d’Entomologie ; paraît depuis 1934; échange).

Revue de Botanique appliquée et d’ Agriculture coloniale. Directeur : M. A. Chevalier, Laboratoire d’Agronomie coloniale; paraît depuis 1921.

Revue Algologique. (Directeur M. Rv Lami, Laboratoire de Crypto- gamie ; paraît depuis 1924; abonnement France, 150 fr., Étranger, 200 fr.).

Revue ifryologique et Lichénologique. (Directeur M, N., Laboratoire de Cryptogamie ; paraît depuis 1874 ; abonnement France, 60 fr., Étranger, 80 fr.).

Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie exotique ). (Directeurs MM. R. Heim, J. Duché et G. Malençon, Laboratoire de Cryptogamie ; paraît depui|.1928 ; abonnement France, 60 fr., Étranger, 80 et 100 fr.).

Mammalia, Morphologie, Biologie, Systématique des Mammifères, (Directeur M. Ed. Bourdelle ; paraît depuis 1936 ; 50 fr. ; Étranger, 55.fr.).

SOMMAIRE

Actes administratifs

Liste des Correspondants et Attachés nommés en 1944. . . . Travaux faits dans les Laboratoires pendant l’année 1944

Communications :

P. Rode. Catalogue des types de Mammifères du Muséum national d’Histoire

naturelle. Ordre des Rongeurs (suite). I. Sciuromorphcs (suite) . . -24

E. G. Dehaut. Sur la signification du triple faciès géographique dont les Dico-

tyles, Cuyier sont empreints 32

J. Carayon. Parasitisme du Pagure Clibdnarius miéanthropus (Risso) par le

Rhizocéphalo Seplosaccus Cuenoli Duboscq 37

E. Fischer-Piette. Récolte malacologique du Professeur Humbert dans le

Nord de Madagascar 41

G. Cherbonnier. Les Mollusques de France de la collection Locard. Mollusques

terrestres (6e note). Famille Hclicidae (suite) 47

A. Tixier-Durivault. Les Aleyonaires du Muséum : I. Famille des Alcyo-

niidae. — 2. Genre Sinularia '55

A. Guillaumin et E. Manguin. Floraisons observées dans les serres du Muséum

pendant l’année 1944 '*'64

R. Benoist. Contribution à la connaissance de la Flore de la Guyane fran- çaise : 65

P. Frémy. Etude d’une petite collection d’Algucs d’eau douce de la Guinée ,

française y. * 70

R. Soyer. Sur le contact du Stampien et du Chattien à Andiliy (S.^et-O.) .... 77

R. Hoffstetter. Sur les Scincidae fossiles. II — Formes subfossiles de File

Maurice : 80

L.-J. Lhoste. Révision de quelqyes Planorbes fossiles ((i’après les caractères

de la microsculpture interne du test et du tour embryonnaire 87

Pages

5

6

10

BULLETIN

v DD

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

2e Série. — Tome XVII

i

RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM

N° 2. — Février 1945

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 57, RUE CUVIER PARIS-V'

RÉGLEMENT

Ls Bulletin du Muséum est réservé à la publication des travaux faits dans les Laboratoires ou à l’aide des Collections du Muséum national d’Histoire naturelle.

Le nombre des fascicules sera de 6 par an.

Chaque auteur ne pourra fournir plus d’une 1 fl feuille (8 pages d’im- pression) par fascicule et plus de 2 feuilles (32 pages) pour l’année. Les auteurs sont par conséquent priés dans leur intérêt de fournir des manus- crits aussi courts que possible et de grouper les illustrations de manière à occuper la place minima.

Les clichés des figures accompagnant les communications sont à la charge des auteurs ; ils doivent être remis en même temps que le manuscrit, avant la séance ; faute de quoi la publication sera renvoyée au Bulletin suivant.

Les frais de corrections supplémentaires entraînés par les remanie- ments ou par l’état des manuscrits seront à la charge des auteurs.

Il ne sera envoyé qu’une seule épreuve aux auteurs, qui sont priés de la retourner dans les quatre jours. Passé ce délai, l’article sera ajourné à un numéro ultérieur.

Les auteurs reçoivent gratuitement 25 tirés à part de leurs articles. Us sont priés d’inscrire sur leur manuscrit le nombre des tirés à part supplé- mentaires qu’ils pourraient désirer (à leurs frais).

Les auteurs désirant faire des communications éont priés d’en adresser directement la liste au Directeur huit jours pleins avant la date de la séance.

\ .

TIRAGES A PART

Les auteurs ont droit à 25 tirés à part de leurs travaux. Ils peuvent en outre s’en procurer à leurs frais un plus grand nombre, aux conditions suivantes :

(Nouveaux prix pour les tirages à part et à partir du Fascicule n° 4 de 1941 )

25 ex. • 50 ex. 100 ex.

4 pages 57 fr. 50 74 fr. 50 109 fr.

8 pages 6.5 fr. 75 89 fr. 75 133 fr. 50

16 pages 79 fr. 112 fr.* 175 fr.

Ces prix s’entendent pour des extraits tirés en même temps que le numéro, brochés avec agrafes et couverture non imprimée.

Supplément pour couverture spéciale : 25 ex ...... « 18 francs.

par 25 ex. en sus ; 12 francs.

Les auteurs qui voudraient avoir de véritables tirages à part brochés au fil, ce qui nécessite une remise sous presse, supporteront les frais de ce travail supplémentaire et sont priés d’indiquer leur désir sur les épreuyes.

Les demandes doivent toujours être faites avant le tirage du numéro correspondant.

PRIX DE l’abonnement ANNUEL

France : 100 fr. ; Etranger : 120 fr.

(Mandat au nom de l'Agent comptable du Muséum)

Compte chèques postaux : 124-03 Paris.

BULLETIN

DU

MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

ANNÉE 1945, — N° 2

347e RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM

22 FÉVRIER 1945

PRÉSIDENCE DE M. Ed. BOURDELLE

ASSESSEUR DU DIRECTEUR

ACTES ADMINISTRATIFS

Par arrêté en date du 26 janvier 1945, du Ministère de l’Agriculture M. le Professeur L. Bertin est nommé membre du Comité Scientifique de la Station centrale d’Hydrobiologie appliquée, en remplacement de M. J. Pellegrin, décédé.

M. R. Tixier est titularisé dans ses fonctions d’Assistant à la Chaire de Chimie appliquée aux corps organisés (Arrêté ministériel du 30 dé- cembre 1944).

M. Arènes (chaire de Phanérogamie) et Mlle J. Signeux (chaire de Paléontologie) sont nommés Assistants à titre provisoire.

M. Doyon, architecte, esH nommé Architecte en chef du Muséum en remplacement de M. Berger, admis à la retraite (Arrêté ministériel du '13 janvier 1 945).

M. Vivien est nommé Architecte ordinaire au Muséum en remplace- ment de M. Doyon, nommé Architecte en chef (Arrêté ministériel du 13 janvier 1945).

Par Arrêté ministériel du 9 février 1945, la nomination de M. Ch. Bour- sin (révoqué de ses fonctions d’Assistant) a été annulée.

M- le Président a le regret d’annoncer deux décès

André Seyrig, Correspondant du Muséum, mort assassiné à Tana- Bülletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 2, 1945.

7

— 94 —

narive et le Dr Jules Richard, l’un de nos plus éminents Associés, décédé le 24 janvier 1945. Le Dr Jules Richard, Directeur du Musée Océano- graphique de Monaco, élève d’A. Milne-Edwards et d’Edmond Per- rier, dans les laboratoires desquels il avait préparé sa thèse et poursuivi ses recherches sur les Entomostracés d’eau douce, était resté fidèlement attaché au Muséum qui lui doit d’avoir pu enrichir ses collections de nombreux .doubles provenant des matériaux recueillis par le Prince Albert Ier au cours de ses nombreuses croisières.

— 95 —

COMMUNICATIONS

Catalogue des Types de Mammifères du Muséum National D’Histoire Naturelle

t . ^ '•>' -

ORDRE DES RONGEURS (suite) \

I. — SCIUROMORPHES (suite).

Par P. Rode,

Assistant au Muséum (Laboratoire de Zoologie des Mammifères)

341. — * Mus confucianus A. M. Edwards. — Holotype. — Le Rat de Confucius.

Rattus confucianus A. M. Edwards. Provenance : Setchuan, par M. l’Abbé David. — N° 1870-21 (1081). N° 2 du catalogue du voyageur.

Spécimen naturalisé en bon état. Tête osseuse dans la peau.

341 a. ■ — M. confucianus. — Para type.

Même provenance. — N° 1870-20 (1082).

Spécimen naturalisé, en bon .état. Tête osseuse retirée et conservée.

342. — Mus humiliatus A. M. Edwards. — Holotype. • — Le Rat . de Chine.

Rattus humiliatus (A. M. Edwards).

Provenance : Pékin. — N° 1867-257 (1029).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

342 a et i. — M. humiliatus. — 2 Paratypes 2.

Provenance : Province de Pékin. — Nos 1867-255 et 256 (1030 et 1028).

341. — A.-M. Edwards, — iVlle Arch. Mus., 1871, t. VII, p. 93. • — Rech.

Mamrnif., 1874, p. 286.

342. — A.-M. Edwards. — Rech. Mammif., 1874, p. 137.

1. Voir Bulletin du Muséum, 2e sér., t. XV, n°* 5 et 6, 1943 ; t. XVII, n° 1.

2. Ces deux spécimens correspondent à la description de Milne-Edwards. Leur date d’entrée dans les collections (1870) et leur origine sont également d’accord avec

Bulletin du Muséum, 2e série, t. XVII, n° 2, 1945.

— 96

Spécimens naturalisés en bon état. Têtes osseuses retirées et conservées.

343. — • Mus plumbeus A. M. Edwards. — Holotype. — ' Le Rat couleur de plomb.

Rattus plumbeus (A. M. Edwards).

Provenance : Mongolie. Partie occidentale du Tchély, par M. l'Abbé David. — N° 1867-253 (1126).

Spécimen naturalisé,, en bon état. Tête osseuse dans la peau.

344. ■ — Mus Bocourti A. M. Edwards. — Holotype. — Le Rat de Bocourt.

Rattus bocourti A. M. Edwards).

Provenance : Azuthia (Siam) par M. Bocourt en 1862. — N° 1862- 1247 (1050).

Spécimen naturalisé, état médiocre. Tête osseuse retirée et conservée.

345 et 345 a. — Mus Germani A. M. Edwards. — Holotype. — Le Rat de Germain.

Rattus germaini (A. M. Edwards).

Provenance : Poulo-Condore, par M. Rodolphe Germain en 1868. — N° 1868-1093 (984).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse dans la peau.

Deux autres spécimens sont inscrits comme type, l’un de Poulo Condore (1868-1094) mais qui appartient à une autre espèce (peut-être M. Jerdoni ) et l’autre de Saïgon (1868-430), dont les dimensions correspondent assez exactement à celles données par Milne-Edwards dans sa description ; tandis que l’exemplaire de Poulo Condore (Holotype) est un peu plus petit que l’exemplaire décrit. Il y a eu certainement confusion entre les 2 spécimens. On peut alors considérer le spécimen de 1865 comme un Paratopotype. (La tête osseuse est retirée et conservée).

346. — Mus Edwardsi P. Thomas. • — Holotype. — Le Rat de Milne-Edwards.

Rattus edwardsi O. Thomas.

343. — A.-M. Edwahds. — Rech. Mammif., 1874, p. 138, pl. XLIII, fig. 2.

344. — A.-M. Edwards. — Rech. Mammif., 1874, p. 291 (en note).

345 — A.-M. Edwards. — - Rech. Mammif., 1874, p. 289.

- 346. — O. Thomas. — Proc. Zool. Soc., London, 1882, p. 587.

le texte de Milne-Edwards. Tous les autres spécimens inscrits comme types, au nombre

de 8, sont de taille beaucoup plus forte, d’origine différente et sont entrés dans les

collections trois ans plus tard.

Provenance : Fokien occidental, par M l’Abbé A, David. — N° 1874-607 (882) (spécimen a décrit par O. Thomas).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et disparue.

346 a, b, c. — • M. Edwardsi. — 3 Paratypes.

Même provenance. — N° 1874-608 (884) (spécimen c de O. Tho- mas) — 1874-606 et 610 (883 et 885).

Spécimens naturalisés, en assez bon état. Têtes osseuses retirées, des Nos 883 et 885, et conservées.

347. — Mus auratus G. Grandidiér. — Holotype. — ■ Le Rat doré de Madagascar.

Rattus auratus (G. Grandidiér).

Provenance : Morondava, côte ouest de Madagascar. — N° 1900- 574 (1014 A).

Spécimen naturalisé, en très bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

347 a et b. ■ — M. auratus. — 2 Paratypes.

Même provenance (G. Grandidiér, 1898). — N° 1912-142.

Spécimens en alcool.

i

Genre : APODEMUS Kaup, 1829.

348. • — Mus Chevrieri A. M. Edwards. — Ç Holotype. — Le Rat de Chevrier.

Apodemus Chevrîferi (A. M. Edwards).

Provenance : Moupin, par M. l'Abbé David. — N° 1870-605 (1051).

Spécimen naturalisé, en assez bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

Genre : MICROMYS Dehne, 1841.

349. — Mus pygmaeus A. M. Edwards. — Holotype. — La souris naine du Setchuan.

Micromys pygmaeus (A. M. Edwards).

Provenance : Setchuan, par M. l’Abbé David. ■ — N° 1870-32 (1203).

Spécimen naturalisé, en assez bon état. Tête osseuse retirée et conservée.^

347. — G. Grandidiér. — Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., Paris, 1989, 5, p. 277.

348. — A.-M. Edwards. — Rech. Mammif., 1874, p. 288, pl. XL, fig. 2.

349. — A.-M. Edwards. — Rech. Mammif., 1874, p. 291.

— 98

Genre : ARVICANTHIS Lesson, 1842.

350. — • Arvicola niloticus Desmarest. - — Holotype. - — - Le Rat du Nil.

Arvicanthis niloticus (Desmarest).

Provenance : d'Egypte, par M, Geoffroy Saint-Hilaire ( Lemnus niloticus Geoffroy). Le Campagnol du Nil. — N° 1110.

Spécimen naturalisé. Etat médiocre. Tête osseuse retirée et disparue.

Genre : MALACOMYS A. M. Edwards, 1877.

351. — Malacomys longipes A. Milne-Edwards. — Holotype et Génotype. — • Le Malacomys aux longs pieds.

Malacomys longipes A. Milne-Edwards.

Provenance : Gabon. Du voyage de M. le Marquis de Compiègne et de M. Marche. Acquis à M. Bouvier. — N° 1873-58 (936).

Spécimen naturalisé, en assez bon état. Tête osseuse retirée et disparue.

Genre : STOCHOMYS Thomas, 1926.

352. — Mus hypoleucus Pucheran. — Holotype. • — Le rat au ventre blanc.

Stochomys' longicaudatus (Tullberg).

Provenance : du Gabon, par M. Aubry-Lecomte. — N° 1854- 1288 (1089).

Spécimen naturalisé, en assez bon état. Tête osseuse retirée et disparue.

Genre : OENOMYS Thomas, 1904.

353. • — Mus hypoxanthus Pucheran. - — Holotype. — Le rat au ventre jaune.

Oenomys hypoxanthus (Pucheran).

Provenance : Gabon, par M. Aubry-Lecomte. - — • N° 1854-1288 (1085). .

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse dans la peau.

350. — Desmarest. — Mammalogie, 1822, t. II, p. 281.

351. — A.-M. Edwards. — Bull. Soc. Philom., Paris, 1877, 12, p. 10.

352. — Pucheran. - — - Rev. et Mag. Zoologie, 1855, p. 206.

353. — Pucheran. — Rev. Mag. Zool., 1855, p. 206.

99 —

y Genre : ACOMYS Is. Geoffroy, 1840.

354. — • Mus cahirinus Desmarest. — • Génotype et Holotype. — Le rat épineux du Caire.

Acomys cahirinus (Desm.).

Provenance : Le Caire, Egypte, par M. Geoffroy Saint- Hilaire. '• — No 1224.

Spécimen naturalisé,^ en assez mauvais état. Tête osseuse retirée et disparue.

354 a. — Mus cahirinus. — Paratype.

Même provenance. — • N° 1225.

Spécimen naturalisé, en mauvais état. Tête osseuse dans la peau.

Genre : PELOMYS Peters, 1852.

355. — Golunda Campanae Huet. • — $ Holotype. — Le Golunda du Père Campana.

Pelomys campanae (Huet).

Provenance : Landana, côte occidentale d’Afrique (Angola). — N° 1888-1 (1113).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

355 a. — Golunda Campanae. — $ Allotype.

Même provenance. ■ — N° 1888-2 (1112).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

356. — Golunda Dybowskii de Pousargues. — £ Holotype. - — • Le Golunda de Dybowski.

Pelomys dybowskii (de Pousargues).

Provenance : Mission J. Dybowski, Congo (Bords de la Kémo, affluent de la rive droite de l’Oubangui). — - N° 1892-1054 (1112 A).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

356 a. — G. Dybowskii. Paratype.

Tête osseuse seule. Nos 1892-1591.

354. • — Desmarest. — ■ Noua. Dicl. Hist. Nat., 1819, p. 70.

355. — J. Huet. — Le Naturaliste, 1888, 10, p. 143-144.

356. — E. de Pousargues. — Bull. Soc. Zool. de France, 1893, t. XVIII, p. 163.

100

Genre : UROMYS Peters, 1867.

357. • — Mus barbatus. — A. M. Edwards. — •• Holotype. — Le Rat à grandes moustaches.

Uromys barbatus (A. M. Edwards). ^Provenance : Nouvelle Guinée britannique. Partie haute du. bassin de la rivière Aroa. - — N° 1900-398 (1066-13).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

358. — • Pogonomys macrourus A. M. Edwards. — ■ Holotype et Génotype.' - — • Le Pogonomys à grosse queue.

Uromys macrourus (A. M. Edwards).

Provenance : Monts Arfaks. — Nouvelle Guinée. — M. Laglaize. — N° 1877-1473 (1104).

Spécimen naturalisé, état médiocre. Tête osseuse retirée et i. conservée.

Genre : CONILURUS Ogilby, 1838.

359. — Hapalotis longicaudatus Gould. — Holotype (ou Para- type ?) — L’ Hapalotis à longue queue.

Conilurus longicaudatus (Gould).

Provenance : Australie. Acquis par échange à M. Verreaux. — No 1217.

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse dans la peau.

Genre : HYOMYS Thomas, 1903.

360. ■ — Mus goliath A. M. Edwards. • — $ Holotype. — Le Rat

goliath.

' Hyomys mecki Thos.

Provenance : Nouvelle Guinée britannique. Partie haute de la rivière Aroa. Acquis à M. Mantou. — N° 1900-397 (1066 A).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

357. — A.-M. Edwards. — Bull. Mus., Paris, -1900, p. 165.

358. — A.-M. Edwards. — C. R. Acad. Sc., 1877, LXXXV, p. 1081.

359. — Gould. — Mammij. Australie, 1863, III, pl. 8.

360 — A.-M. Edwards. • — Bull. Mus, Paris, 1900, p. 165.

101

Sous-famille des Microtinés.

Genre : MICROTUS Shrank, 1798.

361. — Arvicola leucurus Gerbe. — $ Holotype ? — Le Campa- gnol à queue blanche.

Microtus lebrunii leucurus Gerbe.

Provenance : de Provence, département des Basses-Alpes. Donné par M. Gerbe en 1852. — N° 1852-153 (1467).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse dans la peau.

362. — Arvicola mandarinus A. M. Edwards. — Holotype. — Le Campagnol mandarin.

Microtus mandarinus A. M. Edwards.

Provenance : Mongolie, par M. l'Abbé David. « Arvicole des sables, tué en avril, très rare ». — N° 1867-146 (1497).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et disparue.

363. — - Arvicola melanogaster A. M. Edwards. — Holotype. • — Le Campagnol au ventre noir.

Microtus melanogaster A. M. Edwards.

Provenance : Sé-Tchouan, par M. l’Abbé David. — N° 1870-25 (1500). ,

Spécimen naturalisé,. en bon état. Tête osseuse retirée et conservée. •

363 a. — A. melanogaster. — Paratype.

Même provenance. — N° 1870-24 (1499).

Spécimen naturalisé. Tête osseuse retirée et disparue.

364. • — Arvicola Montebelli A. M. Edwards. — Holotype. — Le Campagnol de M. de Montebello

Microtus montebelloi (A. M. Edwards).

Provenance : Fusi-Yama (Japon). — N° 1871-571 (1505).

Spécimen naturalisé, en bon état. Tête osseuse retirée et conservée.

361. — Gerbe. — Rev. Zool., 1852, IV, p. 260.

362. — A.-M. Edwards. — Rech. Mammif., 1874, p. 129, pl. XII et XIII.

363. — A.-M. Edwards. — Nlle Arch. Muséum, 1871, t. VII, p. 93 et Rech.